Géométrie repérée
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Lecture
5 chapitres
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Pratique
12 questions
Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.
Objectif
Première générale
Format rapide pour vérifier si le chapitre correspond.
Chapitre 1
Vecteurs et Coordonnées
Rappel sur les vecteurs et leurs coordonnées
Un vecteur est un objet mathématique caractérisé par une direction, un sens et une longueur (appelée norme). Il représente un déplacement. En géométrie repérée, un vecteur est défini par ses coordonnées dans un repère.
Dans un repère , les coordonnées d'un vecteur sont notées ou .
Calcul des coordonnées d'un vecteur à partir de deux points : Soient deux points et . Le vecteur a pour coordonnées : C'est toujours "arrivée moins départ".
Exemple : Si et , alors .
Opérations sur les vecteurs en coordonnées
Les opérations sur les vecteurs sont très simples à réaliser lorsqu'on utilise leurs coordonnées.
Addition et soustraction de vecteurs : Soient et .
- Addition :
- Soustraction :
Exemple : Si et , alors et .
Multiplication d'un vecteur par un scalaire : Soit un vecteur et un nombre réel (scalaire). Le vecteur a pour coordonnées : Cette opération change la longueur du vecteur et potentiellement son sens (si ).
Exemple : Si et , alors . Si et , alors .
Propriétés des opérations vectorielles : Les opérations vectorielles suivent des règles similaires à celles des nombres réels :
- Commutativité de l'addition :
- Associativité de l'addition :
- Vecteur nul : où
- Vecteur opposé :
- Distributivité : et
Colinéarité de vecteurs
Deux vecteurs sont dits colinéaires s'ils ont la même direction. Géométriquement, cela signifie qu'ils sont parallèles. Algébriquement, cela se traduit de plusieurs manières.
Définition de vecteurs colinéaires : Deux vecteurs non nuls et sont colinéaires s'il existe un nombre réel tel que ====. Si l'un des vecteurs est le vecteur nul, ils sont considérés comme colinéaires à tout autre vecteur.
Critère de colinéarité (déterminant ou proportionnalité) : Soient et .
- Méthode 1 : Proportionnalité des coordonnées Les vecteurs et sont colinéaires si et seulement si leurs coordonnées sont proportionnelles. C'est-à-dire, il existe un tel que et . Cette méthode est pratique si et . On peut calculer .
- Méthode 2 : Le déterminant Les vecteurs et sont colinéaires si et seulement si leur déterminant est nul. Le déterminant de et est noté et est calculé ainsi : Donc, et sont colinéaires . C'est la méthode la plus fiable et la plus générale, surtout si une coordonnée est nulle.
Exemple : Vérifier si et sont colinéaires.
- Avec la proportionnalité : et . Puisque les rapports sont égaux (), les vecteurs sont colinéaires.
- Avec le déterminant : . Le déterminant est nul, donc les vecteurs sont colinéaires.
Application à l'alignement de points : Trois points , et sont alignés si et seulement si les vecteurs et (ou et , etc.) sont colinéaires. Il suffit de calculer les coordonnées de deux vecteurs formés par ces points et d'appliquer le critère de colinéarité.
Exemple : Les points , et sont-ils alignés ? Calculons le déterminant : . Puisque le déterminant est nul, et sont colinéaires. Les points , et sont donc alignés.
Chapitre 2
Distance et Milieu
Calcul de la distance entre deux points
La distance entre deux points dans un repère orthonormé est la longueur du segment qui les relie. Elle est fondamentale en géométrie.
Formule de la distance dans un repère orthonormé : Soient deux points et . La distance (ou la norme du vecteur ) est donnée par la formule : Cette formule est une application directe du théorème de Pythagore.
Application du théorème de Pythagore : Imaginez un triangle rectangle dont les sommets sont , et un point . Les longueurs des côtés de l'angle droit sont et . L'hypoténuse est . Selon Pythagore : . D'où la formule de la distance. Il est crucial que le repère soit orthonormé pour utiliser cette formule. Dans un repère orthogonal mais non normé, les unités sur les axes ne sont pas les mêmes, et la formule ne s'applique pas directement.
Exemples de calculs :
- Calculer la distance entre et . .
- Calculer la distance entre et . .
Coordonnées du milieu d'un segment
Le milieu d'un segment est le point qui partage ce segment en deux parties égales.
Formule des coordonnées du milieu : Soient deux points et . Le milieu du segment a pour coordonnées : Les coordonnées du milieu sont les moyennes des coordonnées des extrémités du segment.
Exemple : Calculer les coordonnées du milieu du segment avec et . .
