Les propositions subordonnees
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5ème
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Chapitre 1
Introduction aux Propositions Subordonnées
Qu'est-ce qu'une proposition ?
En français, une proposition est le cœur d'une phrase. Pour qu'il y ait une proposition, il faut impérativement deux éléments :
- Un sujet : C'est de qui ou de quoi on parle.
- Un verbe conjugué : C'est l'action ou l'état exprimé par le sujet.
Une proposition exprime une idée, un fait, une action. Elle possède un sens complet ou partiel.
Exemple :
- Le chat dort. (Sujet : Le chat, Verbe : dort)
- Il mange. (Sujet : Il, Verbe : mange)
La phrase simple vs la phrase complexe
La distinction entre phrase simple et phrase complexe est fondamentale pour comprendre les propositions subordonnées.
-
Une phrase simple contient une seule proposition. Elle exprime une idée unique. Exemple : Le soleil brille.
-
Une phrase complexe contient plusieurs propositions. Ces propositions peuvent être reliées de différentes manières (juxtaposition, coordination ou subordination). Exemple : Le soleil brille et les oiseaux chantent. (Deux propositions coordonnées) Exemple : Je crois que tu as raison. (Deux propositions, l'une subordonnée à l'autre)
Identifier la proposition principale
Dans une phrase complexe, si une proposition en dépend d'une autre, il y a forcément une proposition principale. La proposition principale est celle qui a un sens complet par elle-même et qui ne dépend d'aucune autre proposition de la phrase. Elle est le « chef d'orchestre » de la phrase complexe. C'est elle qui "porte" la proposition subordonnée.
Exemple :
- Je pense que tu viendras demain.
- "Je pense" est la proposition principale. Elle a du sens seule.
- "que tu viendras demain" ne peut pas exister seule.
Le rôle de la proposition subordonnée
La proposition subordonnée est, comme son nom l'indique, "subordonnée" à une autre proposition. Cela signifie qu'elle dépend grammaticalement et sémantiquement de la proposition principale. Elle ne peut pas exister seule et son rôle est de compléter la principale, en ajoutant une information sur un temps, une cause, un but, une conséquence, etc.
Exemple :
- Il est parti parce qu'il était fatigué.
- "Il est parti" : proposition principale.
- "parce qu'il était fatigué" : proposition subordonnée (de cause). Elle complète la principale en expliquant pourquoi il est parti.
Chapitre 2
La Proposition Subordonnée Conjonctive (Complétive)
Introduction aux conjonctives
La proposition subordonnée conjonctive (souvent appelée complétive) est une subordonnée essentielle. Elle est introduite par la conjonction de subordination 'que' (ou parfois 'ce que', 'ce qui'). Son rôle est de compléter un verbe de la proposition principale, comme le ferait un complément d'objet direct (COD). Elle est souvent indispensable au sens de la phrase.
Exemple :
- Je souhaite que tu réussisses.
- "que tu réussisses" est la proposition conjonctive. Elle est le COD du verbe "souhaite".
Reconnaître une conjonctive
Pour reconnaître une conjonctive, voici quelques astuces :
- Elle est introduite par 'que'.
- Elle se place souvent après un verbe de déclaration, d'opinion, de sentiment, de volonté (penser, croire, dire, vouloir, aimer, etc.).
- Elle ne peut pas être supprimée sans altérer gravement le sens de la phrase principale.
- On peut souvent la remplacer par le pronom démonstratif neutre 'cela' ou 'ça'.
Exemple :
- Il pense que la situation va s'améliorer.
- Remplacement : Il pense cela. (La subordonnée est bien une complétive)
La conjonctive interrogative indirecte
Une forme particulière de conjonctive est la conjonctive interrogative indirecte. Elle rapporte une question sans la poser directement.
- Elle est introduite par 'si' (pour une interrogation totale, réponse par oui/non) ou par un mot interrogatif (qui, que, quand, où, comment...).
- Elle se place après un verbe d'interrogation ou d'incertitude (demander, savoir, se demander, ignorer...).
