Les propositions subordonnées
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5 chapitres
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Pratique
12 questions
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Objectif
5ème
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Chapitre 1
Introduction aux propositions
Qu'est-ce qu'une proposition ?
En français, une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. C'est le cœur de la phrase !
On distingue trois types de propositions :
- La proposition indépendante : Elle se suffit à elle-même et a un sens complet. Exemple : Le chat dort.
- La proposition principale : Elle commande une ou plusieurs propositions subordonnées. Elle a un sens, mais il est complété par la subordonnée. Exemple : Je crois (que tu viendras).
- La proposition subordonnée : Elle dépend d'une autre proposition (la principale) et ne peut pas exister seule. Elle complète la principale. Exemple : (Je crois) que tu viendras.
Identifier le verbe conjugué
Le verbe conjugué est la clé pour identifier une proposition.
- Chaque verbe conjugué = une proposition.
- Pour repérer un verbe conjugué, cherche un verbe qui varie selon le temps, le mode, la personne et le nombre.
- Attention à ne pas confondre avec les verbes à l'infinitif (chanter, finir) ou au participe (chanté, fini) qui ne sont pas conjugués seuls et ne forment pas de proposition.
Exemple : Dans "Le chat mange une souris et il la digère", il y a deux verbes conjugués (mange, digère), donc deux propositions.
La phrase simple et la phrase complexe
La présence de propositions permet de distinguer deux types de phrases :
- La phrase simple : Elle contient une seule proposition (donc un seul verbe conjugué). Exemple : Le soleil brille. (un verbe conjugué : brille)
- La phrase complexe : Elle contient au moins deux propositions (donc au moins deux verbes conjugués). Exemple : Le soleil brille et les oiseaux chantent. (deux verbes conjugués : brille, chantent)
Pour compter les propositions, il suffit de compter les verbes conjugués. La ponctuation (virgule, point-virgule) peut séparer des propositions, mais ce n'est pas toujours le cas.
Chapitre 2
La subordination : lien et dépendance
Qu'est-ce que la subordination ?
La subordination est un lien grammatical qui unit une proposition dépendante (la subordonnée) à une autre proposition (la principale). La subordonnée complète ou précise la principale.
C'est différent de :
- La juxtaposition (propositions séparées par une virgule, un point-virgule ou deux points, mais indépendantes). Exemple : Il pleut, je reste chez moi.
- La coordination (propositions liées par une conjonction de coordination comme mais, ou, et, donc, or, ni, car, mais indépendantes). Exemple : Il pleut car je reste chez moi.
Le rôle de la proposition subordonnée est d'ajouter une information essentielle ou complémentaire à la principale.
Les mots introducteurs des subordonnées
Les propositions subordonnées sont toujours introduites par un mot spécifique :
- Les conjonctions de subordination : que, quand, lorsque, comme, puisque, parce que, afin que, bien que, si... Elles introduisent des subordonnées conjonctives.
- Les pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles... Ils introduisent des subordonnées relatives.
- Les mots interrogatifs (indirects) : si, où, quand, comment, pourquoi... (dans les interrogatives indirectes).
L'introducteur est un signal important pour identifier une subordonnée !
Différencier principale et subordonnée
Pour distinguer la principale de la subordonnée :
- La proposition principale est celle qui pourrait exister seule, même si son sens est parfois incomplet sans la subordonnée. Elle ne commence jamais par un mot introducteur de subordination.
- La proposition subordonnée commence toujours par un mot introducteur (conjonction, pronom relatif, etc.) et ne peut pas exister seule. Elle dépend grammaticalement de la principale.
Exemple : Je sais que tu réussiras.
- "Je sais" est la principale (elle peut exister seule).
- "que tu réussiras" est la subordonnée (elle commence par "que" et ne peut pas exister seule).
Chapitre 3
Les propositions subordonnées conjonctives
La proposition subordonnée conjonctive complétive
- Elle est introduite par la conjonction de subordination que (ou parfois à ce que, de ce que).
- Sa fonction est de compléter le verbe de la proposition principale. Elle est souvent complément d'objet direct (COD) ou complément d'objet indirect (COI) du verbe.
- Elle ne peut pas être supprimée sans changer le sens ou rendre la phrase agrammaticale.
Exemples :
- Je crois que tu as raison. ("que tu as raison" est COD du verbe "crois").
- Il faut qu'il vienne. ("qu'il vienne" est sujet réel du verbe impersonnel "il faut").
- Je suis sûr qu'il viendra. (COI de "sûr de").
La proposition subordonnée conjonctive circonstancielle
- Elle est introduite par une grande variété de conjonctions de subordination ou de locutions conjonctives.
- Elle exprime une circonstance :
- Temps : quand, lorsque, après que, avant que, dès que, tandis que... (Ex: Quand il pleut, je reste chez moi.)
- Cause : parce que, puisque, comme, sous prétexte que... (Ex: Je suis content parce que tu es là.)
- But : pour que, afin que, de peur que... (Ex: Il travaille pour qu'il réussisse.)
- Conséquence : si bien que, de sorte que, tellement que... (Ex: Il a tant mangé qu'il est malade.)
