Éducation nationale françaiseSpécialité MathématiquesPremière générale20 min de lecture

Fonctions polynômes du second degré

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Lecture

5 chapitres

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Pratique

12 questions

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Objectif

Première générale

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Chapitre 1

Introduction aux fonctions du second degré

Définition et formes d'une fonction polynôme du second degré

Une fonction polynôme du second degré (ou trinôme du second degré) est une fonction ff définie sur l'ensemble des nombres réels R\mathbb{R}, qui peut s'écrire sous la forme suivante :

f(x)=ax2+bx+cf(x) = ax^2 + bx + c

Cette écriture est appelée la forme développée du polynôme.

  • aa, bb, et cc sont des nombres réels appelés les coefficients du polynôme.
  • Le coefficient aa doit impérativement être non nul (a0a \neq 0). Si aa était égal à 0, la fonction serait du premier degré (f(x)=bx+cf(x) = bx + c).
  • xx est la variable.

Exemples de fonctions du second degré :

  • f(x)=2x23x+1f(x) = 2x^2 - 3x + 1 (ici, a=2a=2, b=3b=-3, c=1c=1)
  • g(x)=x2+5g(x) = -x^2 + 5 (ici, a=1a=-1, b=0b=0, c=5c=5)
  • h(x)=4x2xh(x) = 4x^2 - x (ici, a=4a=4, b=1b=-1, c=0c=0)
  • k(x)=(x+1)(x2)=x22x+x2=x2x2k(x) = (x+1)(x-2) = x^2 - 2x + x - 2 = x^2 - x - 2 (ici, a=1a=1, b=1b=-1, c=2c=-2)

Le coefficient aa ne doit jamais être nul pour qu'il s'agisse d'un polynôme du second degré.

Représentation graphique : la parabole

La représentation graphique d'une fonction polynôme du second degré est toujours une courbe appelée parabole.

  • Allure générale de la parabole : Une parabole a une forme de "U" ou de "U inversé". Elle est symétrique par rapport à une droite verticale.
  • Ouverture de la parabole (selon le signe de aa) :
    • Si a>0a > 0, la parabole est "ouverte vers le haut" (elle ressemble à un "U"). Elle admet un minimum.
    • Si a<0a < 0, la parabole est "ouverte vers le bas" (elle ressemble à un "U inversé"). Elle admet un maximum.
  • Sommet de la parabole : C'est le point le plus bas (si a>0a>0) ou le point le plus haut (si a<0a<0) de la parabole. Ses coordonnées sont (α;β)( \alpha; \beta ).
  • Axe de symétrie : La parabole est symétrique par rapport à la droite verticale passant par son sommet. L'équation de cet axe de symétrie est x=αx = \alpha.

Lien entre forme développée et représentation graphique

Les coefficients aa, bb et cc de la forme développée f(x)=ax2+bx+cf(x) = ax^2 + bx + c nous donnent des informations précieuses sur la parabole :

  • Ordonnée à l'origine (cc) : La valeur du coefficient cc est l'ordonnée du point d'intersection de la parabole avec l'axe des ordonnées (l'axe OyOy). En effet, si x=0x=0, alors f(0)=a(0)2+b(0)+c=cf(0) = a(0)^2 + b(0) + c = c. Donc, la parabole coupe l'axe OyOy au point (0;c)(0; c).
  • Influence de aa sur l'ouverture et l'étirement :
    • Comme vu précédemment, le signe de aa détermine l'orientation de la parabole (ouverte vers le haut si a>0a>0, vers le bas si a<0a<0).
    • La valeur absolue de aa ( a|a| ) influence l'étirement de la parabole. Plus a|a| est grand, plus la parabole est "resserrée" ou "étroite". Plus a|a| est petit (proche de 0), plus la parabole est "évasée" ou "large".
  • Influence de bb sur la position du sommet : Le coefficient bb affecte la position horizontale du sommet. L'abscisse du sommet est donnée par la formule α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a}. Un changement de bbaa et cc constants) déplacera la parabole horizontalement et verticalement.

Le coefficient cc est l'ordonnée du point d'intersection de la parabole avec l'axe des ordonnées.