- Elle ne prend jamais de point d'interrogation à la fin.
Exemple :
- Je me demande s'il viendra. (Question directe : Viendra-t-il ?)
- Dis-moi où tu vas. (Question directe : Où vas-tu ?)
Chapitre 3
La Proposition Subordonnée Relative
Le rôle du pronom relatif
La proposition subordonnée relative est une proposition qui, comme son nom l'indique, est introduite par un pronom relatif. Ce pronom relatif a un rôle double :
- Il introduit la subordonnée relative.
- Il représente un nom ou un pronom (appelé antécédent) situé dans la proposition principale, et évite ainsi une répétition.
- Il a une fonction grammaticale (sujet, COD, COI, complément de nom...) à l'intérieur de la proposition relative elle-même.
Exemple :
- J'ai lu le livre que tu m'as prêté.
- "que" est le pronom relatif.
- Son antécédent est "le livre".
- Dans la relative "que tu m'as prêté", "que" est le COD du verbe "as prêté" (tu as prêté quoi ? le livre).
Les pronoms relatifs simples
Les pronoms relatifs simples sont : qui, que, quoi, dont, où. Le choix du pronom dépend de sa fonction dans la subordonnée relative et de la nature de son antécédent.
| Pronom Relatif | Fonction dans la subordonnée | Antécédent (généralement) | Exemples |
|---|---|---|---|
| Qui | Sujet | Personne ou chose | L'homme qui parle. / Le livre qui est sur la table. |
| Que | COD | Personne ou chose | La lettre que j'écris. / L'ami que j'ai rencontré. |
| Quoi | COD (après préposition) / Attribut (rare) | Antécédent indéfini (ce, rien...) | C'est à quoi je pense. / Il ne sait pas à quoi s'attendre. |
| Dont | Complément de nom, d'adjectif, de verbe (introduit par "de") | Personne ou chose | Le livre dont je parle. / L'homme dont la voiture est en panne. |
| Où | Complément de lieu ou de temps | Lieu ou temps | La ville où je vis. / Le jour où je suis né. |
Fonction de la relative
La proposition subordonnée relative a toujours la fonction de complément de l'antécédent. Elle apporte une précision, une information supplémentaire sur le nom ou le pronom qu'elle suit. Elle est un peu comme un adjectif qui qualifierait l'antécédent.
Exemple :
- J'ai acheté la maison que tu as vue hier.
- "que tu as vue hier" complète le nom "maison".
Contrairement à la complétive, la relative est parfois supprimable si elle n'apporte pas une information essentielle (on parle alors de relative explicative, délimitée par des virgules). Si elle est indispensable, elle est dite déterminative.
Accords dans la relative
L'accord du verbe dans la proposition subordonnée relative est un point crucial : Le verbe de la relative s'accorde toujours avec l'antécédent du pronom relatif. C'est le sens qui prime : le pronom relatif reprend l'antécédent, c'est donc l'antécédent qui est le véritable sujet (ou COD) du verbe de la relative.
Exemple :
- C'est moi qui suis responsable. (Le verbe "suis" s'accorde avec "moi", l'antécédent de "qui").
- Ce sont les enfants qui jouent. (Le verbe "jouent" s'accorde avec "les enfants", l'antécédent de "qui").
- Les fleurs que j'ai cueillies sont belles. (Le participe passé "cueillies" s'accorde avec "les fleurs", car "que" est COD et placé avant l'auxiliaire).
Chapitre 4
La Proposition Subordonnée Circonstancielle
Introduction aux circonstancielles
Les propositions subordonnées circonstancielles sont des propositions qui expriment une circonstance de l'action principale. Elles apportent des informations sur le temps, la cause, le but, la conséquence, la condition, la concession, la comparaison. Elles sont introduites par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive spécifique à chaque circonstance. Contrairement aux complétives, les circonstancielles sont souvent déplaçables dans la phrase et supprimables sans rendre la phrase agrammaticale (même si le sens est moins précis).
