Éducation nationale françaiseSpécialité Sciences de l'ingénieurPremière générale19 min de lecture

L'électricité et l'électronique

Une version article du chapitre pour comprendre l'essentiel rapidement, vérifier si le niveau correspond, puis basculer vers Wilo pour la pratique guidée et le suivi.

Lecture

5 chapitres

Un parcours éditorialisé et navigable.

Pratique

12 questions

Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.

Objectif

Première générale

Format rapide pour vérifier si le chapitre correspond.

Chapitre 1

Introduction à l'électricité

Qu'est-ce que l'électricité ?

L'électricité est un phénomène physique lié à la présence et au mouvement de charges électriques. Pour comprendre l'électricité, il faut d'abord saisir la notion de charge. Toute matière est composée d'atomes, qui contiennent des particules subatomiques : des protons (charge positive), des neutrons (neutres) et des électrons (charge négative).

Normalement, un atome est électriquement neutre car il possède autant de protons que d'électrons. Cependant, les électrons, surtout ceux des couches externes, peuvent être arrachés et se déplacer d'un atome à l'autre. C'est ce mouvement des électrons qui constitue le courant électrique.

On distingue deux types de charges :

  • Les charges positives : Portées par les protons, immobiles dans le noyau de l'atome.
  • Les charges négatives : Portées par les électrons, qui peuvent se déplacer.

Lorsqu'il y a un déséquilibre de charges, on parle d'électricité statique. Mais dans un circuit électrique, c'est le mouvement organisé de ces électrons qui nous intéresse. Un matériau qui permet facilement le mouvement des électrons est appelé conducteur (ex: métaux comme le cuivre), tandis qu'un matériau qui s'y oppose est un isolant (ex: plastique, verre).

Grandeurs électriques fondamentales

Pour décrire et mesurer l'électricité, on utilise plusieurs grandeurs fondamentales :

  • Tension (U) : Mesurée en Volt (V). C'est la "pression" ou la "force" qui pousse les électrons à se déplacer. On peut la comparer à la différence de hauteur entre deux points dans une chute d'eau : plus la différence est grande, plus l'eau s'écoule avec force. Une tension est toujours mesurée entre deux points d'un circuit.
  • Courant (I) : Mesuré en Ampère (A). C'est le débit d'électrons, c'est-à-dire la quantité d'électrons qui traverse un point donné du circuit par seconde. Dans l'analogie de la chute d'eau, c'est le volume d'eau qui s'écoule par unité de temps.
  • Résistance (R) : Mesurée en Ohm (Ω\Omega). C'est l'opposition qu'un matériau offre au passage du courant électrique. Plus la résistance est élevée, plus il est difficile pour le courant de passer. C'est comme la taille du tuyau dans l'analogie de l'eau : un tuyau étroit (haute résistance) freine le débit.
  • Puissance (P) : Mesurée en Watt (W). C'est la quantité d'énergie électrique consommée ou fournie par unité de temps. Elle représente la capacité d'un appareil à effectuer un travail ou à produire de la chaleur, de la lumière, etc. Elle est le produit de la tension et du courant (P=U×IP = U \times I).

Loi d'Ohm et lois de Kirchhoff

Ces lois sont les piliers de l'analyse des circuits électriques.

Loi d'Ohm

La Loi d'Ohm établit une relation fondamentale entre la tension, le courant et la résistance dans un composant (souvent une résistance). Elle s'énonce ainsi : U=R×IU = R \times I Où :

  • UU est la tension aux bornes du composant en Volts (V).
  • RR est la résistance du composant en Ohms (Ω\Omega).
  • II est le courant qui traverse le composant en Ampères (A).

Cette loi est cruciale pour calculer l'une de ces grandeurs si les deux autres sont connues. Par exemple, si vous connaissez la résistance d'une ampoule et la tension de la batterie, vous pouvez calculer le courant qui va la traverser.

Lois de Kirchhoff

Les lois de Kirchhoff sont deux règles fondamentales pour analyser les circuits complexes :

  1. Loi des mailles (ou Loi des tensions de Kirchhoff - LTK) :

    La somme algébrique des tensions le long de n'importe quelle boucle fermée (maille) dans un circuit est égale à zéro. En d'autres termes, si vous faites le tour d'une boucle en additionnant les tensions (en tenant compte de leur signe), vous reviendrez à zéro. Cela signifie que l'énergie fournie par les sources est égale à l'énergie dissipée par les récepteurs dans cette boucle. Exemple : Dans une maille, U=0\sum U = 0 ou Ugeˊneˊrateur=UR1+UR2+...U_{générateur} = U_{R1} + U_{R2} + ...

