Éducation nationale françaiseFrançaisPremière générale19 min de lecture

Les propositions subordonnées complétives

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Première générale

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Chapitre 1

Introduction aux propositions subordonnées

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?

En français, une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Mais toutes les propositions ne sont pas égales ! Il en existe deux grands types :

  • La proposition indépendante : Elle se suffit à elle-même pour avoir un sens complet. On peut la lire seule et la comprendre parfaitement.

    • Exemple : "Le soleil brille." (Un verbe, un sens complet)
  • La proposition subordonnée : Contrairement à l'indépendante, elle ne peut pas exister seule. Elle dépend grammaticalement et sémantiquement d'une autre proposition, appelée proposition principale. Elle est comme une pièce d'un puzzle qui ne prend sens qu'une fois assemblée à la pièce maîtresse.

    • Exemple : "Je crois que tu viendras." Ici, "que tu viendras" n'a pas de sens seul ; il dépend de "Je crois".

Le rôle de la subordonnée est d'apporter une information supplémentaire, une précision ou une explication à la proposition principale, dont elle complète le sens. Elle est toujours introduite par un mot subordonnant (conjonction, pronom, adverbe interrogatif...).

Les différents types de subordonnées

Il existe plusieurs catégories de propositions subordonnées, chacune ayant un rôle et une structure spécifiques. Les connaître permet de mieux comprendre la construction des phrases complexes.

  1. Les propositions subordonnées relatives : Elles complètent un nom (ou un pronom) dans la proposition principale et sont introduites par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles).

    • Exemple : "J'ai lu le livre que tu m'as prêté." ("que tu m'as prêté" complète "livre").
  2. Les propositions subordonnées conjonctives : Elles sont introduites par une conjonction de subordination (comme "quand", "parce que", "si", "bien que", "que"...). Elles peuvent avoir différentes fonctions (complément du verbe, complément circonstanciel...).

    • Exemple : "Il viendra quand il aura le temps." ("quand il aura le temps" est un complément circonstanciel de temps).
  3. Les propositions subordonnées interrogatives indirectes : Elles rapportent une question sans la poser directement. Elles sont introduites par des mots interrogatifs (si, quand, où, comment, pourquoi...) et fonctionnent généralement comme complément d'objet direct du verbe principal.

    • Exemple : "Je me demande s'il viendra."
  4. Les propositions subordonnées complétives : C'est le sujet de notre étude ! Elles sont essentielles car elles complètent le verbe de la proposition principale. Elles peuvent être introduites par "que", par un mot interrogatif, ou même être à l'infinitif ou au participe. Elles ont une fonction nominale (COD, COI, sujet...).

    • Exemple : "Je souhaite que tu réussisses."

Identifier la proposition principale

Pour bien analyser une phrase complexe, la première étape est toujours d'identifier la proposition principale. C'est elle qui "commande" la subordonnée.

Voici les critères d'identification :

  • Elle contient le verbe principal de la phrase.

  • Elle a un sens complet sans la subordonnée.

  • Elle n'est introduite par aucun mot subordonnant (pas de "que", "qui", "quand", "si"...).

  • Exemple : "Je pense que tu as raison."

    • "Je pense" est la proposition principale. Elle a un verbe (pense) et un sens si l'on enlève la subordonnée.
    • "que tu as raison" est la proposition subordonnée, introduite par "que".
  • Autre exemple : "L'homme qui parle fort est mon voisin."

    • "L'homme est mon voisin" est la proposition principale.
    • "qui parle fort" est la subordonnée relative.

Toujours commencer par repérer tous les verbes conjugués, puis les mots subordonnants pour délimiter les propositions.

Chapitre 2

La proposition subordonnée complétive conjonctive en "que"

Définition et fonction

La proposition subordonnée complétive conjonctive en "que" est l'une des formes les plus courantes de complétive.

  • Elle est toujours introduite par la conjonction de subordination "que".
  • Elle fonctionne comme un complément essentiel du verbe de la proposition principale. Autrement dit, sans elle, le sens du verbe principal serait incomplet ou différent.

Ses fonctions principales sont :

  1. Complément d'Objet Direct (COD) : C'est sa fonction la plus fréquente. Elle complète un verbe transitif direct.

    • Exemple : "Je crois que le temps s'améliorera." (Je crois quoi ? "que le temps s'améliorera").
    • Autre exemple : "Il a dit qu'il viendrait."
  2. Complément d'Objet Indirect (COI) : Plus rare, elle peut être COI si le verbe principal est suivi d'une préposition (à, de) dans sa construction, mais que cette préposition est omise devant "que". On parle alors de complétive indirecte.

