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Equations fonctions polynomes du second degre

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5 chapitres

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Pratique

12 questions

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Objectif

Première générale

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Chapitre 1

Introduction aux fonctions polynômes du second degré

Définition et formes d'une fonction polynôme du second degré

Une fonction polynôme du second degré (ou trinôme du second degré) est une fonction ff qui peut s'écrire sous la forme :

f(x)=ax2+bx+cf(x) = ax^2 + bx + c

aa, bb, et cc sont des nombres réels, avec la condition impérative que a0a \neq 0. Si aa était égal à 0, la fonction deviendrait f(x)=bx+cf(x) = bx + c, ce qui est une fonction affine (du premier degré).

  • aa est le coefficient du terme en x2x^2.
  • bb est le coefficient du terme en xx.
  • cc est le terme constant.

Cette écriture est appelée la forme développée du polynôme.

Exemples :

  • f(x)=2x23x+1f(x) = 2x^2 - 3x + 1 (ici a=2,b=3,c=1a=2, b=-3, c=1)
  • g(x)=x2+5g(x) = -x^2 + 5 (ici a=1,b=0,c=5a=-1, b=0, c=5)
  • h(x)=0.5x2+2xh(x) = 0.5x^2 + 2x (ici a=0.5,b=2,c=0a=0.5, b=2, c=0)

La représentation graphique d'une fonction polynôme du second degré est une courbe appelée parabole. Une parabole a une forme caractéristique en "U" ou en "U" inversé.

Sommet et axe de symétrie de la parabole

Chaque parabole possède un point particulier appelé le sommet. Ce sommet est le point le plus bas de la parabole (si elle est ouverte vers le haut) ou le point le plus haut (si elle est ouverte vers le bas).

Les coordonnées du sommet sont notées S(α,β)S(\alpha, \beta). L'abscisse du sommet, α\alpha, est donnée par la formule : α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a}

Une fois que vous avez α\alpha, vous pouvez trouver l'ordonnée du sommet, β\beta, en calculant f(α)f(\alpha) : β=f(α)=a(b2a)2+b(b2a)+c\beta = f(\alpha) = a\left(-\frac{b}{2a}\right)^2 + b\left(-\frac{b}{2a}\right) + c

La parabole est symétrique par rapport à une droite verticale passant par son sommet. Cette droite est appelée l'axe de symétrie. Son équation est : x=αoux=b2ax = \alpha \quad \text{ou} \quad x = -\frac{b}{2a}

Le sommet est un point crucial car il représente l'extremum (minimum ou maximum) de la fonction.

Exemple : Soit la fonction f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3. Ici, a=1,b=4,c=3a=1, b=-4, c=3. α=42×1=42=2\alpha = -\frac{-4}{2 \times 1} = \frac{4}{2} = 2. β=f(2)=(2)24(2)+3=48+3=1\beta = f(2) = (2)^2 - 4(2) + 3 = 4 - 8 + 3 = -1. Le sommet SS a pour coordonnées (2,1)(2, -1). L'axe de symétrie a pour équation x=2x=2.

Sens de variation et tableau de variation

Le sens de variation d'une fonction polynôme du second degré dépend uniquement du signe du coefficient aa.

  1. Si a>0a > 0 :

    • La parabole est ouverte vers le haut (elle ressemble à un "U").
    • La fonction est décroissante avant le sommet et croissante après le sommet.
    • Le sommet est un minimum global pour la fonction.

    Tableau de variation pour a>0a > 0 :

    xx-\inftyα\alpha++\infty
    f(x)f(x)\searrowβ\beta (minimum)\nearrow
  2. Si a<0a < 0 :

    • La parabole est ouverte vers le bas (elle ressemble à un "U" inversé).
    • La fonction est croissante avant le sommet et décroissante après le sommet.
    • Le sommet est un maximum global pour la fonction.

    Tableau de variation pour a<0a < 0 :

    xx-\inftyα\alpha++\infty
    f(x)f(x)\nearrowβ\beta (maximum)\searrow

Exemple reprenant f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3 : Puisque a=1>0a=1 > 0, la parabole est ouverte vers le haut. Le sommet est un minimum. α=2\alpha = 2, β=1\beta = -1.

