Éducation nationale françaiseLangue vivante 2 (LV2)Première générale19 min de lecture

La mise en relief

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5 chapitres

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Pratique

12 questions

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Objectif

Première générale

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Chapitre 1

Introduction à la Mise en Relief

Qu'est-ce que la mise en relief ?

La mise en relief (aussi appelée emphase) est un procédé linguistique qui consiste à attirer l'attention sur un élément spécifique d'une phrase pour lui donner plus d'importance, de poids ou de visibilité. C'est comme mettre un projecteur sur une partie de votre message pour qu'elle soit mieux perçue par votre interlocuteur ou votre lecteur.

Rôle et Définition :

  • Définition : La mise en relief est l'action de faire ressortir une information particulière dans un énoncé.
  • Rôle : Elle sert à exprimer une intention communicative forte : insister, souligner, préciser, contredire, ou simplement guider l'attention de l'auditeur/lecteur vers ce qui est jugé le plus important.

Pourquoi mettre en relief ? On met en relief pour plusieurs raisons :

  1. Pour insister : "C'est vraiment important !"
  2. Pour clarifier : "C'est lui qui a cassé le vase, pas moi."
  3. Pour contredire : "Non, ce n'est pas ce que j'ai dit."
  4. Pour exprimer une émotion : "J'ai tellement faim !"
  5. Pour structurer l'information : Mettre en avant le thème ou le propos principal.

Exemples simples :

  • Phrase neutre : "J'ai vu Pierre hier."
  • Mise en relief du sujet : "C'est Pierre que j'ai vu hier." (On insiste sur qui a été vu).
  • Mise en relief du temps : "C'est hier que j'ai vu Pierre." (On insiste sur quand).
  • Mise en relief par l'intonation (à l'oral) : "J'ai vu Pierre hier." (En accentuant "Pierre", on indique que c'est l'information nouvelle ou importante).

Les différents types de mise en relief

Il existe plusieurs façons de mettre en relief une information, qui peuvent être classées en différentes catégories selon les moyens linguistiques utilisés.

  1. Mise en relief syntaxique :

    • Elle modifie la structure habituelle de la phrase. On change l'ordre des mots ou on ajoute des constructions spécifiques.
    • Exemples : l'inversion sujet-verbe, les phrases clivées ("C'est... qui/que"), la dislocation.
    • C'est la forme la plus "visible" à l'écrit.
  2. Mise en relief lexicale :

    • Elle utilise des mots spécifiques (adverbes, adjectifs, noms) qui portent en eux une idée d'intensité ou de renforcement.
    • Exemples : "très", "vraiment", "absolument", "énorme", la répétition de mots.
    • Elle enrichit le sens et l'expression.
  3. Mise en relief prosodique :

    • Elle concerne la manière dont la phrase est prononcée. Elle est donc exclusive à l'oral.
    • Exemples : l'intonation, l'accentuation de certains mots, le volume de la voix.
    • Elle est cruciale pour l'expression des émotions et des nuances à l'oral.

Contexte d'utilisation

La pertinence d'utiliser tel ou tel procédé de mise en relief dépend grandement du contexte de communication.

  1. Écrit vs. oral :

    • À l'écrit, on privilégiera les procédés syntaxiques et lexicaux, ainsi que la ponctuation et la typographie (italiques, majuscules).
    • À l'oral, la prosodie est reine. L'intonation et l'accentuation sont vos meilleurs alliés. Les procédés syntaxiques et lexicaux sont aussi utilisés, mais leur effet est souvent renforcé par la prononciation.
  2. Formalité du discours :

    • Dans un discours informel, on peut se permettre des répétitions ou des exclamations plus fréquentes.
    • Dans un discours formel, la mise en relief doit être plus subtile et grammaticalement correcte. Les phrases clivées ou les inversions sont souvent perçues comme plus élégantes.
    • Attention à ne pas surcharger votre discours avec trop de mises en relief, au risque de le rendre lourd ou artificiel.
  3. Intention de l'énonciateur :

    • Votre intention est le moteur principal du choix du procédé. Voulez-vous exprimer la surprise ? L'indignation ? L'accord ? La mise en relief vous aidera à transmettre cette intention.
    • Par exemple, pour exprimer la surprise : "Mais c'est incroyable !" (adverbe + intonation forte).
    • Pour insister sur une cause : "C'est parce qu'il était fatigué qu'il n'est pas venu."