Chapitre 2

Formes canonique et factorisée

La forme canonique

La forme canonique d'une fonction polynôme du second degré est :

f(x)=a(xα)2+βf(x) = a(x - \alpha)^2 + \beta

  • aa est le même coefficient que dans la forme développée.
  • (α;β)(\alpha; \beta) sont les coordonnées du sommet de la parabole.
    • L'abscisse du sommet est α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a}.
    • L'ordonnée du sommet est β=f(α)=aα2+bα+c\beta = f(\alpha) = a\alpha^2 + b\alpha + c.
  • L'intérêt majeur de la forme canonique est qu'elle donne directement les coordonnées du sommet de la parabole. C'est très utile pour trouver le minimum ou le maximum de la fonction.

Passage de la forme développée à la forme canonique : À partir de f(x)=ax2+bx+cf(x) = ax^2 + bx + c :

  1. On factorise aa sur les termes en x2x^2 et xx : f(x)=a(x2+bax)+cf(x) = a \left( x^2 + \frac{b}{a}x \right) + c.
  2. On utilise l'identité remarquable (x+k)2=x2+2kx+k2(x+k)^2 = x^2 + 2kx + k^2. Ici, 2k=ba2k = \frac{b}{a}, donc k=b2ak = \frac{b}{2a}.
  3. On réécrit l'expression entre parenthèses : x2+bax=(x+b2a)2(b2a)2x^2 + \frac{b}{a}x = \left( x + \frac{b}{2a} \right)^2 - \left( \frac{b}{2a} \right)^2.
  4. On remplace dans f(x)f(x) : f(x)=a[(x+b2a)2b24a2]+cf(x) = a \left[ \left( x + \frac{b}{2a} \right)^2 - \frac{b^2}{4a^2} \right] + c f(x)=a(x+b2a)2ab24a2+cf(x) = a \left( x + \frac{b}{2a} \right)^2 - a \frac{b^2}{4a^2} + c f(x)=a(x+b2a)2b24a+cf(x) = a \left( x + \frac{b}{2a} \right)^2 - \frac{b^2}{4a} + c f(x)=a(x(b2a))2+b2+4ac4af(x) = a \left( x - \left(-\frac{b}{2a}\right) \right)^2 + \frac{-b^2+4ac}{4a} D'où α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a} et β=b2+4ac4a\beta = \frac{-b^2+4ac}{4a}.

Exemple : Soit f(x)=2x28x+6f(x) = 2x^2 - 8x + 6. α=82×2=84=2\alpha = -\frac{-8}{2 \times 2} = \frac{8}{4} = 2. β=f(2)=2(2)28(2)+6=2(4)16+6=816+6=2\beta = f(2) = 2(2)^2 - 8(2) + 6 = 2(4) - 16 + 6 = 8 - 16 + 6 = -2. La forme canonique est f(x)=2(x2)22f(x) = 2(x - 2)^2 - 2. Le sommet est (2;2)(2; -2).

La forme factorisée

La forme factorisée d'une fonction polynôme du second degré existe si la fonction admet des racines réelles (c'est-à-dire des valeurs de xx pour lesquelles f(x)=0f(x)=0).

f(x)=a(xx1)(xx2)f(x) = a(x - x_1)(x - x_2)

  • aa est le même coefficient.
  • x1x_1 et x2x_2 sont les racines du polynôme, c'est-à-dire les valeurs de xx pour lesquelles f(x)=0f(x)=0. Graphiquement, ce sont les abscisses des points d'intersection de la parabole avec l'axe des abscisses (l'axe OxOx).
  • L'intérêt majeur de la forme factorisée est qu'elle permet de lire directement les racines du polynôme.

Passage de la forme développée à la forme factorisée : Pour trouver la forme factorisée, il faut d'abord trouver les racines x1x_1 et x2x_2 en résolvant l'équation f(x)=0f(x)=0. Nous verrons comment faire cela avec le discriminant dans la section suivante.