Application à la symétrie centrale : Si est le milieu de , alors et sont symétriques par rapport à . Si est le symétrique de par rapport à un point , alors est le milieu du segment . On peut utiliser la formule du milieu pour trouver les coordonnées de si on connaît et . Si est le milieu de avec et , alors :
Vérification par le calcul vectoriel : Le point est le milieu de si et seulement si . Calculons les coordonnées de ces vecteurs : et L'égalité implique : On retrouve bien la formule du milieu.
Applications géométriques
Les formules de distance et de milieu sont des outils puissants pour démontrer des propriétés géométriques.
Nature d'un triangle (isocèle, équilatéral, rectangle) : Pour déterminer la nature d'un triangle , on calcule les longueurs de ses trois côtés , , .
- Triangle isocèle : Deux côtés ont la même longueur (ex: ).
- Triangle équilatéral : Les trois côtés ont la même longueur ().
- Triangle rectangle : Le carré de la longueur du plus grand côté est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés (réciproque du théorème de Pythagore). Par exemple, si , le triangle est rectangle en . On peut aussi utiliser le produit scalaire pour la condition d'orthogonalité (voir section suivante).
Exemple : , , . . . . Puisque et , on a . Le triangle est rectangle en A.
Nature d'un quadrilatère (parallélogramme, losange, rectangle, carré) : Pour déterminer la nature d'un quadrilatère , on peut utiliser les propriétés des vecteurs, des distances et des milieux.
- Parallélogramme :
- Les vecteurs et sont égaux (ou et ).
- Les diagonales se coupent en leur milieu (c'est-à-dire, le milieu de est le même que le milieu de ).
- Rectangle : C'est un parallélogramme avec un angle droit (donc deux côtés consécutifs orthogonaux, ex: ) OU dont les diagonales ont la même longueur ().
- Losange : C'est un parallélogramme dont deux côtés consécutifs ont la même longueur () OU dont les diagonales sont perpendiculaires.
- Carré : C'est un parallélogramme qui est à la fois un rectangle et un losange. On peut vérifier qu'il a quatre côtés égaux et un angle droit.
Démonstrations par le calcul de distances et de milieux : La plupart des démonstrations consistent à calculer des coordonnées de vecteurs, des distances ou des milieux pour prouver les propriétés souhaitées. Par exemple, pour montrer qu'un point est le centre de symétrie d'une figure, on montre qu'il est le milieu de segments reliant des points opposés de la figure.
Chapitre 3
Équations de Droites
Équation cartésienne d'une droite
Une droite dans le plan peut être représentée par une équation. L'équation cartésienne est une forme générale très utile.
Vecteur directeur d'une droite : Un vecteur directeur d'une droite est un vecteur non nul qui a la même direction que la droite. Il indique "l'orientation" de la droite. Si est un vecteur directeur d'une droite , alors est colinéaire à tout vecteur où et sont deux points distincts de .
Vecteur normal d'une droite : Un vecteur normal à une droite est un vecteur non nul qui est orthogonal (perpendiculaire) à cette droite. Il est donc orthogonal à tout vecteur directeur de la droite. Si est un vecteur directeur, alors ou sont des vecteurs normaux. En effet, leur produit scalaire est nul : .
Forme : Toute droite du plan peut être représentée par une équation de la forme : où , , sont des nombres réels, avec et non nuls simultanément. Dans cette équation, le vecteur est un vecteur normal à la droite. Et donc, le vecteur (ou ) est un vecteur directeur.
Exemple : La droite d'équation a pour vecteur normal . Un vecteur directeur est donc (on permute les coordonnées et on change le signe de l'une d'elles).
Détermination d'une équation cartésienne
Il existe plusieurs façons de trouver l'équation cartésienne d'une droite.
À partir d'un point et d'un vecteur directeur : Soit une droite passant par un point et de vecteur directeur . Un point appartient à si et seulement si les vecteurs et sont colinéaires. . Le critère de colinéarité donne : . En développant, on obtient l'équation cartésienne.
Exemple : Droite passant par et de vecteur directeur . . ou ==== (en multipliant par -1).
À partir de deux points : Soient deux points et .
- Calculer le vecteur directeur .
- Utiliser un des points (par exemple ) et le vecteur directeur pour trouver l'équation cartésienne comme précédemment.
Exemple : Droite passant par et . . C'est le même vecteur directeur que l'exemple précédent. L'équation est donc .
À partir d'un point et d'un vecteur normal : Soit une droite passant par un point et de vecteur normal . L'équation de la droite est de la forme . Pour trouver , on utilise le fait que appartient à la droite, donc ses coordonnées vérifient l'équation : . L'équation est alors .
Exemple : Droite passant par et de vecteur normal . L'équation est de la forme . Comme est sur la droite : . L'équation est ====.