Chapitre 2

La Mise en Relief par la Structure de la Phrase

L'inversion sujet-verbe

L'inversion sujet-verbe est un procédé qui, comme son nom l'indique, consiste à placer le verbe avant le sujet. C'est une structure qui peut avoir plusieurs rôles, dont la mise en relief.

Cas d'utilisation :

  • Après certains adverbes ou locutions adverbiales placés en début de phrase :
    • "À peine était-il arrivé qu'il a dû repartir."
    • "Peut-être viendra-t-il demain."
    • "Rarement a-t-on vu un tel spectacle."
  • Dans les phrases interrogatives directes (cas le plus courant) :
    • "Que faites-vous ?"
    • "Où allez-vous ?" (Ici, l'inversion est obligatoire si le sujet est un pronom).
  • Après un complément circonstanciel mis en tête de phrase (souvent pour un effet littéraire) :
    • "Devant la maison se tenaient deux gardes."
    • "Au fond du jardin coule une rivière."
  • Dans les incises (pour rapporter des paroles) :
    • "Je suis fatigué, dit-il."

Effet produit :

  • L'inversion crée un effet de surprise ou d'attente.
  • Elle peut donner un ton plus soutenu ou littéraire à la phrase.
  • Elle met en valeur l'élément qui précède l'inversion (l'adverbe, le complément circonstanciel).
  • Elle permet de rompre avec la structure sujet-verbe-complément habituelle, attirant ainsi l'attention.

Exemples pratiques :

  • Neutre : "Le soleil brillait."
  • Avec inversion (littéraire) : "Brillait le soleil." (Met l'accent sur l'action de briller).
  • Neutre : "Il ne dit rien."
  • Avec inversion : "Non seulement il ne dit rien, mais il partit sans un mot." (Met l'accent sur la négation et la conséquence).
  • Neutre : "Un grand château se dresse au sommet de la colline."
  • Avec inversion : "Au sommet de la colline se dresse un grand château." (Mise en relief du lieu).

La dislocation (topicalisation)

La dislocation est un procédé qui consiste à isoler un élément de la phrase en le plaçant en début (dislocation à gauche) ou en fin (dislocation à droite) d'énoncé, et en le reprenant par un pronom.

Dislocation à gauche :

  • L'élément mis en relief est placé en début de phrase, suivi d'une virgule (souvent) et repris par un pronom personnel ou démonstratif dans la phrase principale.
  • Structure : Élément mis en relief, pronom...
  • Exemple : "Ce livre, je l'ai lu trois fois." (On insiste sur "ce livre").
  • Exemple : "Les vacances, j'en rêve !"

Dislocation à droite :

  • L'élément mis en relief est placé en fin de phrase, après un pronom qui l'annonce.
  • Structure : Pronom..., Élément mis en relief.
  • Exemple : "Je l'ai lu trois fois, ce livre." (Même effet, mais la nuance est légèrement différente, parfois plus familière ou ajoutée après coup).
  • Exemple : "J'en rêve, des vacances !"

Rôle de l'intonation (à l'oral) :

  • À l'oral, la dislocation est très fréquente et est souvent accompagnée d'une pause après l'élément disloqué à gauche, et d'une montée de l'intonation sur cet élément.
  • Pour la dislocation à droite, l'élément final est souvent prononcé avec une intonation descendante, comme une précision ajoutée.
  • La dislocation est un procédé très courant dans la langue parlée, car elle permet de thématiser (mettre en avant le thème) très facilement.
  • Elle est essentielle pour organiser l'information et guider l'attention de l'interlocuteur.

