Les subordonnées
Une version article du chapitre pour comprendre l'essentiel rapidement, vérifier si le niveau correspond, puis basculer vers Wilo pour la pratique guidée et le suivi.
Lecture
5 chapitres
Un parcours éditorialisé et navigable.
Pratique
12 questions
Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.
Objectif
Première générale
Format rapide pour vérifier si le chapitre correspond.
Chapitre 1
Introduction aux Subordonnées : Définition et Types
Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?
Une proposition subordonnée est un élément de phrase qui dépend grammaticalement d'une autre proposition, appelée proposition principale. Elle ne peut pas exister seule et a besoin de la principale pour avoir un sens complet. Pensez-y comme à un satellite qui orbite autour d'une planète : le satellite dépend de la planète pour son mouvement.
Les subordonnées sont généralement introduites par un mot de liaison, appelé connecteur introducteur, qui peut être une conjonction de subordination, un pronom relatif, ou un mot interrogatif. Ce connecteur établit le lien de dépendance avec la principale.
- Exemple : Je crois que tu réussiras.
- "Je crois" est la proposition principale.
- "que tu réussiras" est la proposition subordonnée. Le connecteur est "que". Elle complète le verbe "crois".
Distinction entre subordonnées et coordonnées
Il est crucial de ne pas confondre les propositions subordonnées avec les propositions coordonnées. La différence principale réside dans leur autonomie grammaticale.
-
Les propositions coordonnées sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Elles sont indépendantes les unes des autres et pourraient former des phrases distinctes. Elles sont au même niveau grammatical.
- Exemple : Il pleut et le soleil brille. ("Il pleut" est une proposition, "le soleil brille" en est une autre. Elles sont indépendantes.)
-
Les propositions subordonnées, comme nous l'avons vu, sont dépendantes d'une proposition principale. Elles ne peuvent pas fonctionner seules et complètent un élément de la principale (un verbe, un nom, un adjectif ou toute la phrase).
- Exemple : Il pleut parce que les nuages sont là. ("Il pleut" est la principale, "parce que les nuages sont là" est la subordonnée de cause. Elle dépend de "Il pleut".)
Le connecteur est la clé : une conjonction de coordination relie des éléments de même nature ; un subordonnant introduit une proposition qui dépend d'une autre.
Les trois grandes catégories de subordonnées
Pour simplifier l'étude des subordonnées, on les classe généralement en trois grandes catégories, selon leur rôle et le type de connecteur qui les introduit :
-
Les subordonnées complétives : Elles complètent un verbe (souvent un verbe de déclaration, d'opinion, de sentiment) ou un adjectif. Elles fonctionnent comme un complément d'objet direct ou indirect.
- Exemple : Je pense qu'il viendra. (Complète le verbe "pense")
-
Les subordonnées relatives : Elles complètent un nom ou un pronom, appelé antécédent, en apportant une information supplémentaire sur celui-ci. Elles sont introduites par un pronom relatif.
- Exemple : Voici le livre que tu m'as prêté. (Complète le nom "livre")
-
Les subordonnées circonstancielles : Elles apportent une information sur les circonstances de l'action de la principale : le temps, la cause, la conséquence, le but, la condition, l'opposition, etc. Elles fonctionnent comme un complément circonstanciel.
- Exemple : Il est parti quand j'arrivais. (Indique le moment de son départ)
Ces trois catégories vous serviront de boussole pour analyser n'importe quelle phrase complexe.
Chapitre 2
Les Subordonnées Complétives
La subordonnée conjonctive introduite par 'que'
C'est la forme la plus courante de subordonnée complétive. Elle est toujours introduite par la conjonction de subordination 'que' (ou 'qu'' devant une voyelle).
-
Fonction de complément d'objet direct (COD) : C'est son rôle le plus fréquent. Elle complète un verbe transitif direct.
- Exemple : Je crois que tu as raison. (Je crois quoi ? "que tu as raison")
- Exemple : Il dit qu'il viendra demain. (Il dit quoi ? "qu'il viendra demain")
-
Fonction de complément d'objet indirect (COI) : Plus rarement, elle peut être COI si le verbe de la principale est suivi d'une préposition (souvent "à" ou "de"), mais dans ce cas, la subordonnée sera souvent introduite par "à ce que" ou "de ce que".
- Exemple : Je tiens à ce que tout soit parfait. (Je tiens à quoi ?)
- Exemple : Il se plaint de ce que personne ne l'écoute. (Il se plaint de quoi ?)
