Éducation nationale françaiseFrançais5ème10 min de lecture

La phrase simple et la phrase complexe

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Lecture

6 chapitres

Un parcours éditorialisé et navigable.

Pratique

12 questions

Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.

Objectif

5ème

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Chapitre 1

Qu'est-ce qu'une phrase ?

Définition et caractéristiques de la phrase

Une phrase est une suite de mots qui a un sens complet. C'est une unité de communication.

Voici ses caractéristiques principales :

  • Elle commence toujours par une majuscule.
  • Elle se termine par un point (ou un point d'interrogation, d'exclamation, ou des points de suspension).
  • Elle est organisée autour d'un verbe conjugué.
  • L'ordre des mots est souvent : sujet - verbe - complément. Exemple : Le chien mange sa croquette.

Une phrase exprime une idée complète.

Identifier le verbe conjugué

Le verbe conjugué est le cœur de la phrase. C'est lui qui indique l'action ou l'état du sujet, et qui varie en fonction du temps, du mode, de la personne et du nombre.

  • Verbes d'action : ce que le sujet fait (chanter, courir, manger).
  • Verbes d'état : ce que le sujet est (être, sembler, paraître, devenir, rester).

Pour le trouver, tu peux :

  • L'encadrer par "ne... pas" : Le chat ne dort pas.
  • Changer le temps de la phrase : Le chat dort (présent) -> Le chat dormira (futur).

Les types de phrases

Il existe quatre types de phrases, définis par l'intention de celui qui parle ou écrit et par leur ponctuation finale :

  • La phrase déclarative : Elle donne une information, raconte un fait.
    • Exemple : J'aime le chocolat.
    • Ponctuation : point (.).
  • La phrase interrogative : Elle pose une question.
    • Exemple : Aimes-tu le chocolat ?
    • Ponctuation : point d'interrogation (?).
  • La phrase impérative : Elle exprime un ordre, un conseil, une interdiction. Le verbe est souvent à l'impératif.
    • Exemple : Mange ton chocolat !
    • Ponctuation : point (.) ou point d'exclamation (!).
  • La phrase exclamative : Elle exprime un sentiment fort (joie, colère, surprise...).
    • Exemple : Quel délicieux chocolat !
    • Ponctuation : point d'exclamation (!).

Chapitre 2

La phrase simple : un seul verbe, une seule idée

Structure de la phrase simple

Une phrase simple est construite autour d'un seul verbe conjugué. Elle exprime généralement une seule idée principale.

  • Exemple : Le chat dort profondément. (Un seul verbe : "dort")
  • Exemple : Mon ami est arrivé hier. (Un seul verbe : "est arrivé")

Une phrase simple contient un seul prédicat, c'est-à-dire un seul groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué.

Identifier le sujet et le verbe

  • Le sujet est celui qui fait l'action ou sur qui porte l'état exprimé par le verbe. C'est souvent un groupe nominal (GN) ou un pronom.
    • Pour le trouver, on pose la question "Qui est-ce qui... ?" ou "Qu'est-ce qui... ?" devant le verbe.
      • Exemple : Le petit oiseau chante. -> Qui est-ce qui chante ? Le petit oiseau.
  • Le verbe s'accorde toujours avec son sujet en personne et en nombre. C'est l'accord sujet-verbe.
    • Exemple : Les oiseaux chantent. (Pluriel) / L'oiseau chante. (Singulier)

Les compléments essentiels (COD, COI, attribut)

Ce sont des éléments qui sont indispensables au sens du verbe. On ne peut généralement pas les supprimer ni les déplacer.

  • Le Complément d'Objet Direct (COD) : Il complète directement le verbe. On pose la question "qui ?" ou "quoi ?" après le verbe.
    • Exemple : Je mange une pomme. (Je mange quoi ?)
  • Le Complément d'Objet Indirect (COI) : Il complète le verbe indirectement, souvent introduit par une préposition (à, de, pour...). On pose "à qui ? à quoi ? de qui ? de quoi ?" après le verbe.
    • Exemple : Je parle à mon ami. (Je parle à qui ?)
  • L'Attribut du Sujet : Il ne complète pas le verbe directement, mais donne une caractéristique au sujet, via un verbe d'état (être, paraître, sembler, devenir...).
    • Exemple : Il est gentil. (Il est quoi ? -> gentil qualifie "il")

Les compléments circonstanciels (CC)

Les compléments circonstanciels apportent des précisions sur les circonstances de l'action (lieu, temps, manière, cause, but...).

  • Contrairement aux compléments essentiels, ils sont souvent déplaçables et supprimables sans que la phrase perde son sens grammatical.
    • Exemple : Demain, il ira à l'école en bus. (CC de temps, CC de moyen)
      • Il ira à l'école. (La phrase reste correcte sans les CC)
      • En bus, il ira à l'école demain. (Déplacement possible)

Chapitre 3

La phrase complexe : plusieurs verbes, plusieurs propositions

Définition de la phrase complexe

Une phrase complexe est une phrase qui contient plusieurs verbes conjugués. Chaque verbe conjugué introduit une idée, et chaque idée forme une proposition.

  • Exemple : J'aime les livres et je lis beaucoup. (Deux verbes : "aime" et "lis")
  • Exemple : Quand il pleut, je reste à la maison pour regarder un film. (Trois verbes : "pleut", "reste", "regarder" – attention, "regarder" est un infinitif, donc un seul verbe conjugué pour cette phrase complexe, "reste")
    • Correction de l'exemple : Quand il pleut, je reste à la maison et je regarde un film. (Deux verbes : "pleut", "reste", "regarde")

Une phrase complexe exprime plusieurs idées liées entre elles.

Qu'est-ce qu'une proposition ?

Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. C'est l'unité de base de la phrase complexe. Chaque proposition exprime une partie de l'idée générale de la phrase.

  • Exemple : [Je mange] [et je bois]. (Deux propositions)
  • Exemple : [Il a dit] [qu'il viendrait]. (Deux propositions)

Une proposition peut avoir une certaine autonomie syntaxique ou dépendre d'une autre.

Compter les propositions

Pour compter les propositions dans une phrase complexe, il suffit de compter le nombre de verbes conjugués.

  • Exemple : La pluie tombait (1), le vent soufflait (2) et les arbres pliaient (3).
    • Il y a 3 verbes conjugués ("tombait", "soufflait", "pliaient"), donc 3 propositions.

==Un verbe conjugué = une proposition. Les verbes à l'infinitif, au participe ou au gérondif ne comptent PAS pour une nouvelle proposition.==

Chapitre 4

Les liaisons entre les propositions

La juxtaposition

Les propositions juxtaposées sont placées côte à côte, séparées par un signe de ponctuation faible :

  • une virgule (,)
  • un point-virgule (;)
  • deux points (:)

Il n'y a pas de mot de liaison entre elles. La relation de sens (cause, conséquence, opposition...) est implicite.

  • Exemple : Il est tard, je dois partir. (Il est tard, donc je dois partir.)
  • Exemple : La porte claqua ; le chien aboya.

La coordination

Les propositions coordonnées sont liées par une conjonction de coordination ou un adverbe de liaison. Les conjonctions de coordination sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car (M.O.E.D.O.N.C.).

  • Chaque proposition reste indépendante au niveau grammatical.

  • La conjonction ou l'adverbe explicite la relation de sens.

  • Exemple : Il pleut et le vent souffle fort. (Addition)

  • Exemple : Je voudrais sortir, mais je suis fatigué. (Opposition)

La subordination

Les propositions subordonnées sont liées à une proposition principale par un mot subordonnant (conjonction de subordination, pronom relatif, mot interrogatif).

  • La proposition subordonnée dépend grammaticalement de la principale : elle ne peut pas exister seule et a une fonction par rapport à la principale.

  • La proposition principale est celle qui peut exister seule.

  • Exemple : Je pense que tu viendras. ("que tu viendras" est subordonnée à "Je pense")

  • Exemple : Le livre que tu m'as prêté est passionnant. ("que tu m'as prêté" est subordonnée à "Le livre est passionnant")

Chapitre 5

Identifier les propositions subordonnées

La proposition subordonnée conjonctive

Elle est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, lorsque, comme, si, puisque, bien que, afin que...). Elle complète le verbe de la proposition principale et a souvent la fonction de :

  • Complément d'objet direct (COD) du verbe de la principale (souvent après un verbe de déclaration, d'opinion...).
    • Exemple : Je crois que tu as raison. (Je crois quoi ?)
  • Complément circonstanciel (temps, cause, but, conséquence...).
    • Exemple : Quand il fait beau, nous sortons. (CC de temps)

La proposition subordonnée relative

Elle est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles). Elle complète un nom ou un pronom appelé l'antécédent, situé dans la proposition principale. Elle a la fonction d'expansion du nom, comme un adjectif.

  • Exemple : J'ai lu le livre qui était sur la table. ("qui était sur la table" complète "livre")
  • Exemple : C'est la maison où j'ai grandi. ("où j'ai grandi" complète "maison")

Le pronom relatif remplace l'antécédent et a une fonction grammaticale dans la subordonnée relative.

Distinguer principale et subordonnée

  • La proposition principale est celle qui a un sens complet et peut fonctionner seule.

  • La proposition subordonnée dépend de la principale et est introduite par un mot subordonnant. Elle ne peut pas exister seule.

  • Exemple : [J'espère] [que tu viendras].

    • "J'espère" est la principale.
    • "que tu viendras" est la subordonnée (introduite par "que").

Chapitre 6

Passer de la phrase simple à la phrase complexe et inversement

Transformer une phrase simple en phrase complexe

Pour rendre une phrase plus riche ou plus précise, on peut ajouter une ou plusieurs propositions.

  • Ajouter un verbe conjugué :
    • Phrase simple : Le voyageur fatigué s'est arrêté.
    • Phrase complexe (juxtaposition) : Le voyageur était fatigué, il s'est arrêté.
    • Phrase complexe (subordination) : Le voyageur, qui était fatigué, s'est arrêté.
  • Utiliser la coordination : pour relier deux idées simples.
    • Phrase simple : Il pleut. Le vent souffle.
    • Phrase complexe : Il pleut et le vent souffle.

Transformer une phrase complexe en phrase simple

Pour simplifier, alléger ou éviter les répétitions, on peut réduire le nombre de verbes conjugués.

  • Remplacer une subordonnée par un groupe nominal, un adjectif ou un participe :
    • Phrase complexe : Le livre que j'ai lu est intéressant.
    • Phrase simple : Le livre lu est intéressant. (Participe passé)
    • Phrase complexe : Il a fait un discours qui était émouvant.
    • Phrase simple : Il a fait un discours émouvant. (Adjectif)
  • Fusionner des propositions :
    • Phrase complexe : Il est venu et il a apporté un gâteau.
    • Phrase simple : Il est venu avec un gâteau.

L'impact sur le sens et le style

  • Phrase simple : souvent plus directe, plus percutante. Utile pour la clarté et la concision.
  • Phrase complexe : permet d'exprimer des idées plus nuancées, des relations logiques (cause, conséquence, opposition). Elle apporte de la précision et de la fluidité à l'expression.

Le choix entre phrase simple et complexe dépend de l'effet que l'on veut produire et du message que l'on veut transmettre.

Après la lecture

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