Les phrases clivées (cleft sentences)

Les phrases clivées (ou "phrases à présentatif") sont des constructions très puissantes pour la mise en relief. Elles utilisent la structure "C'est... qui/que" (ou "Il y a... qui/que") pour isoler et mettre en évidence un élément.

Structure 'C'est... qui/que' :

  • C'est + élément à mettre en relief + qui/que + reste de la phrase.
  • "Qui" est utilisé pour un sujet, "que" pour un objet ou un complément.

Mise en relief du sujet :

  • Phrase neutre : "Le chien a mangé mes devoirs."
  • Phrase clivée : "C'est le chien qui a mangé mes devoirs." (On insiste sur qui a fait l'action).
  • Ici, "le chien" est le sujet de la proposition relative introduite par "qui".

Mise en relief de l'objet/complément :

  • Phrase neutre : "J'ai rencontré Paul hier."
  • Phrase clivée (objet direct) : "C'est Paul que j'ai rencontré hier." (On insiste sur qui a été rencontré).
  • Phrase neutre : "Je vais en Espagne cet été."
  • Phrase clivée (complément de lieu) : "C'est en Espagne que je vais cet été." (On insiste sur l'on va).
  • Phrase neutre : "J'ai fini mon travail à midi."
  • Phrase clivée (complément de temps) : "C'est à midi que j'ai fini mon travail." (On insiste sur quand).

Les phrases clivées sont extrêmement efficaces pour focaliser l'attention sur une seule information, répondant souvent à une question implicite ("Qui a mangé tes devoirs ?").

Les phrases pseudo-clivées

Les phrases pseudo-clivées sont similaires aux phrases clivées mais utilisent une structure différente, souvent introduite par "Ce que...", "Ce qui...", "Ce dont...", etc.

Structure 'Ce que... c'est' :

  • Ce que / Ce qui / Ce dont / Ce à quoi + phrase + c'est + élément mis en relief.
  • L'élément mis en relief est placé en fin de phrase, après le verbe "être".

Mise en relief d'une information :

  • Phrase neutre : "J'aime la musique classique."
  • Pseudo-clivée : "Ce que j'aime, c'est la musique classique." (On insiste sur ce que l'on aime).
  • Phrase neutre : "Il m'a énervé par son attitude."
  • Pseudo-clivée : "Ce qui m'a énervé, c'est son attitude." (On insiste sur ce qui a causé l'énervement).
  • Phrase neutre : "J'ai besoin de silence."
  • Pseudo-clivée : "Ce dont j'ai besoin, c'est de silence." (On insiste sur ce de quoi on a besoin).

Comparaison avec les phrases clivées :

  • Les phrases clivées ("C'est... qui/que") mettent en relief un élément précis (une personne, un lieu, un temps).
  • Les phrases pseudo-clivées ("Ce que... c'est") mettent en relief une information plus générale ou une catégorie. Elles sont souvent utilisées pour définir ou caractériser quelque chose.
  • Elles ont toutes deux pour effet d'isoler l'information clé et de la présenter comme la plus importante.

Chapitre 3

La Mise en Relief par des Procédés Lexicaux

L'utilisation d'adverbes intensifs

Les adverbes intensifs sont des mots qui modifient un verbe, un adjectif ou un autre adverbe pour en augmenter le degré ou l'intensité.

Très, vraiment, absolument :

  • Très : L'intensif le plus courant. "Il est très fatigué."
  • Vraiment : Suggère une confirmation, une authenticité. "C'est vraiment beau !"
  • Absolument : Exprime une intensité maximale, sans réserve. "C'est absolument nécessaire."
  • D'autres adverbes : "énormément", "complètement", "totalement", "extrêmement", "incroyablement", "particulièrement", "fortement", etc.