Tableau de variation :

xx-\infty22++\infty
f(x)f(x)\searrow1-1 (minimum)\nearrow

Chapitre 2

Résolution des équations du second degré

Forme canonique et factorisation

La forme canonique d'un polynôme du second degré est une autre manière d'écrire f(x)=ax2+bx+cf(x) = ax^2 + bx + c. Elle s'écrit : f(x)=a(xα)2+βf(x) = a(x - \alpha)^2 + \betaα=b2a\alpha = -\frac{b}{2a} et β=f(α)\beta = f(\alpha) sont les coordonnées du sommet.

Intérêt de la forme canonique :

  • Elle permet de lire directement les coordonnées du sommet.
  • Elle est utile pour étudier le sens de variation et trouver l'extremum.
  • Elle peut faciliter la résolution d'équations si le polynôme est une identité remarquable.

Passage de la forme développée à la forme canonique : On utilise la technique de "complétion du carré" ou simplement les formules de α\alpha et β\beta. Exemple : f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3. On sait α=2\alpha=2 et β=1\beta=-1. Donc, f(x)=1(x2)2+(1)=(x2)21f(x) = 1(x - 2)^2 + (-1) = (x - 2)^2 - 1. On peut vérifier : (x2)21=(x24x+4)1=x24x+3(x-2)^2 - 1 = (x^2 - 4x + 4) - 1 = x^2 - 4x + 3.

La factorisation d'un polynôme consiste à l'écrire comme un produit de facteurs. Si la forme canonique est une identité remarquable de type A2B2A^2 - B^2, la factorisation est directe. Exemple : f(x)=(x2)21f(x) = (x-2)^2 - 1. C'est de la forme A2B2A^2 - B^2 avec A=(x2)A = (x-2) et B=1B = 1. Donc, f(x)=((x2)1)((x2)+1)=(x3)(x1)f(x) = ((x-2) - 1)((x-2) + 1) = (x-3)(x-1). Pour résoudre f(x)=0f(x)=0, on a (x3)(x1)=0(x-3)(x-1)=0, ce qui donne x=3x=3 ou x=1x=1.

Le discriminant (delta)

Pour résoudre l'équation ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0 de manière générale, on utilise une méthode basée sur le discriminant, noté Δ\Delta (delta). Le discriminant est une valeur numérique qui nous indique le nombre de solutions réelles de l'équation.

La formule du discriminant est : Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4ac

Le calcul du discriminant est la première étape cruciale pour résoudre toute équation du second degré.

Exemple : Pour f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3, nous avons a=1,b=4,c=3a=1, b=-4, c=3. Δ=(4)24(1)(3)=1612=4\Delta = (-4)^2 - 4(1)(3) = 16 - 12 = 4.

Nombre de solutions selon le discriminant

Le signe du discriminant Δ\Delta détermine le nombre de solutions réelles (racines) de l'équation ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0.

  1. Cas Δ>0\Delta > 0 : Deux solutions réelles distinctes L'équation a deux solutions réelles différentes, notées x1x_1 et x2x_2. La parabole coupe l'axe des abscisses en deux points distincts. Les formules des solutions sont : x1=bΔ2aetx2=b+Δ2ax_1 = \frac{-b - \sqrt{\Delta}}{2a} \quad \text{et} \quad x_2 = \frac{-b + \sqrt{\Delta}}{2a}

    Exemple : x24x+3=0x^2 - 4x + 3 = 0. On a Δ=4\Delta = 4. x1=(4)42(1)=422=22=1x_1 = \frac{-(-4) - \sqrt{4}}{2(1)} = \frac{4 - 2}{2} = \frac{2}{2} = 1. x2=(4)+42(1)=4+22=62=3x_2 = \frac{-(-4) + \sqrt{4}}{2(1)} = \frac{4 + 2}{2} = \frac{6}{2} = 3. Les solutions sont x=1x=1 et x=3x=3.

  2. Cas Δ=0\Delta = 0 : Une solution réelle double L'équation a une seule solution réelle, notée x0x_0. On parle de solution double car elle correspond à deux racines confondues. La parabole touche l'axe des abscisses en un seul point (le sommet est sur l'axe des abscisses). La formule de la solution est : x0=b2ax_0 = \frac{-b}{2a} Remarquez que c'est la même formule que l'abscisse du sommet α\alpha.