    • Exemple : "Je m'attends à ce qu'il pleuve." (Je m'attends à quoi ?). Ici, la préposition "à" est conservée devant "ce que". Parfois, la préposition est sous-entendue ou le verbe se construit directement avec "que" malgré un sens indirect.
  3. Sujet réel : Lorsque la principale est impersonnelle.

    • Exemple : "Il est important que tu saches la vérité." (Qu'est-ce qui est important ? "que tu saches la vérité").
  4. Complément d'adjectif :

    • Exemple : "Je suis certain que tu réussiras." (Certain de quoi ?).

Les verbes introducteurs courants

La nature du verbe de la proposition principale est cruciale car elle détermine la présence d'une complétive et parfois le mode de son verbe.

On trouve souvent les complétives après :

  • Verbes de déclaration, d'opinion, de connaissance, de perception (suivis de "que" et généralement de l'indicatif) :

    • Dire, affirmer, déclarer, raconter, penser, croire, savoir, espérer, voir, entendre, comprendre, imaginer, estimer, supposer, constater...
    • Exemple : "Je sais que tu es capable."
  • Verbes de sentiment, de volonté, de doute, de crainte (suivis de "que" et généralement du subjonctif) :

    • Vouloir, souhaiter, aimer, regretter, craindre, avoir peur, douter, falloir, il est nécessaire, il est important, il faut...
    • Exemple : "Je souhaite que tu viennes."
    • Exemple : "Je crains qu'il ne pleuve." (Le "ne" n'est qu'un explétif, il n'a pas de valeur négative).
  • Verbes impersonnels (suivis de "que" et du subjonctif ou de l'indicatif selon le sens) :

    • Il faut, il est important, il est possible, il semble, il est vrai...
    • Exemple : "Il est possible qu'il réussisse." (Subjonctif).
    • Exemple : "Il est vrai qu'il a menti." (Indicatif).

Le mode du verbe dans la complétive

Le mode du verbe dans la proposition subordonnée complétive en "que" est l'un des points les plus délicats et importants. Il dépend du sens du verbe de la proposition principale.

  1. L'Indicatif : Est utilisé lorsque le verbe de la principale exprime la certitude, la réalité, la déclaration, la connaissance, l'opinion affirmée.

    • Exemple : "Il affirme que la terre est ronde." (Certitude)
    • Exemple : "Je pense qu'il viendra." (Opinion affirmée)
    • Exemple : "Je sais qu'elle a raison." (Connaissance)
  2. Le Subjonctif : Est utilisé lorsque le verbe de la principale exprime le doute, la volonté, le souhait, le sentiment, l'ordre, la nécessité, la crainte, l'incertitude.

    • Exemple : "Je doute qu'il vienne." (Doute)
    • Exemple : "Je veux que tu partes." (Volonté)
    • Exemple : "Il est nécessaire que tu révises." (Nécessité)
    • Exemple : "J'ai peur qu'il arrive." (Crainte)

    Retenez que le subjonctif exprime une action envisagée, non encore réalisée ou incertaine.

  3. La Concordance des temps : Une fois le mode choisi, il faut choisir le temps. En général, on suit la logique :

    • Si la principale est au présent ou au futur, la complétive est au présent ou au futur (indicatif) / présent ou passé (subjonctif).

    • Si la principale est au passé, la complétive est à l'imparfait, au passé composé ou au plus-que-parfait (indicatif) / imparfait ou plus-que-parfait (subjonctif).

    • Exemple indicatif : "Je crois qu'il viendra." / "Je croyais qu'il viendrait."

    • Exemple subjonctif : "Je veux qu'il vienne." / "Je voulais qu'il vînt." (Plus rare à l'oral, souvent remplacé par un plus-que-parfait du subjonctif ou une autre tournure).

Pièges et particularités

Attention à ne pas tomber dans certains pièges courants :

  1. Ne pas confondre avec le pronom relatif "que" :

    • Le "que" de la complétive est une conjonction de subordination. Il n'a pas de fonction grammaticale propre dans la subordonnée (il ne remplace rien). Il introduit une proposition qui est COD, COI ou sujet du verbe de la principale.
      • Exemple : "Je dis que tu travailles." ("que tu travailles" est COD de "dis").
    • Le "que" du pronom relatif est un pronom. Il remplace un nom ou un pronom de la principale (son antécédent) et a une fonction grammaticale dans la subordonnée (souvent COD).
      • Exemple : "C'est le livre que j'ai lu." ("que" remplace "livre" et est COD de "ai lu").
    • Comment les distinguer ? Si on peut remplacer "que" par "qui" ou "dont" ou "lequel", c'est un pronom relatif. Si on ne peut pas, c'est une conjonction de subordination.
  2. La suppression de "que" : Dans le langage familier ou à l'oral, il arrive que "que" soit omis, surtout après "dire", "penser", "croire". C'est une faute à l'écrit formel.