Position dans la phrase :

  • Généralement placés avant l'adjectif ou l'adverbe qu'ils modifient : "Il est extrêmement rapide."
  • Placés après le verbe conjugué (ou entre l'auxiliaire et le participe passé pour les temps composés) : "Elle travaille beaucoup." / "Il a beaucoup travaillé."

Nuances de sens :

  • Chaque adverbe apporte sa propre nuance. "Vraiment" peut marquer l'étonnement, "absolument" l'affirmation sans discussion.
  • Leur choix précis permet d'affiner l'intention de l'énonciateur.

Les adjectifs et noms emphatiques

Certains adjectifs et noms sont utilisés pour exprimer une intensité ou une importance particulière.

Formes superlatives :

  • Le superlatif est la forme la plus courante pour exprimer un degré extrême.
  • "Le plus beau jour de ma vie."
  • "C'est la meilleure solution."
  • "C'est un chef-d'œuvre !" (nom avec une forte connotation).

Mots à forte connotation :

  • Utilisation de mots qui, par leur sens même, expriment déjà une intensité forte.
  • Exemples d'adjectifs : "gigantesque", "minuscule", "terrifiant", "magnifique", "crucial", "essentiel".
  • Exemples de noms : "catastrophe", "miracle", "génie", "horreur", "splendeur".
  • "C'est une catastrophe !" (plutôt que "C'est un problème").
  • "Ce film est magnifique." (plutôt que "Ce film est bien").

Effet sur le lecteur/auditeur :

  • Ces mots ont un impact émotionnel plus fort.
  • Ils permettent de peindre une image plus vive et de transmettre un sentiment plus intense.
  • Ils enrichissent le vocabulaire et la capacité expressive.

Les répétitions et pléonasmes

La répétition d'un mot ou d'une structure, ou l'utilisation d'un pléonasme, peut servir à insister sur une idée.

Répétition lexicale :

  • Répéter un mot ou une expression pour en souligner l'importance.
  • "Il faut travailler, travailler et encore travailler."
  • "Jamais, au grand jamais, je ne ferai cela."
  • C'est une technique très courante à l'oral pour marquer l'insistance.

Répétition syntaxique (parallélisme) :

  • Répéter une même structure grammaticale.
  • "Je pense donc je suis." (Descartes)
  • "Levez-vous, battez-vous, gagnez !" (Discours inspirant)
  • Cela crée un rythme et une force persuasive.

Pléonasmes :

  • Utilisation de termes dont le sens est redondant, mais qui peut avoir un effet d'insistance.
  • "Monter en haut." (Techniquement redondant, mais parfois utilisé pour souligner l'action).
  • "Je l'ai vu de mes propres yeux." (Le plus courant et le plus accepté).
  • "Un petit nain." (Pour insister sur la petite taille).
  • Attention : les pléonasmes peuvent être perçus comme des fautes de style s'ils ne sont pas utilisés à bon escient pour un effet voulu.

Chapitre 4

La Mise en Relief par des Procédés Prosodiques et Ponctuels

L'intonation et l'accentuation orale

À l'oral, la voix est un outil puissant pour la mise en relief.

Montée/descente de la voix :

  • Une montée de la voix (intonation ascendante) peut marquer l'interrogation, l'incertitude ou l'insistance sur un élément.
  • Une descente de la voix (intonation descendante) marque souvent la fin d'une phrase, l'affirmation, ou une certaine gravité.
  • L'alternance d'intonations crée le rythme du discours et guide l'auditeur.

Accent tonique :

  • L'accent tonique est l'insistance portée sur une syllabe ou un mot particulier dans une phrase.
  • En français, l'accent tonique tombe généralement sur la dernière syllabe prononcée d'un mot ou d'un groupe de mots.
  • Cependant, pour la mise en relief, on peut déplacer cet accent sur un mot clé.
    • Neutre : "J'ai acheté du pain."
    • Mise en relief : "J'ai acheté du PAIN." (En insistant sur "pain", on peut signifier que c'est l'information nouvelle ou importante, par exemple en réponse à "Qu'as-tu acheté ?").