Équation réduite d'une droite
L'équation réduite est une forme très courante, surtout pour les fonctions affines.
Forme : Toute droite non verticale peut être écrite sous la forme : où est la pente (ou coefficient directeur) de la droite, et est l'ordonnée à l'origine (c'est la valeur de lorsque , c'est-à-dire l'ordonnée du point d'intersection de la droite avec l'axe des ordonnées). Les droites verticales ont une équation de la forme (où est une constante) et n'ont pas d'équation réduite (car leur pente est "infinie").
Pente (coefficient directeur) et ordonnée à l'origine :
- La pente indique l'inclinaison de la droite. Si , la droite "monte". Si , la droite "descend". Si , la droite est horizontale (). Si on prend deux points et sur une droite non verticale, la pente est .
- L'ordonnée à l'origine est le point où la droite coupe l'axe des ordonnées.
Passage de l'équation cartésienne à l'équation réduite : À partir de :
- Isoler le terme en : .
- Diviser par (si ): . On a alors et . Si , l'équation cartésienne devient , soit . C'est une droite verticale.
Exemple : Passer de à l'équation réduite. Ici, la pente et l'ordonnée à l'origine .
Position relative de deux droites
Déterminer la position relative de deux droites, c'est savoir si elles sont parallèles, sécantes ou confondues.
Droites parallèles (colinéarité des vecteurs directeurs) : Deux droites et sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires (ou leurs vecteurs normaux sont colinéaires). Si et , elles sont parallèles si et seulement si ====.
Exemple : et . Elles sont parallèles car . et . Vecteur normal de : . Vecteur normal de : . . Les vecteurs normaux sont colinéaires, donc les droites sont parallèles.
Droites sécantes (point d'intersection) : Si deux droites ne sont pas parallèles, elles sont sécantes. Elles se coupent en un unique point. Les coordonnées de ce point d'intersection sont la solution du système formé par leurs deux équations. Si et , elles sont sécantes si et seulement si . Si et , elles sont sécantes si et seulement si (où et ).
Exemple : Point d'intersection de et . On résout le système : . Le point d'intersection est .
Droites confondues : Deux droites sont confondues si elles sont parallèles et possèdent au moins un point commun. En fait, elles représentent la même droite. Si et , elles sont confondues si ET . Si et , elles sont confondues si les coefficients sont proportionnels à .
Exemple : et . Pour , . Les deux équations réduites sont identiques, donc les droites sont confondues.
Chapitre 4
Produit Scalaire
Définitions du produit scalaire
Le produit scalaire de deux vecteurs peut être défini de manière géométrique ou analytique.
Définition géométrique (normes et angle) : Soient et deux vecteurs non nuls. On note l'angle non orienté entre et . Le produit scalaire de et , noté , est défini par : où est la norme (longueur) du vecteur . Si l'un des vecteurs est nul, le produit scalaire est nul.
Définition analytique (coordonnées) : Dans un repère orthonormé, soient et . Le produit scalaire est donné par : Cette formule est très pratique pour les calculs.
Exemple : Si et , alors .
Propriétés du produit scalaire (symétrie, bilinéarité) :
- Symétrie :
- Linéarité par rapport à la première variable :
- Linéarité par rapport à la deuxième variable : (grâce à la symétrie, cela découle de la première)
- Carré scalaire : . C'est une propriété très importante. Si , alors . On retrouve la formule de la norme !
Orthogonalité de vecteurs
Le produit scalaire est l'outil principal pour tester l'orthogonalité.
Condition d'orthogonalité (produit scalaire nul) : Deux vecteurs non nuls et sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul : Ceci découle de la définition géométrique : si , alors . Dans un repère orthonormé, si et , alors .
Application à la démonstration d'angles droits : Pour montrer qu'un triangle est rectangle en , il suffit de montrer que les vecteurs et sont orthogonaux, c'est-à-dire .
Exemple : Soient , , . Le triangle est-il rectangle en ? . Le produit scalaire n'est pas nul, donc les vecteurs ne sont pas orthogonaux. Le triangle n'est pas rectangle en .
Vecteur normal à une droite : Comme vu précédemment, un vecteur normal à une droite est orthogonal à son vecteur directeur. Si est un vecteur directeur d'une droite , alors un vecteur normal doit vérifier . Par exemple, ou sont des vecteurs normaux. Si la droite a pour équation , alors est un vecteur normal.
Applications du produit scalaire
Le produit scalaire a de nombreuses applications en géométrie.
Calcul de longueurs et d'angles :
- Longueurs (normes) : On utilise la relation . Donc . Si , alors .
- Angles : La définition géométrique permet de calculer l'angle entre deux vecteurs : Une fois connu, on utilise la fonction pour trouver l'angle.