    • Exemple familier : "Je pense il viendra." (À éviter à l'écrit).
  3. La répétition de "que" : Si deux propositions complétives sont coordonnées, on ne répète pas le "que" si elles partagent le même verbe principal.

    • Exemple correct : "Il a dit qu'il venait et qu'il apportait un gâteau." (Non : "Il a dit qu'il venait et que qu'il apportait").

Chapitre 3

Les propositions subordonnées interrogatives indirectes

Formation et rôle

Les propositions subordonnées interrogatives indirectes rapportent une question sans la poser directement. Elles sont toujours intégrées à une proposition principale.

  • Elles sont introduites par :

    • La conjonction de subordination "si" (pour les questions fermées, où la réponse est oui/non).
      • Exemple : "Je me demande s'il fait beau." (Question directe : "Fait-il beau ?")
    • Des mots interrogatifs (pronoms, adjectifs, adverbes) pour les questions ouvertes : qui, que, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien, lequel, quelle...
      • Exemple : "Je voudrais savoir où il habite." (Question directe : "Où habite-t-il ?")
      • Exemple : "Dis-moi ce que tu veux." (Attention, "ce que" est un pronom relatif composé, mais il a une valeur interrogative indirecte ici).
  • Leur rôle principal est d'être Complément d'Objet Direct (COD) du verbe de la proposition principale (verbes comme "demander", "savoir", "ignorer", "se demander", "dire", "expliquer", "comprendre"...).

    • Exemple : "Il m'a demandé si j'avais faim." (Il m'a demandé quoi ?)
  • Absence de point d'interrogation : C'est une caractéristique essentielle. La phrase se termine par un point, car ce n'est pas une question directe.

Différence avec l'interrogation directe

Il est crucial de bien distinguer l'interrogation directe de l'interrogation indirecte :

CaractéristiqueInterrogation DirecteInterrogation Indirecte
PonctuationPoint d'interrogation (?)Point (.)
Ordre des motsSouvent inversion sujet-verbe ("Viens-tu ?")Ordre habituel sujet-verbe ("si tu viens")
Mot introducteurPas toujours de mot introducteur, ou "Est-ce que...""Si" ou mots interrogatifs (qui, où, quand...)
IndépendancePhrase indépendanteSubordonnée, dépend d'un verbe principal
Exemple"Quand partira-t-il ?""Je me demande quand il partira."
Exemple"Est-ce qu'il est là ?" / "Est-il là ?""Je ne sais pas s'il est là."

L'interrogation indirecte est toujours une proposition subordonnée, contrairement à l'interrogation directe.

Le mode du verbe

Le mode du verbe dans une proposition subordonnée interrogative indirecte est toujours à l'indicatif. Il n'y a pas de subjonctif ici, même si l'incertitude est présente dans la question.

  • Exemple : "Je me demande s'il est venu." (Non : "s'il soit venu")
  • Exemple : "Dis-moi où tu vas." (Non : "où tu ailles")

La concordance des temps s'applique comme pour les complétives en "que" à l'indicatif.

  • Exemple : "Il me demande ce que je fais." (Présent)
  • Exemple : "Il m'a demandé ce que je faisais." (Imparfait)

Chapitre 4

Les propositions subordonnées infinitives et participiales complétives

La proposition infinitive complétive

Une proposition infinitive est une subordonnée dont le verbe est à l'infinitif. Pour qu'elle soit considérée comme une complétive, elle doit avoir un sujet propre distinct de celui du verbe principal.

  • Structure : Verbe principal + COD/COI + Infinitif

  • Verbes introducteurs courants : Principalement les verbes de perception (voir, entendre, sentir, écouter, regarder) et certains verbes de faire (faire, laisser).

  • Fonction : Elle est généralement COD du verbe de la principale.

  • Exemple : "J'ai vu les enfants jouer dans le jardin."