Mots clés accentués :

  • En accentuant un mot clé, on le met en évidence et on signale à l'auditeur que c'est l'information la plus pertinente ou la plus chargée émotionnellement.
  • "C'est toi qui l'as fait !" (Insistance sur la personne).
  • "C'est maintenant qu'il faut agir !" (Insistance sur le moment).
  • L'accentuation est le procédé de mise en relief le plus naturel et le plus utilisé à l'oral.

La ponctuation expressive

À l'écrit, la ponctuation peut remplacer l'intonation pour exprimer une émotion ou une insistance.

Points d'exclamation (!):

  • Marquent l'émotion, la surprise, l'ordre, l'exclamation.
  • "Quelle belle journée !"
  • "Arrête immédiatement !"
  • Ils donnent un ton plus vif et plus direct à la phrase.

Points de suspension (...) :

  • Indiquent une hésitation, une omission, une suite implicite, ou une pensée inachevée.
  • "Si seulement je savais..."
  • "Il est arrivé, et là... surprise !"
  • Ils créent une attente ou un suspense.

Guillemets d'insistance (" ") :

  • Utilisés pour attirer l'attention sur un mot ou une expression, pour indiquer qu'il est employé dans un sens particulier, ironique, ou qu'il est mis en doute.
  • "Il a fait un travail 'remarquable'." (Peut signifier que le travail n'était pas si remarquable que ça).
  • "Il est le 'chef' de cette équipe." (Peut suggérer que son leadership est contesté).
  • Ils questionnent ou mettent en perspective le terme qu'ils encadrent.

Les majuscules et italiques

Ces procédés typographiques sont des outils visuels pour la mise en relief à l'écrit.

Mise en évidence visuelle :

  • Majuscules : Utilisation de majuscules pour un mot ou une phrase entière pour exprimer un cri, une forte émotion, un titre, ou une instruction capitale.
    • "ATTENTION DANGER !"
    • "C'EST INACCEPTABLE."
    • À utiliser avec parcimonie, car un usage excessif peut donner une impression d'agressivité ou de manque de subtilité.
  • Italiques : Utilisés pour mettre en valeur un mot, une expression étrangère, un titre d'œuvre, ou pour marquer l'emphase.
    • "C'est une idée géniale."
    • "Il a lu Le Petit Prince."
    • "Il m'a dit que c'était impossible."
    • Les italiques sont plus subtils que les majuscules et sont souvent préférés pour une emphase modérée.

Effet de surprise ou d'importance :

  • Ces outils visuels permettent de guider le regard du lecteur vers l'information jugée la plus importante par l'auteur.
  • Ils compensent l'absence d'intonation de l'oral.

Chapitre 5

Application et Exercices Pratiques

Identifier la mise en relief

La première étape est de savoir reconnaître les différents types de mise en relief.

Analyse de textes :

  • Lisez des articles de presse, des extraits de romans, des dialogues.
  • Repérez les phrases où un élément semble plus important que les autres.
  • Demandez-vous : "Pourquoi cet élément est-il mis en avant ? Comment l'auteur a-t-il fait ?"
  • Cherchez :
    • Les constructions "C'est... qui/que".
    • Les inversions sujet-verbe.
    • Les mots répétés.
    • Les adverbes intensifs ("très", "vraiment").
    • La ponctuation expressive (!, ...).
    • Les italiques ou majuscules.

Analyse d'extraits oraux :

  • Écoutez des interviews, des extraits de films, des discours.
  • Concentrez-vous sur l'intonation et l'accentuation des locuteurs.
  • Notez les mots qui sont prononcés plus fort, plus lentement, avec une intonation particulière.
  • Identifiez les dislocations ("Ce truc, je le déteste !").