Exemple : Calculer l'angle entre et . . . . . Donc (ou radians).
Projection orthogonale : La projection orthogonale d'un vecteur sur un vecteur est un vecteur colinéaire à . Le produit scalaire permet de calculer la longueur de cette projection. La formule est : .
Équation de cercle : Le produit scalaire peut être utilisé pour définir un cercle. Le cercle de diamètre est l'ensemble des points tels que le triangle est rectangle en . Ceci se traduit par .
Exemple : Équation du cercle de diamètre avec et . Soit un point du cercle. et . . C'est l'équation cartésienne du cercle.
Chapitre 5
Équations de Cercles
Équation cartésienne d'un cercle
Un cercle est défini par son centre et son rayon.
Définition d'un cercle (centre et rayon) : Un cercle est l'ensemble de tous les points qui sont à une distance fixe (le rayon) d'un point fixe (le centre).
Formule : Si le cercle a pour centre et pour rayon , un point appartient au cercle si et seulement si la distance est égale à . . En utilisant la formule de la distance : C'est l'équation cartésienne d'un cercle. Il est essentiel que le repère soit orthonormé.
Exemple : Le cercle de centre et de rayon a pour équation : .
Détermination de l'équation à partir du centre et du rayon : C'est une application directe de la formule ci-dessus. Si on vous donne le centre et le rayon , vous remplacez dans la formule.
Détermination d'un cercle
Plusieurs informations peuvent permettre de déterminer l'équation d'un cercle.
À partir de trois points non alignés : Si un cercle passe par trois points non alignés, son centre est l'intersection des médiatrices des segments et (ou ). Une fois le centre trouvé, le rayon est la distance (ou ou ).
- Calculer les équations des médiatrices de et . La médiatrice d'un segment est la droite perpendiculaire au segment et passant par son milieu. Pour la médiatrice de :
- Point milieu de .
- Vecteur est un vecteur normal à la médiatrice.
- Résoudre le système formé par les deux équations de médiatrices pour trouver les coordonnées du centre .
- Calculer le rayon .
- Écrire l'équation du cercle.
À partir d'un diamètre : Si on connaît les extrémités et d'un diamètre du cercle.
- Le centre du cercle est le milieu du segment . .
- Le rayon est la moitié de la longueur du diamètre , soit . Ou bien (distance de à ).
- Écrire l'équation du cercle avec et . Alternativement, on peut utiliser la propriété du produit scalaire : le cercle de diamètre est l'ensemble des points tels que .
Reconnaître l'équation d'un cercle : Une équation de la forme peut représenter un cercle. Pour la reconnaître, on utilise la méthode de la forme canonique (complétion du carré) : Soit .
- Si , c'est l'équation d'un cercle de centre et de rayon .
- Si , l'équation représente un seul point (le centre).
- Si , l'équation ne représente aucun point (pas de cercle réel).
Exemple : L'équation . C'est un cercle de centre et de rayon .
Position relative d'une droite et d'un cercle
Il y a trois cas possibles pour la position d'une droite par rapport à un cercle : sécante, tangente ou pas d'intersection.
Calcul de la distance du centre à la droite : Soit un cercle de centre et de rayon . Soit une droite d'équation cartésienne . La distance du point à la droite , notée , est donnée par la formule : Cette distance est fondamentale pour déterminer la position relative.
Cas d'intersection (sécante, tangente, pas d'intersection) :
- La droite est sécante au cercle : Elle coupe le cercle en deux points distincts. Ceci se produit si .
- La droite est tangente au cercle : Elle coupe le cercle en un seul point (point de tangence). Ceci se produit si ==. Le rayon au point de tangence est perpendiculaire à la droite.
- La droite n'intersecte pas le cercle : Elle ne coupe pas le cercle. Ceci se produit si ==.
Résolution de systèmes d'équations : Pour trouver les points d'intersection (s'il y en a), on résout le système formé par l'équation du cercle et l'équation de la droite.
- Isoler ou dans l'équation de la droite (le plus simple est de choisir la variable dont le coefficient est 1 ou -1). Par exemple, si , on peut écrire .
- Substituer cette expression dans l'équation du cercle.
- On obtient une équation du second degré en (ou en ).
- Si le discriminant , il y a deux solutions, donc deux points d'intersection (sécante).
- Si , il y a une solution (double), donc un point d'intersection (tangente).
- Si , il n'y a pas de solution réelle, donc pas de point d'intersection.
Exemple : Cercle et droite . Centre , rayon . Équation de la droite : . Distance . Puisque , la droite est sécante et passe même par le centre du cercle.
Pour les points d'intersection : Pour , . Pour , . Il y a bien deux points d'intersection.
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