    • "J'ai vu" : proposition principale.
    • "les enfants jouer" : proposition infinitive complétive.
    • "les enfants" est le sujet propre de "jouer". On a vu qui jouer ? Les enfants.
    • La proposition infinitive est COD de "ai vu".
  • Exemple : "J'ai entendu le vent souffler."

    • Sujet de "souffler" : "le vent".
  • Attention : Si le sujet de l'infinitif est le même que celui du verbe principal, ce n'est PAS une proposition infinitive. L'infinitif est alors un simple COD du verbe principal.

    • Exemple : "Je veux manger." ("manger" n'est pas une proposition infinitive car son sujet est "je", comme celui de "veux").

La proposition participiale complétive

Une proposition participiale est une subordonnée dont le verbe est au participe (présent ou passé). Elle est également assez rare.

  • Structure : Participe (présent ou passé) + son propre sujet et ses compléments.

  • Sujet propre distinct : Comme pour l'infinitive, elle doit avoir un sujet propre, différent de celui de la principale.

  • Valeur de complément : Elle a souvent une valeur de complément circonstanciel (temps, cause, manière) mais peut aussi parfois être complétive, notamment après certains verbes de perception.

  • Exemple (participiale complétive) : "J'ai vu le soleil se levant." (Plus naturel : "J'ai vu le soleil se lever"). Remplacé souvent par l'infinitive.

  • Exemple (participiale à valeur circonstancielle) : "Les devoirs terminés, il put sortir." (Cause/temps : "parce que les devoirs étaient terminés").

Ces constructions sont plus fréquentes en latin et en grec ; en français, on les remplace souvent par d'autres tournures (relatives, conjonctives, infinitives).

Distinction avec d'autres emplois

Il est important de ne pas confondre ces complétives avec d'autres structures :

  • Ne pas confondre avec l'infinitif COD simple :

    • "Je veux partir." ("partir" est COD de "veux", sujet "je").
    • "J'ai vu le train partir." ("le train partir" est proposition infinitive complétive, sujet "le train").
  • Ne pas confondre avec le participe épithète ou attribut :

    • "Le livre lu est intéressant." ("lu" est épithète de "livre").
    • "Elle est fatiguée." ("fatiguée" est attribut du sujet).
    • Une proposition participiale a son propre sujet et forme un bloc autonome.

Chapitre 5

Fonctions et emplois des complétives

Complément d'objet direct (COD)

C'est la fonction la plus fréquente pour les complétives en "que" et les interrogatives indirectes.

  • Elle complète un verbe transitif direct (qui n'a pas besoin de préposition pour introduire son complément).

  • Elle répond à la question "quoi ?" ou "qui ?" posée après le verbe.

  • Exemples :

    • "Je pense que tu as raison." (Je pense quoi ? "que tu as raison").
    • "Il me demande si je viens." (Il me demande quoi ? "si je viens").
    • "J'ai vu les oiseaux s'envoler." (J'ai vu quoi ? "les oiseaux s'envoler").

Complément d'objet indirect (COI)

Moins courant, mais possible, surtout avec "à ce que", "de ce que".

  • Elle complète un verbe transitif indirect (qui est normalement suivi d'une préposition comme "à" ou "de").

  • Elle est introduite par une préposition implicite ou explicite ("à ce que", "de ce que").

  • Elle répond à la question "à quoi ?", "de quoi ?", "à qui ?", "de qui ?".

  • Exemples :

    • "Je m'attends à ce qu'il réussisse." (Je m'attends à quoi ? "à ce qu'il réussisse").
    • "Il se plaint de ce que tu sois en retard." (Il se plaint de quoi ? "de ce que tu sois en retard").

Complément d'adjectif ou de nom

Les complétives peuvent préciser le sens d'un adjectif ou d'un nom abstrait.

  • Après un adjectif : Elles sont généralement introduites par "que" ou peuvent être infinitives.

    • Exemple : "Je suis heureux que tu sois là." (Heureux de quoi ? "que tu sois là").
    • Exemple : "Il est content de te voir." (Infinitive, "de te voir" est complément de l'adjectif "content").
  • Après un nom abstrait : Elles complètent un nom exprimant une idée, un fait, une opinion.

    • Exemple : "J'ai l'espoir que tout ira bien." (L'espoir de quoi ? "que tout ira bien").
    • Exemple : "La certitude qu'il viendra me rassure." (La certitude de quoi ? "qu'il viendra").

Sujet réel ou attribut du sujet

Ces fonctions sont plus spécifiques et moins fréquentes.

  • Sujet réel : La complétive est le véritable sujet du verbe de la proposition principale, qui est souvent impersonnel ("il est...", "il faut...", "il semble...").