    Exemple : x26x+9=0x^2 - 6x + 9 = 0. Ici a=1,b=6,c=9a=1, b=-6, c=9. Δ=(6)24(1)(9)=3636=0\Delta = (-6)^2 - 4(1)(9) = 36 - 36 = 0. x0=(6)2(1)=62=3x_0 = \frac{-(-6)}{2(1)} = \frac{6}{2} = 3. La solution double est x=3x=3.

  3. Cas Δ<0\Delta < 0 : Aucune solution réelle L'équation n'a pas de solution réelle. La parabole ne coupe pas l'axe des abscisses. Dans ce cas, on dit que l'ensemble des solutions est vide : S=S = \emptyset.

    Exemple : x2+x+1=0x^2 + x + 1 = 0. Ici a=1,b=1,c=1a=1, b=1, c=1. Δ=(1)24(1)(1)=14=3\Delta = (1)^2 - 4(1)(1) = 1 - 4 = -3. Comme Δ<0\Delta < 0, il n'y a pas de solution réelle pour cette équation.

Chapitre 3

Relations entre racines et coefficients

Somme et produit des racines

Si l'équation ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0 (avec a0a \neq 0 et Δ0\Delta \ge 0) a pour racines x1x_1 et x2x_2, alors :

  • La somme des racines SS est donnée par : S=x1+x2=baS = x_1 + x_2 = -\frac{b}{a}

  • Le produit des racines PP est donné par : P=x1x2=caP = x_1 \cdot x_2 = \frac{c}{a}

Utilisation :

  • Vérification : Après avoir calculé les racines, vous pouvez rapidement vérifier vos résultats en calculant leur somme et leur produit et en les comparant à b/a-b/a et c/ac/a.
  • Recherche d'une racine : Si vous connaissez une racine x1x_1 et les coefficients a,b,ca, b, c, vous pouvez trouver l'autre racine x2x_2 en utilisant x2=Sx1x_2 = S - x_1 ou x2=P/x1x_2 = P / x_1.

Exemple : Pour x24x+3=0x^2 - 4x + 3 = 0, les racines sont x1=1x_1=1 et x2=3x_2=3. a=1,b=4,c=3a=1, b=-4, c=3. Somme : x1+x2=1+3=4x_1 + x_2 = 1 + 3 = 4. Formule : ba=41=4-\frac{b}{a} = -\frac{-4}{1} = 4. (Ça correspond !) Produit : x1x2=13=3x_1 \cdot x_2 = 1 \cdot 3 = 3. Formule : ca=31=3\frac{c}{a} = \frac{3}{1} = 3. (Ça correspond !)

Factorisation d'un polynôme du second degré

Si un polynôme du second degré ax2+bx+cax^2 + bx + c a des racines réelles x1x_1 et x2x_2 (c'est-à-dire si Δ0\Delta \ge 0), alors il peut être factorisé sous la forme : f(x)=a(xx1)(xx2)f(x) = a(x - x_1)(x - x_2)

Cette forme est appelée la forme factorisée du polynôme. Si Δ=0\Delta = 0, les racines sont confondues (x1=x2=x0x_1 = x_2 = x_0), et la forme factorisée devient f(x)=a(xx0)2f(x) = a(x - x_0)^2.

La factorisation est possible si et seulement si Δ0\Delta \ge 0. Si Δ<0\Delta < 0, le polynôme ne peut pas être factorisé dans les réels.

Exemple : Pour f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3, les racines sont x1=1x_1=1 et x2=3x_2=3. a=1a=1. La forme factorisée est f(x)=1(x1)(x3)=(x1)(x3)f(x) = 1(x - 1)(x - 3) = (x - 1)(x - 3).

Passage de la forme factorisée à la forme développée : Il suffit de développer le produit. Exemple : (x1)(x3)=x23xx+3=x24x+3(x - 1)(x - 3) = x^2 - 3x - x + 3 = x^2 - 4x + 3.

Reconstitution d'une équation à partir de ses racines

Si l'on connaît les deux racines x1x_1 et x2x_2 d'une équation du second degré, on peut reconstituer une équation du type x2Sx+P=0x^2 - Sx + P = 0, où SS est la somme des racines (x1+x2x_1 + x_2) et PP est le produit des racines (x1x2x_1 \cdot x_2). Cette équation est équivalente à a(x2Sx+P)=0a(x^2 - Sx + P) = 0.