-
Concordance des temps : C'est un point délicat ! Le temps du verbe dans la subordonnée dépend du temps du verbe de la principale et du rapport chronologique entre les deux actions.
- Si la principale est au présent ou au futur, la subordonnée peut être au présent, futur, ou passé composé selon le sens.
- Je crois qu'il vient. (simultanéité)
- Je crois qu'il viendra. (postériorité)
- Je crois qu'il est venu. (antériorité)
- Si la principale est au passé (imparfait, passé simple, passé composé), la subordonnée sera souvent à l'imparfait, au plus-que-parfait ou au conditionnel.
- Je croyais qu'il venait. (simultanéité)
- Je croyais qu'il viendrait. (postériorité)
- Je croyais qu'il était venu. (antériorité)
- Règle générale : Si le verbe de la principale exprime un ordre, un souhait, un doute, une émotion, la subordonnée est souvent au subjonctif.
- Je souhaite qu'il vienne.
- Il faut que tu saches la vérité.
- Si la principale est au présent ou au futur, la subordonnée peut être au présent, futur, ou passé composé selon le sens.
Les subordonnées interrogatives indirectes
Elles rapportent une question sans la poser directement. Elles sont toujours compléments d'objet du verbe de la principale (souvent un verbe de demande, de savoir, de dire, de se demander).
-
Introduction :
- Par 'si' pour une question totale (oui/non).
- Exemple : Je me demande s'il fera beau demain. (Question directe : "Fera-t-il beau demain ?")
- Par un mot interrogatif (adverbe ou pronom interrogatif) pour une question partielle : 'quand', 'où', 'comment', 'pourquoi', 'combien', 'qui', 'ce que', 'ce qui', 'lequel', etc.
- Exemple : Dis-moi quand tu arriveras. (Question directe : "Quand arriveras-tu ?")
- Exemple : Je ne sais pas ce qu'il veut. (Question directe : "Que veut-il ?")
- Par 'si' pour une question totale (oui/non).
-
Absence d'inversion sujet-verbe : C'est une règle fondamentale ! Contrairement à l'interrogation directe, on ne fait jamais d'inversion du sujet dans une interrogative indirecte.
- Correct : Je me demande où il va. (NON : où va-t-il)
- Correct : Dis-moi ce que tu as fait. (NON : ce qu'as-tu fait)
-
Fonction de complément d'objet : Elles sont le plus souvent COD du verbe de la principale.
- Exemple : Elle demande qui est là. (COD du verbe "demande")
Les subordonnées infinitives et participiales
Ce sont des constructions plus avancées, souvent utilisées pour condenser l'information.
-
Subordonnées infinitives : Elles ont un sujet propre (différent de celui de la principale) et leur verbe est à l'infinitif. Elles sont souvent compléments d'objet direct.
- Exemple : J'entends les oiseaux chanter. (Les oiseaux chantent, pas "je chante". "les oiseaux" est le sujet de "chanter".)
- Exemple : J'ai vu le train partir. (Le train part, pas "je pars".)
- Elles sont construites avec des verbes de perception (voir, entendre, sentir) ou de faire (faire, laisser).
-
Subordonnées participiales : Elles ont également un sujet propre (différent de celui de la principale) et leur verbe est au participe présent ou passé. Elles ont souvent une valeur circonstancielle (cause, temps) mais peuvent aussi être considérées comme des complétives dans certains contextes.
- Exemple : Le soleil s'étant levé, nous sommes partis. (Le soleil se lève, pas "nous nous levons". Exprime la cause ou le temps.)
- Exemple : Les devoirs terminés, il est allé jouer. (Les devoirs sont terminés. Exprime le temps.)
- Ces constructions sont plus formelles et littéraires.
Chapitre 3
Les Subordonnées Relatives
Rôle et formation des subordonnées relatives
-
Fonction d'adjectif (complément de l'antécédent) : Une subordonnée relative a la même fonction qu'un adjectif qualificatif : elle apporte une information sur un nom ou un pronom qui la précède, appelé l'antécédent. Elle est toujours placée juste après son antécédent.
- Exemple : J'ai lu le livre qui était sur la table. ("qui était sur la table" complète "le livre".)
-
Pronoms relatifs simples : Ils introduisent la subordonnée relative et remplacent l'antécédent tout en ayant une fonction grammaticale dans la subordonnée.
- Qui : Remplace l'antécédent sujet.
- L'homme qui parle est mon père. ("qui" est sujet de "parle").