Exemple : Soit f(x)=x23x+2f(x) = x^2 - 3x + 2. En résolvant x23x+2=0x^2 - 3x + 2 = 0, on trouve les racines x1=1x_1 = 1 et x2=2x_2 = 2. Comme a=1a=1, la forme factorisée est f(x)=1(x1)(x2)=(x1)(x2)f(x) = 1(x - 1)(x - 2) = (x - 1)(x - 2).

Passage entre les différentes formes

Il est souvent nécessaire de passer d'une forme à l'autre :

  • Développée \rightarrow Canonique : Calculer α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a} puis β=f(α)\beta = f(\alpha). Ensuite, écrire a(xα)2+βa(x-\alpha)^2 + \beta.
  • Canonique \rightarrow Développée : Développer l'expression a(xα)2+βa(x-\alpha)^2 + \beta. Exemple : 2(x2)22=2(x24x+4)2=2x28x+82=2x28x+62(x-2)^2 - 2 = 2(x^2 - 4x + 4) - 2 = 2x^2 - 8x + 8 - 2 = 2x^2 - 8x + 6.
  • Factorisée \rightarrow Développée : Développer le produit a(xx1)(xx2)a(x-x_1)(x-x_2). Exemple : (x1)(x2)=x22xx+2=x23x+2(x-1)(x-2) = x^2 - 2x - x + 2 = x^2 - 3x + 2.
  • Développée \rightarrow Factorisée (si possible) : Résoudre l'équation ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0 pour trouver les racines x1x_1 et x2x_2. Si des racines existent, écrire a(xx1)(xx2)a(x-x_1)(x-x_2).

Chapitre 3

Résolution d'équations du second degré

Le discriminant ($\Delta$)

L'outil principal pour résoudre une équation du second degré est le discriminant, noté Δ\Delta (delta).

  • Définition de Δ\Delta : Le discriminant est calculé à partir des coefficients aa, bb, cc par la formule : Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4ac
  • Rôle du discriminant : Le signe du discriminant détermine le nombre de solutions réelles de l'équation ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0.
  • Calcul du discriminant : Il suffit d'identifier aa, bb, cc et d'appliquer la formule.

Exemple : Pour 2x23x+1=02x^2 - 3x + 1 = 0, on a a=2a=2, b=3b=-3, c=1c=1. Δ=(3)24(2)(1)=98=1\Delta = (-3)^2 - 4(2)(1) = 9 - 8 = 1.

Nombre de solutions selon le signe de $\Delta$

Le signe de Δ\Delta nous indique directement combien de solutions réelles l'équation a :

  1. Si Δ>0\Delta > 0 : L'équation a deux solutions réelles distinctes (deux racines différentes). Les solutions sont données par les formules : x1=bΔ2aetx2=b+Δ2ax_1 = \frac{-b - \sqrt{\Delta}}{2a} \quad \text{et} \quad x_2 = \frac{-b + \sqrt{\Delta}}{2a} Graphiquement, la parabole coupe l'axe OxOx en deux points distincts.

  2. Si Δ=0\Delta = 0 : L'équation a une solution réelle double (une seule racine). La solution est donnée par la formule : x0=b2ax_0 = \frac{-b}{2a} Graphiquement, la parabole touche l'axe OxOx en un seul point (son sommet est sur l'axe OxOx). C'est aussi l'abscisse du sommet α\alpha.

  3. Si Δ<0\Delta < 0 : L'équation n'a aucune solution réelle. Graphiquement, la parabole ne coupe pas l'axe OxOx (elle est entièrement au-dessus si a>0a>0, ou entièrement en-dessous si a<0a<0).

Le discriminant Δ\Delta est la clé pour connaître le nombre de solutions réelles d'une équation du second degré.