Méthode :

  1. Calculer la somme S=x1+x2S = x_1 + x_2.
  2. Calculer le produit P=x1x2P = x_1 \cdot x_2.
  3. L'équation est x2Sx+P=0x^2 - Sx + P = 0. (Attention, cette équation a un a=1a=1. Si un aa différent était imposé, il faudrait multiplier toute l'équation par ce aa).

Exemple : Trouvez une équation du second degré dont les racines sont 2 et -5.

  1. S=2+(5)=3S = 2 + (-5) = -3.
  2. P=2(5)=10P = 2 \cdot (-5) = -10.
  3. L'équation est x2(3)x+(10)=0x^2 - (-3)x + (-10) = 0, soit x2+3x10=0x^2 + 3x - 10 = 0.

Chapitre 4

Signe d'un polynôme du second degré

Interprétation graphique du signe

Le signe de f(x)f(x) correspond à la position de la parabole par rapport à l'axe des abscisses :

  • Si f(x)>0f(x) > 0, la parabole est au-dessus de l'axe des abscisses.
  • Si f(x)<0f(x) < 0, la parabole est en-dessous de l'axe des abscisses.
  • Si f(x)=0f(x) = 0, la parabole coupe (ou touche) l'axe des abscisses aux racines.

Les racines sont les points où le signe peut changer. Le signe du coefficient aa joue un rôle fondamental.

  1. Si a>0a > 0 (parabole ouverte vers le haut) :

    • Si Δ>0\Delta > 0 (deux racines x1<x2x_1 < x_2) :
      • f(x)>0f(x) > 0 pour x<x1x < x_1 et x>x2x > x_2 (à l'extérieur des racines).
      • f(x)<0f(x) < 0 pour x1<x<x2x_1 < x < x_2 (entre les racines).
      • f(x)=0f(x) = 0 pour x=x1x = x_1 et x=x2x = x_2.
    • Si Δ=0\Delta = 0 (une racine double x0x_0) :
      • f(x)>0f(x) > 0 pour tout xx0x \neq x_0.
      • f(x)=0f(x) = 0 pour x=x0x = x_0. (La parabole est toujours au-dessus ou touche l'axe).
    • Si Δ<0\Delta < 0 (aucune racine réelle) :
      • f(x)>0f(x) > 0 pour tout xRx \in \mathbb{R}. (La parabole est toujours au-dessus de l'axe).
  2. Si a<0a < 0 (parabole ouverte vers le bas) :

    • Si Δ>0\Delta > 0 (deux racines x1<x2x_1 < x_2) :
      • f(x)<0f(x) < 0 pour x<x1x < x_1 et x>x2x > x_2 (à l'extérieur des racines).
      • f(x)>0f(x) > 0 pour x1<x<x2x_1 < x < x_2 (entre les racines).
      • f(x)=0f(x) = 0 pour x=x1x = x_1 et x=x2x = x_2.
    • Si Δ=0\Delta = 0 (une racine double x0x_0) :
      • f(x)<0f(x) < 0 pour tout xx0x \neq x_0.
      • f(x)=0f(x) = 0 pour x=x0x = x_0. (La parabole est toujours en-dessous ou touche l'axe).
    • Si Δ<0\Delta < 0 (aucune racine réelle) :
      • f(x)<0f(x) < 0 pour tout xRx \in \mathbb{R}. (La parabole est toujours en-dessous de l'axe).

Tableau de signes

Le tableau de signes est un outil méthodique pour résumer le signe d'un polynôme.

Règle générale du signe de ax2+bx+cax^2 + bx + c (si Δ>0\Delta > 0 avec x1<x2x_1 < x_2) :

xx-\inftyx1x_1x2x_2++\infty
Signe de f(x)f(x)Signe de aa00Signe opposé à aa00

Le polynôme est du signe de aa à l'extérieur des racines et du signe opposé à aa entre les racines.