Reconnaissance des procédés :

  • Entraînez-vous à nommer le procédé utilisé : "C'est une phrase clivée", "C'est une dislocation à gauche", "C'est un adverbe intensif".
  • Comprendre le "comment" est essentiel pour pouvoir ensuite le reproduire.

Transformer des phrases

Cet exercice consiste à prendre une phrase neutre et à la modifier pour mettre en relief différents éléments.

Reformuler avec inversion :

  • Phrase de départ : "Le train partira à 8h."
  • À transformer : "À 8h partira le train." (Effet d'annonce)
  • Phrase de départ : "Je n'ai jamais vu ça."
  • À transformer : "Jamais je n'ai vu ça." (Insistance sur la négation)

Utiliser des phrases clivées :

  • Phrase de départ : "J'ai offert un cadeau à ma sœur."
  • Mise en relief du bénéficiaire : "C'est à ma sœur que j'ai offert un cadeau."
  • Mise en relief de l'objet : "C'est un cadeau que j'ai offert à ma sœur."
  • Phrase de départ : "Le vent a cassé l'arbre."
  • Mise en relief du sujet : "C'est le vent qui a cassé l'arbre."

Ajouter des adverbes :

  • Phrase de départ : "Ce film est bon."
  • Avec adverbe : "Ce film est vraiment bon." / "Ce film est extrêmement bon."
  • Phrase de départ : "Elle parle vite."
  • Avec adverbe : "Elle parle trop vite." / "Elle parle particulièrement vite."

Produire des énoncés avec mise en relief

Maintenant, passez à la production !

Rédaction de courts paragraphes :

  • Choisissez un sujet (vos vacances, un événement marquant, un livre que vous aimez).
  • Rédigez un court paragraphe en essayant d'utiliser au moins trois procédés de mise en relief différents.
  • Exemple : "Mes vacances ! C'est à la mer que je les passe chaque année. J'adore vraiment la plage. Ce que je préfère, c'est le bruit des vagues."

Expression orale dirigée :

  • Préparez de courtes présentations ou des réponses à des questions.
  • Consciemment, décidez quels mots vous allez accentuer, où vous allez faire une pause, et si vous allez utiliser une dislocation.
  • Enregistrez-vous et écoutez-vous pour évaluer l'efficacité de votre mise en relief.

Justification des choix :

  • Après avoir produit un énoncé, expliquez pourquoi vous avez choisi tel ou tel procédé.
  • "J'ai utilisé une phrase clivée pour insister sur l'acteur de l'action."
  • "J'ai accentué ce mot pour exprimer ma surprise."
  • Cette étape de justification est cruciale pour consolider votre compréhension et votre maîtrise.

Erreurs courantes à éviter

Comme toute technique, la mise en relief peut être mal utilisée.

Sur-utilisation :

  • Ne mettez pas en relief chaque élément de chaque phrase. Un texte ou un discours saturé de mises en relief devient lourd, artificiel et perd de son impact.
  • La mise en relief est un outil d'exception, pas la norme.
  • "C'est très important, vraiment crucial, absolument essentiel !" (Trop, tue l'emphase).

Mise en relief inappropriée :

  • Ne mettez pas en relief des informations qui ne le méritent pas ou qui sont déjà évidentes.
  • "C'est la table qui est un meuble." (Inutile, car c'est une évidence).
  • Assurez-vous que l'élément mis en relief est bien celui que vous voulez mettre en avant.

Confusion des structures :

  • Ne confondez pas les phrases clivées et pseudo-clivées, ou les différents types d'inversion. Chaque structure a son rôle précis.
  • "Ce qui est Pierre que j'ai vu." (Incorrect, mélange de structures).
  • Une bonne pratique est de toujours vérifier la grammaticalité de la phrase après avoir appliqué une technique de mise en relief.

En maîtrisant la mise en relief, vous ajouterez une dimension essentielle à votre expression en LV2, vous permettant de communiquer avec plus de précision, de force et de nuance. Bonne pratique !

Après la lecture

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