Cas particuliers de résolution

Certaines équations du second degré peuvent être résolues plus simplement sans passer par le discriminant :

  • Équations incomplètes (b=0b=0 ou c=0c=0) :

    • Si b=0b=0 : ax2+c=0    ax2=c    x2=caax^2 + c = 0 \implies ax^2 = -c \implies x^2 = -\frac{c}{a}.
      • Si ca>0-\frac{c}{a} > 0, alors x=±cax = \pm \sqrt{-\frac{c}{a}}. (Deux solutions)
      • Si ca=0-\frac{c}{a} = 0, alors x=0x = 0. (Une solution)
      • Si ca<0-\frac{c}{a} < 0, alors pas de solution réelle. Exemple : 2x28=0    2x2=8    x2=4    x=±22x^2 - 8 = 0 \implies 2x^2 = 8 \implies x^2 = 4 \implies x = \pm 2.
    • Si c=0c=0 : ax2+bx=0    x(ax+b)=0ax^2 + bx = 0 \implies x(ax+b) = 0. Ceci implique x=0x = 0 ou ax+b=0ax+b=0, donc x=bax = -\frac{b}{a}. (Toujours deux solutions, sauf si b=0b=0) Exemple : 3x2+6x=0    3x(x+2)=0    x=03x^2 + 6x = 0 \implies 3x(x+2) = 0 \implies x=0 ou x=2x=-2.
  • Factorisation simple : Si vous pouvez factoriser l'expression directement (par exemple, en reconnaissant une identité remarquable ou en mettant un facteur commun), c'est souvent plus rapide. Exemple : x26x+9=0    (x3)2=0    x=3x^2 - 6x + 9 = 0 \implies (x-3)^2 = 0 \implies x=3 (solution double).

  • Utilisation de la forme canonique : Si vous connaissez déjà la forme canonique a(xα)2+β=0a(x-\alpha)^2 + \beta = 0, vous pouvez la résoudre directement : a(xα)2=β    (xα)2=βaa(x-\alpha)^2 = -\beta \implies (x-\alpha)^2 = -\frac{\beta}{a}.

    • Si βa>0-\frac{\beta}{a} > 0, alors xα=±βa    x=α±βax-\alpha = \pm \sqrt{-\frac{\beta}{a}} \implies x = \alpha \pm \sqrt{-\frac{\beta}{a}}.
    • Si βa=0-\frac{\beta}{a} = 0, alors xα=0    x=αx-\alpha = 0 \implies x = \alpha.
    • Si βa<0-\frac{\beta}{a} < 0, alors pas de solution réelle. Exemple : 2(x2)22=0    2(x2)2=2    (x2)2=1    x2=±12(x-2)^2 - 2 = 0 \implies 2(x-2)^2 = 2 \implies (x-2)^2 = 1 \implies x-2 = \pm 1. Donc x2=1    x=3x-2=1 \implies x=3 ou x2=1    x=1x-2=-1 \implies x=1.

Chapitre 4

Signe d'un polynôme du second degré et inéquations

Tableau de signes d'un polynôme du second degré

Le signe d'un polynôme P(x)=ax2+bx+cP(x) = ax^2 + bx + c dépend de son coefficient aa et de ses racines (s'il en a).

Règle générale :

  • À l'extérieur des racines, le polynôme est du signe de aa.
  • Entre les racines (si Δ>0\Delta > 0), le polynôme est du signe opposé à aa.

Construction du tableau de signes :

  1. Calculer Δ\Delta et trouver les racines x1,x2x_1, x_2 (si elles existent).
  2. Ordonner les racines si Δ>0\Delta > 0 (x1<x2x_1 < x_2).
  3. Construire un tableau avec une ligne pour xx (de -\infty à ++\infty) et une ligne pour P(x)P(x).
  4. Placer les racines sur la ligne des xx. À ces endroits, P(x)=0P(x)=0.

Cas selon le signe de Δ\Delta :

  • Cas Δ>0\Delta > 0 (deux racines x1<x2x_1 < x_2) :

    xx-\inftyx1x_1x2x_2++\infty
    ax2+bx+cax^2+bx+cSigne de aa00Signe opposé à aa00
    Exemple : f(x)=x23x+2f(x) = x^2 - 3x + 2. a=1(>0)a=1 (>0), racines x1=1,x2=2x_1=1, x_2=2.
    xx-\infty1122++\infty
    :--------:-------::-::-::-------:
    x23x+2x^2-3x+2++00-00
  • Cas Δ=0\Delta = 0 (une racine double x0x_0) :