Cas particulier Δ=0\Delta = 0 (racine double x0x_0) :

xx-\inftyx0x_0++\infty
Signe de f(x)f(x)Signe de aa00Signe de aa

Cas particulier Δ<0\Delta < 0 (aucune racine réelle) :

xx-\infty++\infty
Signe de f(x)f(x)Signe de aaSigne de aaSigne de aa

Exemple : Étudier le signe de f(x)=x24x+3f(x) = x^2 - 4x + 3. On sait que les racines sont x1=1x_1=1 et x2=3x_2=3. Le coefficient a=1a=1 est positif.

xx-\infty1133++\infty
f(x)f(x)++00-00

Résolution d'inéquations du second degré

Résoudre une inéquation du second degré (par exemple ax2+bx+c>0ax^2 + bx + c > 0, ax2+bx+c<0ax^2 + bx + c < 0, etc.) se fait en utilisant le tableau de signes.

Méthodologie :

  1. Mettre l'inéquation sous la forme ax2+bx+c>0ax^2 + bx + c > 0 (ou <0< 0, 0\ge 0, 0\le 0).
  2. Calculer le discriminant Δ\Delta et trouver les racines (s'il y en a).
  3. Construire le tableau de signes du polynôme.
  4. Lire l'ensemble des solutions sur le tableau en fonction du signe recherché.

Exemple : Résoudre l'inéquation x24x+30x^2 - 4x + 3 \ge 0.

  1. L'inéquation est déjà sous la bonne forme.
  2. Racines trouvées précédemment : x1=1x_1=1 et x2=3x_2=3.
  3. Tableau de signes :
    xx-\infty1133++\infty
    x24x+3x^2 - 4x + 3++00-00
  4. On cherche où f(x)0f(x) \ge 0. Cela correspond aux intervalles où le signe est ++ ou 00. L'ensemble des solutions est S=];1][3;+[S = ]-\infty; 1] \cup [3; +\infty[. N'oubliez pas d'inclure les racines avec des crochets fermés si l'inégalité est large (\ge ou \le).

Chapitre 5

Applications et problèmes

Optimisation (maximum/minimum)

Le sommet de la parabole représente l'extremum de la fonction (son maximum ou son minimum). Cela rend les fonctions du second degré particulièrement utiles pour les problèmes d'optimisation.

  • Si a>0a > 0, le sommet est un minimum. On cherche à minimiser une quantité (coût, distance, temps, etc.).
  • Si a<0a < 0, le sommet est un maximum. On cherche à maximiser une quantité (profit, surface, hauteur, etc.).

Méthodologie :

  1. Modéliser la situation par une fonction du second degré f(x)=ax2+bx+cf(x) = ax^2 + bx + c.
  2. Identifier si on cherche un maximum ou un minimum (en fonction du problème et du signe de aa).
  3. Calculer l'abscisse du sommet α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a}. C'est la valeur de xx qui optimise la fonction.
  4. Calculer l'ordonnée du sommet β=f(α)\beta = f(\alpha). C'est la valeur optimale (le minimum ou le maximum).
  5. Interpréter le résultat dans le contexte du problème.

Exemple : Un agriculteur veut clôturer un champ rectangulaire le long d'une rivière. Il dispose de 100 mètres de clôture et n'a pas besoin de clôturer le côté le long de la rivière. Quelle est la surface maximale qu'il peut clôturer ? Soit LL la longueur du champ (le long de la rivière) et ll la largeur. La longueur de clôture utilisée est L+2l=100L + 2l = 100. Donc L=1002lL = 100 - 2l. La surface du champ est S=L×l=(1002l)l=100l2l2S = L \times l = (100 - 2l)l = 100l - 2l^2. C'est une fonction du second degré de ll : S(l)=2l2+100lS(l) = -2l^2 + 100l. Ici, a=2,b=100,c=0a=-2, b=100, c=0. Puisque a<0a < 0, la parabole est ouverte vers le bas, et le sommet correspond à un maximum. L'abscisse du sommet est l=1002(2)=1004=25l = -\frac{100}{2(-2)} = -\frac{100}{-4} = 25 mètres. La largeur qui maximise la surface est 25 m. La surface maximale est S(25)=2(25)2+100(25)=2(625)+2500=1250+2500=1250S(25) = -2(25)^2 + 100(25) = -2(625) + 2500 = -1250 + 2500 = 1250 m². La longueur correspondante serait L=1002(25)=50L = 100 - 2(25) = 50 m.