- Que : Remplace l'antécédent COD.
- Le film que j'ai vu était excellent. ("que" est COD de "ai vu").
- Quoi : Rare, s'emploie après une préposition et a un antécédent neutre (ex: "ce", "rien").
- C'est à quoi je pense.
- Dont : Remplace l'antécédent introduit par la préposition "de" (complément du nom, COI, complément d'adjectif, complément de verbe).
- L'ami dont je te parle est absent. (Je te parle de l'ami).
- Le livre dont la couverture est rouge. (La couverture de le livre).
- Où : Remplace l'antécédent de lieu ou de temps.
- La ville où je suis né est belle. (Le lieu)
- Le jour où il est arrivé. (Le temps)
- Qui : Remplace l'antécédent sujet.
-
Pronoms relatifs composés : Ils sont formés de l'article défini (le, la, les) + -quel(s) / -quelle(s) et sont toujours précédés d'une préposition (à, de, pour, avec, etc.). Ils s'accordent en genre et en nombre avec l'antécédent.
- Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles :
- Le problème pour lequel nous nous battons. (Pour le problème)
- Les personnes auxquelles j'ai parlé. (À les personnes)
- Ils sont utilisés pour éviter l'ambiguïté ou après certaines prépositions.
- Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles :
Accord du verbe dans la relative
-
Accord avec l'antécédent : Le verbe de la subordonnée relative s'accorde toujours en personne et en nombre avec l'antécédent du pronom relatif. C'est la règle d'or !
- C'est moi qui suis responsable. ("qui" remplace "moi", 1ère personne du singulier).
- Ce sont des étudiants qui travaillent bien. ("qui" remplace "étudiants", 3ème personne du pluriel).
-
Cas particuliers avec 'qui' :
- Si "qui" est précédé de "ce sont", "c'est", "il n'y a que", l'accord se fait avec le mot après "c'est/ce sont".
- C'est toi qui as raison. (Accord avec "toi")
- Ce sont eux qui font le bruit. (Accord avec "eux")
- Si "qui" est précédé de "ce sont", "c'est", "il n'y a que", l'accord se fait avec le mot après "c'est/ce sont".
-
Importance de l'antécédent : Identifiez toujours l'antécédent avant d'accorder le verbe. L'antécédent est le mot que le pronom relatif remplace et auquel il se rapporte.
Relatives déterminatives et explicatives
La ponctuation est essentielle pour distinguer ces deux types, car elle change le sens de la phrase.
-
Relatives déterminatives (ou restrictives) : Elles sont indispensables au sens de la phrase. Elles précisent l'identité de l'antécédent et ne sont jamais séparées par des virgules. Elles restreignent le sens de l'antécédent.
- Exemple : Les étudiants qui ont révisé réussiront. (Seuls ceux qui ont révisé réussiront. Sans cette relative, le sens est différent.)
-
Relatives explicatives (ou non restrictives) : Elles apportent une information supplémentaire, une précision, une explication sur l'antécédent, mais ne sont pas essentielles pour identifier l'antécédent. Elles sont toujours encadrées par des virgules. On pourrait les supprimer sans que la phrase perde son sens principal.
- Exemple : Mon frère, qui habite à Paris, viendra me voir. (J'ai un seul frère, l'information sur Paris est juste un détail.)
- Exemple : Le soleil, qui est une étoile, nous éclaire. (On sait déjà ce qu'est le soleil.)
-
Impact sur le sens de la phrase :
- Les élèves qui bavardent seront punis. (Seuls les bavards)
- Les élèves, qui bavardent, seront punis. (Tous les élèves bavardent et seront punis) La virgule change tout !
Chapitre 4
Les Subordonnées Circonstancielles
Subordonnées de temps
Elles indiquent le moment où se déroule l'action de la principale.
-
Connecteurs courants :
- Simultanéité : quand, lorsque, pendant que, tandis que, au moment où, comme (en tête de phrase).
- Il lisait quand je suis arrivé.
- Pendant qu'il mangeait, le téléphone a sonné.
- Antériorité : avant que (suivi du subjonctif), jusqu'à ce que (subjonctif).
- Je partirai avant que la nuit tombe.
- Attends jusqu'à ce qu'il vienne.
- Postériorité : après que (suivi de l'indicatif), dès que, aussitôt que, depuis que, une fois que.
- Il est sorti après qu'il a dîné. (Attention : après que + indicatif !)
- Dès que tu auras fini, nous irons au cinéma.