    xx-\inftyx0x_0++\infty
    ax2+bx+cax^2+bx+cSigne de aa00Signe de aa
    Le polynôme est toujours du signe de aa, sauf en x0x_0 où il est nul.
    Exemple : f(x)=x24x+4f(x) = x^2 - 4x + 4. a=1(>0)a=1 (>0), racine double x0=2x_0=2.
    xx-\infty22++\infty
    :--------:-------::-::-------:
    x24x+4x^2-4x+4++00++
  • Cas Δ<0\Delta < 0 (aucune racine réelle) :

    xx-\infty++\infty
    ax2+bx+cax^2+bx+cSigne de aa
    Le polynôme est toujours du signe de aa sur R\mathbb{R}.
    Exemple : f(x)=x2+x+1f(x) = x^2 + x + 1. a=1(>0)a=1 (>0), Δ=124(1)(1)=14=3<0\Delta = 1^2 - 4(1)(1) = 1-4 = -3 < 0.
    xx-\infty++\infty
    :--------:-------::-------:
    x2+x+1x^2+x+1++

Un polynôme du second degré est toujours du signe de aa à l'extérieur de ses racines.

Résolution d'inéquations du second degré

Pour résoudre une inéquation du second degré (par exemple ax2+bx+c>0ax^2 + bx + c > 0, ax2+bx+c0ax^2 + bx + c \le 0, etc.) :

  1. Ramener l'inéquation à la forme ax2+bx+c signe 0ax^2+bx+c \text{ signe } 0 (où "signe" est >,<,,>, <, \ge, \le).
  2. Calculer le discriminant Δ\Delta et trouver les racines de ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0.
  3. Construire le tableau de signes du polynôme ax2+bx+cax^2 + bx + c.
  4. Lire la ou les intervalles de solution dans le tableau de signes en fonction du signe demandé par l'inéquation.

Exemple : Résoudre x2x20x^2 - x - 2 \ge 0.

  1. L'inéquation est déjà sous la bonne forme.
  2. Résolvons x2x2=0x^2 - x - 2 = 0. a=1,b=1,c=2a=1, b=-1, c=-2. Δ=(1)24(1)(2)=1+8=9\Delta = (-1)^2 - 4(1)(-2) = 1 + 8 = 9. x1=(1)92(1)=132=1x_1 = \frac{-(-1) - \sqrt{9}}{2(1)} = \frac{1 - 3}{2} = -1. x2=(1)+92(1)=1+32=2x_2 = \frac{-(-1) + \sqrt{9}}{2(1)} = \frac{1 + 3}{2} = 2.
  3. Tableau de signes (a=1>0a=1 > 0) :
    xx-\infty1-122++\infty
    x2x2x^2-x-2++00-00
  4. On cherche x2x20x^2 - x - 2 \ge 0, donc les intervalles où le signe est ++ ou 00. La solution est S=];1][2;+[S = ]-\infty; -1] \cup [2; +\infty[.

Interprétation graphique des solutions : Les solutions d'une inéquation f(x)>0f(x) > 0 correspondent aux intervalles où la parabole est au-dessus de l'axe des abscisses. Les solutions d'une inéquation f(x)<0f(x) < 0 correspondent aux intervalles où la parabole est en-dessous de l'axe des abscisses.

Applications aux problèmes d'optimisation

Les fonctions du second degré sont souvent utilisées pour modéliser des situations où l'on cherche un maximum ou un minimum.

  • Recherche de maximum/minimum : Le sommet de la parabole représente le point où la fonction atteint son maximum (si a<0a<0) ou son minimum (si a>0a>0).

    • L'abscisse du sommet α=b2a\alpha = -\frac{b}{2a} donne la valeur de xx pour laquelle le maximum/minimum est atteint.
    • L'ordonnée du sommet β=f(α)\beta = f(\alpha) donne la valeur du maximum/minimum lui-même.
  • Problèmes concrets :

    • Aire maximale : Optimiser l'aire d'une figure géométrique (rectangle, etc.) sous certaines contraintes.
    • Bénéfice maximal ou coût minimal : En économie, les fonctions de coût ou de bénéfice sont parfois modélisées par des polynômes du second degré. Trouver le sommet permet de déterminer la production optimale.
    • Trajectoire : La trajectoire d'un projectile (sans frottement) est une parabole. Le sommet correspond au point culminant de la trajectoire.