- Condition : si, à condition que, pourvu que... (Ex: Si tu viens, je serai heureux.)
- Concession/Opposition : bien que, quoique, même si... (Ex: Bien qu'il soit fatigué, il continue.)
- Elle peut souvent être déplacée ou supprimée sans rendre la phrase incorrecte, même si l'information est perdue.
Exemple : Puisqu'il fait beau, nous irons nous promener. (On peut dire "Nous irons nous promener.")
Identifier la fonction des conjonctives
Pour bien distinguer les complétives des circonstancielles :
- Questionner le verbe principal : La complétive répond souvent à la question "quoi ?" ou "de quoi ?".
- Tester la suppression/le déplacement :
- Si la proposition peut être supprimée ou déplacée, c'est une circonstancielle.
- Si elle ne peut pas être supprimée sans casser la phrase, c'est une complétive.
- Reconnaître les introducteurs : "Que" pour les complétives (sauf rares exceptions comme sujet ou attribut) ; une grande variété de conjonctions pour les circonstancielles.
Chapitre 4
Les propositions subordonnées relatives
Le rôle du pronom relatif
La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Les pronoms relatifs sont : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles.
- Le pronom relatif remplace un nom ou un pronom appelé antécédent, situé dans la proposition principale.
- Il sert à éviter la répétition de l'antécédent.
- Le pronom relatif a une fonction grammaticale (sujet, COD, COI, complément de nom...) à l'intérieur de la proposition subordonnée relative qu'il introduit.
Exemple : J'ai lu le livre que tu m'as prêté.
- "que" est le pronom relatif.
- Son antécédent est "le livre".
- Dans la subordonnée "que tu m'as prêté", "que" est COD de "as prêté" (tu as prêté quoi ? le livre).
La fonction de la subordonnée relative
La proposition subordonnée relative est toujours un complément de l'antécédent qu'elle suit. Elle apporte une précision sur ce nom ou ce pronom.
- Elle ne peut pas être supprimée sans modifier le sens de la phrase de manière significative, car elle apporte une information essentielle sur l'antécédent.
- Elle est souvent appelée "complément de l'antécédent" ou "complément du nom".
Exemple : La maison où j'ai grandi va être vendue.
- "où j'ai grandi" est la subordonnée relative.
- Elle complète "la maison" (antécédent).
- "où" est complément circonstanciel de lieu dans la subordonnée.
Accords dans la subordonnée relative
- Accord du verbe : Le verbe de la subordonnée relative s'accorde en personne et en nombre avec l'antécédent du pronom relatif. Exemple : C'est moi qui suis responsable. (qui remplace "moi", 1ère personne du singulier). Ce sont eux qui sont venus. (qui remplace "eux", 3ème personne du pluriel).
- Accord du participe passé : Si le pronom relatif est COD et placé avant le verbe, le participe passé s'accorde avec ce COD (qui est l'antécédent). Exemple : La lettre que j'ai écrite. ("que" est COD de "ai écrite", il remplace "la lettre", féminin singulier).
Chapitre 5
Récapitulation et exercices pratiques
Synthèse des différents types de subordonnées
| Type de subordonnée | Mots introducteurs clés | Fonction principale | Peut être supprimée/déplacée ? |
|---|---|---|---|
| Conjonctive complétive | que (parfois à ce que, de ce que) | COD, COI, Sujet du verbe principal | Non (essentielle) |
| Conjonctive circonstancielle | quand, parce que, afin que, si, bien que, comme... | Complément circonstanciel (temps, cause, but...) | Oui (souvent) |
| Relative | qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles | Complément de l'antécédent (nom ou pronom de la principale) | Non (essentielle) |
Exercices d'identification et d'analyse
Pour analyser une phrase complexe :
- Soulignez tous les verbes conjugués. Chaque verbe = une proposition.
- Repérez les mots introducteurs des subordonnées (que, qui, quand...).
- Séparez les propositions par des crochets.
- Identifiez la proposition principale. C'est celle qui ne commence pas par un introducteur et qui commande les autres.
- Nommez le type de chaque subordonnée (complétive, circonstancielle, relative).
- Précisez la fonction de la subordonnée (COD, COI, complément de l'antécédent, circonstance de...).
Exemple : [Je pense] [que tu viendras] [si tu as le temps].
- Verbes : pense, viendras, as
- Introducteurs : que, si
- Principale : "Je pense"
- Subordonnée 1 : "que tu viendras" -> Conjonctive complétive (COD de "pense")
- Subordonnée 2 : "si tu as le temps" -> Conjonctive circonstancielle de condition (de "viendras")
Production de phrases complexes
Entraînez-vous à construire des phrases en utilisant différents types de subordonnées pour enrichir votre expression :
- Avec une complétive : Je souhaite que la paix revienne.
- Avec une circonstancielle : Puisqu'il fait beau, nous irons nous promener.
- Avec une relative : J'ai rencontré l'ami qui m'a aidé.
La maîtrise des propositions subordonnées est cruciale pour construire des phrases plus complexes, précises et nuancées en français.
Après la lecture
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