- Simultanéité : quand, lorsque, pendant que, tandis que, au moment où, comme (en tête de phrase).
-
Concordance des temps : Très importante !
- Avec "avant que", "jusqu'à ce que", c'est toujours le subjonctif.
- Avec "après que", "dès que", "lorsque", "quand", c'est l'indicatif.
- Les temps doivent être logiques : un futur dans la principale appelle souvent un futur (ou présent à valeur de futur) dans la subordonnée.
- Quand il viendra, je serai là.
- Quand il est venu, j'étais là.
Subordonnées de cause et de conséquence
Elles expliquent le "pourquoi" (cause) ou le "donc" (conséquence) de l'action principale.
-
Cause : Répondent à la question "Pourquoi ?".
- Connecteurs courants : parce que, puisque, comme (en début de phrase), étant donné que, sous prétexte que, du fait que.
- Nuances :
- Parce que : Cause inconnue de l'interlocuteur.
- Je suis fatigué parce que j'ai mal dormi.
- Puisque : Cause connue de tous, justification.
- Puisque tu es là, aide-moi.
- Comme : Toujours en tête de phrase, cause connue.
- Comme il pleut, nous restons à la maison.
- Sous prétexte que : Cause fausse ou douteuse.
- Il a refusé sous prétexte qu'il était malade.
- Parce que : Cause inconnue de l'interlocuteur.
-
Conséquence : Indiquent le résultat de l'action principale.
- Connecteurs courants : si bien que, de sorte que, de manière que, au point que, tellement que, tant que, à tel point que.
- Exemple : Il a beaucoup travaillé si bien qu'il a réussi.
- Exemple : Il était tellement fatigué qu'il s'est endormi. (Attention à la construction "tellement... que")
- Attention : "De sorte que", "de manière que" peuvent introduire le subjonctif si l'on exprime un but.
- Il parle fort de sorte qu'il est entendu. (Conséquence)
- Il parle fort de sorte qu'il soit entendu. (But)
Subordonnées de but et de concession/opposition
Ces subordonnées sont plus nuancées et expriment des intentions ou des contradictions.
-
But (finalité) : Indiquent l'objectif, la raison d'être de l'action. Le verbe est toujours au subjonctif.
- Connecteurs courants : pour que, afin que, de peur que, de crainte que.
- Exemple : Il travaille dur pour qu'il réussisse.
- Exemple : Elle a fermé la porte de peur que le chien ne s'échappe. (Le "ne" est explétif, il n'a pas de valeur négative.)
-
Concession / Opposition :
- Concession : Exprime une idée contraire à celle attendue, sans empêcher l'action de la principale. Le verbe est souvent au subjonctif.
- Connecteurs : bien que, quoique, malgré que (familier, à éviter), encore que, quand bien même (conditionnel).
- Exemple : Bien qu'il soit malade, il est venu. (Malgré sa maladie, il est venu.)
- Exemple : Quand bien même il refuserait, je le ferais.
- Opposition : Compare deux faits opposés. Le verbe est à l'indicatif.
- Connecteurs : alors que, tandis que, pendant que.
- Exemple : Il adore le sucré alors que sa sœur préfère le salé.
- Concession : Exprime une idée contraire à celle attendue, sans empêcher l'action de la principale. Le verbe est souvent au subjonctif.
Subordonnées de condition/hypothèse
Elles expriment une condition nécessaire pour que l'action de la principale se réalise.
-
Introduction par 'si' : C'est le connecteur le plus courant. La concordance des temps est capitale ici.
- Condition réalisable (présent/futur) :
- Si + présent de l'indicatif → Futur simple ou Présent de l'indicatif
- Si tu étudies, tu réussiras. (ou tu réussis)
- Si + présent de l'indicatif → Futur simple ou Présent de l'indicatif
- Condition irréelle dans le présent (peu probable) :
- Si + imparfait de l'indicatif → Conditionnel présent
- Si tu étudiais, tu réussirais. (Mais tu n'étudies pas)
- Si + imparfait de l'indicatif → Conditionnel présent
- Condition irréelle dans le passé (impossible à réaliser) :
- Si + plus-que-parfait de l'indicatif → Conditionnel passé
- Si tu avais étudié, tu aurais réussi. (Mais tu n'as pas étudié)
- Si + plus-que-parfait de l'indicatif → Conditionnel passé
- Condition réalisable (présent/futur) :
-
Autres connecteurs : Suivis du subjonctif (sauf "au cas où" + conditionnel).
- à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, pour peu que, pourvu que.