Exemple : Un agriculteur veut clôturer un champ rectangulaire le long d'une rivière (pas de clôture côté rivière) avec 100 mètres de clôture. Quelle est l'aire maximale qu'il peut clôturer ? Soient LL la longueur parallèle à la rivière et ll la largeur. La clôture utilisée est L+2l=100L + 2l = 100. On exprime L=1002lL = 100 - 2l. L'aire du champ est A=L×l=(1002l)l=100l2l2A = L \times l = (100 - 2l)l = 100l - 2l^2. C'est une fonction du second degré de ll: A(l)=2l2+100lA(l) = -2l^2 + 100l. Ici, a=2a=-2, b=100b=100, c=0c=0. Puisque a=2<0a=-2 < 0, la parabole est ouverte vers le bas, elle admet un maximum. L'abscisse du sommet : l=b2a=1002(2)=1004=25l = -\frac{b}{2a} = -\frac{100}{2(-2)} = -\frac{100}{-4} = 25 mètres. L'aire maximale est A(25)=2(25)2+100(25)=2(625)+2500=1250+2500=1250A(25) = -2(25)^2 + 100(25) = -2(625) + 2500 = -1250 + 2500 = 1250 m2^2. La longueur correspondante est L=1002(25)=50L = 100 - 2(25) = 50 mètres.

Chapitre 5

Relations entre racines et coefficients

Somme et produit des racines

Si une équation ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0 (avec a0a \neq 0) a deux racines réelles x1x_1 et x2x_2 (distinctes ou confondues), alors :

  • Somme des racines : S=x1+x2=baS = x_1 + x_2 = -\frac{b}{a}
  • Produit des racines : P=x1×x2=caP = x_1 \times x_2 = \frac{c}{a}

Démonstration (rapide) : Nous savons que x1=bΔ2ax_1 = \frac{-b - \sqrt{\Delta}}{2a} et x2=b+Δ2ax_2 = \frac{-b + \sqrt{\Delta}}{2a}. x1+x2=bΔ2a+b+Δ2a=bΔb+Δ2a=2b2a=bax_1 + x_2 = \frac{-b - \sqrt{\Delta}}{2a} + \frac{-b + \sqrt{\Delta}}{2a} = \frac{-b - \sqrt{\Delta} - b + \sqrt{\Delta}}{2a} = \frac{-2b}{2a} = -\frac{b}{a}. x1×x2=(bΔ2a)(b+Δ2a)=(b)2(Δ)2(2a)2=b2Δ4a2x_1 \times x_2 = \left( \frac{-b - \sqrt{\Delta}}{2a} \right) \left( \frac{-b + \sqrt{\Delta}}{2a} \right) = \frac{(-b)^2 - (\sqrt{\Delta})^2}{(2a)^2} = \frac{b^2 - \Delta}{4a^2}. En remplaçant Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4ac : x1×x2=b2(b24ac)4a2=b2b2+4ac4a2=4ac4a2=cax_1 \times x_2 = \frac{b^2 - (b^2 - 4ac)}{4a^2} = \frac{b^2 - b^2 + 4ac}{4a^2} = \frac{4ac}{4a^2} = \frac{c}{a}.

Ces relations sont très utiles ! Elles permettent de vérifier rapidement des solutions ou de trouver des informations sur les racines sans les calculer explicitement.

Applications des relations racines-coefficients

  • Vérification de solutions : Si vous avez trouvé des solutions x1x_1 et x2x_2 pour une équation, vous pouvez vérifier si leur somme est bien ba-\frac{b}{a} et leur produit ca\frac{c}{a}. Exemple : Pour x23x+2=0x^2 - 3x + 2 = 0, les racines sont 11 et 22. S=1+2=3S = 1+2 = 3. Et ba=31=3-\frac{b}{a} = -\frac{-3}{1} = 3. (OK) P=1×2=2P = 1 \times 2 = 2. Et ca=21=2\frac{c}{a} = \frac{2}{1} = 2. (OK)

  • Recherche de l'autre racine : Si vous connaissez une racine x1x_1 et les coefficients a,b,ca,b,c, vous pouvez trouver l'autre racine x2x_2 sans résoudre l'équation complète.