Exemple :
- Quand il fait beau, nous allons nous promener.
- Nous allons nous promener quand il fait beau.
La subordonnée de temps
Elle indique le moment où se déroule l'action de la proposition principale. Elle est introduite par des conjonctions comme : quand, lorsque, pendant que, alors que, depuis que, avant que, après que, aussitôt que, dès que...
Exemple :
- Quand le téléphone sonne, je réponds.
- Il a mangé dès qu'il est rentré.
Attention à la concordance des temps :
- Si l'action de la principale est au présent ou au futur, la subordonnée est au présent ou futur.
- Si l'action de la principale est au passé, la subordonnée est au passé.
- Certaines conjonctions (avant que, jusqu'à ce que) exigent le subjonctif.
La subordonnée de cause
Elle exprime la raison ou l'explication de l'action de la principale. Elle est introduite par des conjonctions comme : parce que, comme, puisque, étant donné que, sous prétexte que...
Exemple :
- Il est resté à la maison parce qu'il était malade.
- Comme il pleuvait, nous avons annulé la sortie. (Souvent en tête de phrase avec "comme")
La subordonnée de but
Elle indique l'objectif, la finalité de l'action de la proposition principale. Elle est introduite par des conjonctions comme : pour que, afin que, de peur que, de crainte que... Ces conjonctions exigent obligatoirement l'emploi du subjonctif dans la subordonnée.
Exemple :
- Il travaille dur pour qu'il réussisse ses examens. (Subjonctif : réussisse)
- Je parle doucement afin que tu ne te réveilles pas. (Subjonctif : réveilles)
Chapitre 5
Distinction et Transformation des Subordonnées
Différencier les types de subordonnées
Il est essentiel de bien distinguer les différents types de subordonnées car leur construction et leur fonction ne sont pas les mêmes. Voici un tableau récapitulatif pour vous aider :
| Type de Subordonnée | Introducteur typique | Fonction principale | Remarques clés |
|---|---|---|---|
| Conjonctive (Complétive) | que (si, mots interrogatifs) | COD du verbe de la principale | Indispensable, remplaçable par "cela", après verbes d'opinion/déclaration. |
| Relative | Pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où) | Complément de l'antécédent | Renseigne sur un nom/pronom, évite la répétition, accord du verbe avec l'antécédent. |
| Circonstancielle | Conjonction de subordination (quand, parce que, pour que...) | Exprime une circonstance (temps, cause, but, etc.) | Souvent déplaçable et supprimable, utilise l'indicatif ou le subjonctif selon la conjonction. |
Exercice d'identification :
- Je sais que tu es intelligent. (Complétive)
- J'aime le garçon qui chante. (Relative)
- Nous sortirons quand le soleil se lèvera. (Circonstancielle de temps)
Transformer une phrase simple en complexe
Enrichir une phrase simple en la transformant en phrase complexe permet d'ajouter des informations précises et de varier le style. Pour cela, on ajoute une ou plusieurs propositions subordonnées.
Exemple :
- Phrase simple : Le départ des enfants me rend triste.
- Phrase complexe (avec relative) : Le départ des enfants qui sont partis me rend triste.
- Phrase complexe (avec complétive) : Je trouve que le départ des enfants est triste.
- Phrase complexe (avec circonstancielle) : Je suis triste parce que les enfants sont partis.
Transformer une phrase complexe en simple
Simplifier une phrase complexe en phrase simple est utile pour alléger le style ou concentrer l'information. On remplace la subordonnée par un groupe nominal, un infinitif, un adjectif ou un participe.
Exemple :
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Phrase complexe : Il est parti parce qu'il était malade.
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Phrase simple : Il est parti malade. (Adjectif)
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Phrase simple : Il est parti à cause de sa maladie. (Groupe nominal)
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Phrase complexe : J'ai vu un homme qui portait un chapeau.
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Phrase simple : J'ai vu un homme au chapeau. (Groupe nominal) / J'ai vu un homme chapeauté. (Adjectif)
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