    • Exemple : "Il est important que tu saches la vérité." (Qu'est-ce qui est important ? "que tu saches la vérité"). Ici, "il" est un sujet apparent.
    • Exemple : "Que tu sois là me fait plaisir." (Qu'est-ce qui me fait plaisir ? "Que tu sois là").
  • Attribut du sujet : La complétive est attribut du sujet après un verbe d'état (être, paraître, sembler, devenir...).

    • Exemple : "Mon souhait est que tu réussisses." (Mon souhait est quoi ? "que tu réussisses"). "que tu réussisses" est attribut de "mon souhait".

Chapitre 6

Analyse et manipulation des complétives

Méthodologie d'analyse grammaticale

Pour analyser correctement une phrase contenant des propositions subordonnées complétives, suivez ces étapes :

  1. Identifier tous les verbes conjugués : Soulignez-les ou entourez-les. Chaque verbe conjugué correspond à une proposition.
  2. Repérer les mots subordonnants : Cherchez "que", "si", "qui", "où", "quand", ainsi que les verbes à l'infinitif ou au participe avec un sujet propre. Ces mots/formes introduisent les subordonnées.
  3. Délimiter les propositions :
    • La proposition principale n'est introduite par aucun mot subordonnant.
    • Les propositions subordonnées commencent par le mot subordonnant (ou le verbe si infinitif/participiale) et se terminent avant le verbe suivant ou la fin de la phrase.
  4. Nommer la fonction de chaque subordonnée :
    • Est-elle COD, COI, sujet, complément d'adjectif/nom ?
    • Pour les complétives, posez-vous la question : "verbe principal + quoi/qui/à quoi/de quoi ?".
  5. Préciser le type de la subordonnée : Complétive conjonctive en "que", interrogative indirecte, infinitive, participiale.
  6. Indiquer le mode et le temps du verbe de la subordonnée : (Indicatif, subjonctif, infinitif, participe).
  • Exemple d'analyse : "Je crois que tu as compris la leçon."
    1. Verbes : "crois", "as compris".
    2. Mots subordonnants : "que".
    3. Délimitation : [Je crois] [que tu as compris la leçon].
    4. Fonction : "que tu as compris la leçon" est COD de "crois".
    5. Type : Proposition subordonnée complétive conjonctive.
    6. Mode/temps : Indicatif, passé composé.

Transformation et réécriture

Manipuler les complétives permet d'améliorer le style et la fluidité d'un texte.

  • Passage direct/indirect : Transformer une phrase directe en indirecte (et inversement) est un excellent exercice.

    • Direct : Il a dit : "Je viendrai demain."
    • Indirect : Il a dit qu'il viendrait le lendemain. (Changement de temps, de pronom, d'adverbe de temps).
  • Nominalisation : Remplacer une proposition subordonnée par un groupe nominal.

    • Complétive : "Je souhaite que tu réussisses."
    • Nominalisation : "Je souhaite ta réussite."
    • Complétive : "Il est important que tu saches la vérité."
    • Nominalisation : "L'importance de ta connaissance de la vérité." (Parfois plus lourd).
  • Simplification de phrases : Parfois, une complétive peut être remplacée par un infinitif ou un nom si le contexte le permet, pour alléger la phrase.

    • Complexe : "Il a décidé qu'il partirait."
    • Simplifié : "Il a décidé de partir." (Si les sujets sont identiques).

Exercices pratiques

  1. Identification dans des textes : Lisez un article de journal, un extrait de roman. Soulignez toutes les propositions subordonnées complétives et précisez leur fonction.
  2. Construction de phrases : À partir d'un verbe principal donné (ex: "douter", "vouloir", "savoir"), construisez une phrase avec une complétive. Variez les modes (indicatif, subjonctif) et les types de complétives.
    • Exemple : "Douter" -> "Je doute qu'il vienne à l'heure." (Subjonctif)
    • Exemple : "Savoir" -> "Je sais qu'il est capable de le faire." (Indicatif)
  3. Correction d'erreurs : Analysez des phrases comportant des fautes de mode ou de concordance des temps dans les complétives et corrigez-les.
    • Exemple faux : "Je crois qu'il soit parti." -> Correction : "Je crois qu'il est parti."
    • Exemple faux : "Il faut que tu viens." -> Correction : "Il faut que tu viennes."

Pratiquer régulièrement est la clé pour maîtriser les propositions subordonnées complétives !

Après la lecture

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