Modélisation de situations concrètes

Les fonctions du second degré sont utilisées pour modéliser de nombreux phénomènes :

  • Physique : trajectoire d'un projectile (balistique), chute libre (position en fonction du temps), énergie cinétique.
  • Économie : fonctions de coût, de recette, de profit (souvent quadratiques).
  • Biologie : croissance de populations dans certains modèles.
  • Ingénierie : conception de ponts suspendus (câbles paraboliques), réflecteurs paraboliques.

Méthodologie :

  1. Comprendre le problème : Identifier les grandeurs en jeu et ce qui est recherché.
  2. Choisir les variables : Définir la variable indépendante (xx) et la variable dépendante (f(x)f(x)) appropriées.
  3. Établir la relation : Traduire les informations du problème en une équation ou une fonction du second degré. Cela peut impliquer des formules connues (surface, vitesse, coût...).
  4. Résoudre/Analyser : Appliquer les outils vus précédemment (résolution d'équation, étude de signe, recherche d'extremum).
  5. Interpréter le résultat : Donner une réponse claire et pertinente dans le contexte du problème.

Intersection de courbes

Pour trouver les points d'intersection entre deux courbes représentatives de fonctions, on résout l'équation f(x)=g(x)f(x) = g(x). Si l'une des fonctions est du second degré et l'autre est linéaire, ou si les deux sont du second degré, on aboutit souvent à une équation du second degré.

Cas 1 : Intersection d'une parabole et d'une droite Soit PfP_f la parabole d'équation y=ax2+bx+cy = ax^2 + bx + c et DgD_g la droite d'équation y=mx+py = mx + p. Pour trouver leurs points d'intersection, on résout ax2+bx+c=mx+pax^2 + bx + c = mx + p. Cela se ramène à une équation du second degré : ax2+(bm)x+(cp)=0ax^2 + (b-m)x + (c-p) = 0.

  • Si Δ>0\Delta > 0 : deux points d'intersection.
  • Si Δ=0\Delta = 0 : un point d'intersection (la droite est tangente à la parabole).
  • Si Δ<0\Delta < 0 : aucun point d'intersection.

Exemple : Intersection de y=x22x+1y = x^2 - 2x + 1 et y=x+1y = x + 1. x22x+1=x+1x^2 - 2x + 1 = x + 1 x22xx+11=0x^2 - 2x - x + 1 - 1 = 0 x23x=0x^2 - 3x = 0 x(x3)=0x(x - 3) = 0 Les solutions sont x=0x=0 et x=3x=3. Pour x=0x=0, y=0+1=1y = 0+1 = 1. Point (0,1)(0, 1). Pour x=3x=3, y=3+1=4y = 3+1 = 4. Point (3,4)(3, 4). Les deux courbes se coupent en deux points : (0,1)(0,1) et (3,4)(3,4).

Cas 2 : Intersection de deux paraboles Soit PfP_f d'équation y=a1x2+b1x+c1y = a_1x^2 + b_1x + c_1 et PgP_g d'équation y=a2x2+b2x+c2y = a_2x^2 + b_2x + c_2. Pour trouver leurs points d'intersection, on résout a1x2+b1x+c1=a2x2+b2x+c2a_1x^2 + b_1x + c_1 = a_2x^2 + b_2x + c_2. Cela se ramène à une équation du second degré (si a1a2a_1 \neq a_2) : (a1a2)x2+(b1b2)x+(c1c2)=0(a_1 - a_2)x^2 + (b_1 - b_2)x + (c_1 - c_2) = 0. Si a1=a2a_1 = a_2, l'équation devient linéaire.

Méthodologie :

  1. Égaler les expressions des deux fonctions : f(x)=g(x)f(x) = g(x).
  2. Réarranger l'équation pour obtenir une forme Ax2+Bx+C=0Ax^2 + Bx + C = 0.
  3. Résoudre cette équation du second degré (ou linéaire si A=0A=0) pour trouver les abscisses xx des points d'intersection.
  4. Pour chaque xx trouvé, calculer l'ordonnée yy correspondante en le substituant dans l'une des fonctions initiales (f(x)f(x) ou g(x)g(x)).
  5. Exprimer les points d'intersection sous forme de coordonnées (x,y)(x, y).

Après la lecture

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