- Je t'aiderai à condition que tu fasses des efforts.
- Il viendra pourvu qu'il puisse.
- Au cas où (suivi du conditionnel)
- Au cas où il pleuvrait, prends un parapluie.
- à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, pour peu que, pourvu que.
Chapitre 5
Utilisation et Style des Subordonnées
Varier les types de subordonnées pour enrichir le style
-
Éviter la répétition : Ne pas se contenter de phrases simples juxtaposées ou coordonnées. Les subordonnées permettent de lier les idées de manière logique et élégante.
- Exemple simple : Il pleut. Je sors. (deux phrases simples)
- Avec coordination : Il pleut mais je sors.
- Avec subordination (concession) : Bien qu'il pleuve, je sors.
- Avec subordination (cause) : Je ne sors pas parce qu'il pleut.
-
Fluidité de la phrase : Une bonne utilisation des subordonnées rend le texte plus fluide et plus agréable à lire. Les liens logiques entre les idées sont explicites.
-
Précision de l'expression : Les subordonnées permettent d'ajouter des informations spécifiques (temps, lieu, cause, manière, but) qui rendent votre message plus clair et plus précis.
- Exemple imprécis : Il a agi d'une certaine manière.
- Exemple précis (manière) : Il a agi comme il l'avait promis.
Erreurs courantes et comment les éviter
-
Mauvaise concordance des temps : C'est l'erreur la plus fréquente.
- Révisez les règles spécifiques : "avant que" + subjonctif, "après que" + indicatif, les systèmes "si + temps".
- Entraînez-vous : Faites des exercices ciblés sur la concordance des temps.
-
Choix incorrect du pronom relatif : Confondre "qui", "que", "dont", "où".
- Testez la fonction : Si le pronom est sujet dans la subordonnée, c'est "qui". S'il est COD, c'est "que". S'il remplace "de + nom", c'est "dont". S'il indique un lieu ou un temps, c'est "où".
- Exemple : Le livre que je lis. (Je lis quoi ? Le livre -> COD)
- Exemple : L'auteur qui a écrit ce livre. (Qui a écrit ? L'auteur -> Sujet)
-
Ponctuation des subordonnées : Surtout pour les relatives explicatives.
- Règle simple : Si la subordonnée peut être supprimée sans changer le sens fondamental et qu'elle n'est qu'une information supplémentaire, elle est encadrée par des virgules (relative explicative). Sinon, pas de virgule (relative déterminative).
- Les subordonnées circonstancielles placées avant la principale sont souvent suivies d'une virgule : Quand il est arrivé, j'ai souri.
Transformation de phrases : subordonnées en groupes nominaux ou adjectivaux
C'est une technique stylistique avancée pour densifier l'information et rendre le texte plus concis.
-
Subordonnée en groupe nominal : Remplacez la subordonnée par un nom ou un groupe nominal.
- Exemple : Parce qu'il était malade, il n'est pas venu. (Subordonnée de cause)
- Transformation : En raison de sa maladie, il n'est pas venu. (Groupe nominal avec une préposition)
- Exemple : Il est heureux qu'il ait réussi. (Subordonnée complétive)
- Transformation : Il est heureux de sa réussite.
-
Subordonnée en groupe adjectival : Remplacez une relative par un adjectif ou un groupe adjectival.
- Exemple : Le chemin qui est long nous fatigue. (Subordonnée relative)
- Transformation : Le chemin long nous fatigue. (Adjectif)
- Exemple : La maison qui a été construite récemment est jolie.
- Transformation : La maison récemment construite est jolie. (Participe passé employé comme adjectif)
-
Simplification de la phrase : Ces transformations permettent d'éviter les constructions lourdes et de rendre la phrase plus percutante.
-
Densification de l'information : On exprime la même idée avec moins de mots, ce qui est très utile dans les écrits académiques ou professionnels.
-
Exercices de reformulation : Entraînez-vous à passer d'une forme à l'autre. C'est un excellent moyen d'améliorer votre style et votre maîtrise de la langue française.
Après la lecture
Passe à la pratique avec deux blocs bien visibles
Une fois le cours lu, ouvre soit le quiz pour vérifier la compréhension, soit les flashcards pour mémoriser les idées importantes. Les deux s'ouvrent dans une fenêtre dédiée.
Suite naturelle
Tu veux aller plus loin que l'article ?
Retrouve le même chapitre dans Wilo avec la suite des questions, la répétition espacée, les corrigés complets et une progression suivie dans le temps.