    • À partir de la somme : x2=bax1x_2 = -\frac{b}{a} - x_1.
    • À partir du produit : x2=cax1x_2 = \frac{c}{a \cdot x_1} (si x10x_1 \neq 0). Exemple : Si on sait que x=1x=1 est une racine de 2x25x+3=02x^2 - 5x + 3 = 0. Alors x1+x2=52=52x_1 + x_2 = -\frac{-5}{2} = \frac{5}{2}. Donc 1+x2=52    x2=521=321 + x_2 = \frac{5}{2} \implies x_2 = \frac{5}{2} - 1 = \frac{3}{2}. Ou par le produit : x1×x2=32x_1 \times x_2 = \frac{3}{2}. Donc 1×x2=32    x2=321 \times x_2 = \frac{3}{2} \implies x_2 = \frac{3}{2}.
  • Construction d'un polynôme à partir de ses racines : Si on vous donne les deux racines x1x_1 et x2x_2 d'un polynôme du second degré, vous pouvez le reconstituer (à un facteur aa près) : x2(x1+x2)x+x1x2=0x^2 - (x_1+x_2)x + x_1x_2 = 0. Ou plus généralement : a(x2Sx+P)=0a(x^2 - Sx + P) = 0. Exemple : Trouver une équation du second degré dont les racines sont 2-2 et 55. S=2+5=3S = -2+5 = 3. P=(2)(5)=10P = (-2)(5) = -10. L'équation est x23x10=0x^2 - 3x - 10 = 0. (On peut multiplier par n'importe quel a0a \neq 0, par exemple 2x26x20=02x^2 - 6x - 20 = 0).

Factorisation sans calcul de discriminant

Dans certains cas, on peut factoriser un polynôme du second degré sans calculer explicitement le discriminant, en utilisant les relations somme-produit ou en détectant une racine "évidente".

  • Cas où une racine est évidente :

    • Si a+b+c=0a+b+c=0, alors x=1x=1 est une racine. (Car a(1)2+b(1)+c=a+b+c=0a(1)^2 + b(1) + c = a+b+c=0)
    • Si ab+c=0a-b+c=0, alors x=1x=-1 est une racine. (Car a(1)2+b(1)+c=ab+c=0a(-1)^2 + b(-1) + c = a-b+c=0) Une fois une racine x1x_1 trouvée, on peut trouver x2x_2 avec les relations somme-produit, puis écrire la forme factorisée a(xx1)(xx2)a(x-x_1)(x-x_2). Exemple : 2x27x+5=02x^2 - 7x + 5 = 0. a+b+c=27+5=0a+b+c = 2-7+5 = 0. Donc x1=1x_1=1 est une racine. x1×x2=ca=52x_1 \times x_2 = \frac{c}{a} = \frac{5}{2}. Donc 1×x2=52    x2=521 \times x_2 = \frac{5}{2} \implies x_2 = \frac{5}{2}. La forme factorisée est 2(x1)(x52)2(x-1)(x-\frac{5}{2}).
  • Méthodes alternatives de factorisation :

    • Regroupement ou identités remarquables : Parfois, le polynôme peut être factorisé directement si on reconnaît une structure particulière.
    • Forme canonique : Si la forme canonique est a(xα)2+βa(x-\alpha)^2 + \beta, on peut chercher à factoriser en utilisant l'identité A2B2=(AB)(A+B)A^2 - B^2 = (A-B)(A+B) si β\beta et aa sont de signes opposés (pour avoir un signe - devant le terme constant après factorisation de aa). Exemple : f(x)=2(x2)22f(x) = 2(x-2)^2 - 2. f(x)=2[(x2)21]=2[(x2)1][(x2)+1]=2(x3)(x1)f(x) = 2[(x-2)^2 - 1] = 2[(x-2)-1][(x-2)+1] = 2(x-3)(x-1).

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