  2. Loi des nœuds (ou Loi des courants de Kirchhoff - LCK) :

    La somme algébrique des courants entrant dans un nœud (point de jonction où au moins trois conducteurs se rencontrent) est égale à la somme des courants sortant de ce nœud. Autrement dit, le courant total qui arrive à un carrefour est égal au courant total qui en repart. C'est le principe de conservation de la charge électrique : les électrons ne peuvent ni disparaître ni apparaître à un nœud. Exemple : Dans un nœud, Ientrant=IsortantI_{entrant} = I_{sortant} ou IentrantIsortant=0\sum I_{entrant} - \sum I_{sortant} = 0.

Ces lois permettent de résoudre des systèmes d'équations pour trouver les tensions et courants inconnus dans des circuits complexes.

Chapitre 2

Composants électroniques passifs

Résistances

Une résistance est un composant électronique dont la fonction principale est de s'opposer au passage du courant électrique.

  • Rôle et fonction :

    • Limiter le courant : Protéger d'autres composants sensibles en réduisant le courant qui les traverse.
    • Diviser la tension : Créer des tensions spécifiques à partir d'une tension d'entrée (pont diviseur de tension).
    • Convertir l'énergie : Dissiper l'énergie électrique sous forme de chaleur (effet Joule).
    • Polariser des transistors : Définir des points de fonctionnement pour des composants actifs.
  • Code couleur : Pour les résistances traversantes, la valeur est souvent indiquée par des anneaux de couleur. Chaque couleur correspond à un chiffre, un multiplicateur ou une tolérance.

    • Bague 1 et 2 : Chiffres significatifs.
    • Bague 3 : Multiplicateur (×10n\times 10^n).
    • Bague 4 : Tolérance (précision de la valeur).
    • Ex: Jaune (4) Violet (7) Rouge (×102\times 10^2) Or (±5%\pm 5\%) = 4700 Ω\Omega ou 4,7 kΩ\Omega avec une tolérance de ±5%\pm 5\%.
  • Association série et parallèle :

    • En série : Les résistances sont connectées bout à bout. La résistance équivalente (ReqR_{eq}) est la somme de toutes les résistances. Req=R1+R2+R3+...R_{eq} = R_1 + R_2 + R_3 + ... Dans une association série, le courant est le même partout, mais la tension se divise.
    • En parallèle : Les résistances sont connectées entre les mêmes deux points. L'inverse de la résistance équivalente est la somme des inverses de chaque résistance. 1Req=1R1+1R2+1R3+...\frac{1}{R_{eq}} = \frac{1}{R_1} + \frac{1}{R_2} + \frac{1}{R_3} + ... Pour deux résistances en parallèle : Req=R1×R2R1+R2R_{eq} = \frac{R_1 \times R_2}{R_1 + R_2}. Dans une association parallèle, la tension est la même aux bornes de chaque résistance, mais le courant se divise.

Condensateurs

Un condensateur est un composant capable de stocker de l'énergie électrique sous forme de champ électrique.

  • Principe de fonctionnement : Il est constitué de deux plaques conductrices (armatures) séparées par un matériau isolant (diélectrique). Lorsqu'une tension est appliquée, des charges s'accumulent sur les armatures : des charges positives sur l'une et négatives sur l'autre, créant un champ électrique entre elles.
  • Capacité (C) : Mesurée en Farad (F). La capacité est la mesure de la quantité de charge qu'un condensateur peut stocker pour une tension donnée. Q=C×UQ = C \times UQQ est la charge en Coulombs (C). Le Farad est une très grande unité, on utilise souvent des microfarads (μF\mu F) ou nanofarads (nFnF).
  • Charge et décharge :
    • Charge : Lorsqu'un condensateur est connecté à une source de tension, il se charge progressivement. Le courant est maximal au début et diminue à mesure que le condensateur se charge, jusqu'à ce que la tension à ses bornes égale celle de la source.
    • Décharge : Lorsqu'il est déconnecté de la source et connecté à une charge (ex: une résistance), il libère l'énergie stockée. Le courant de décharge diminue à mesure que la tension aux bornes du condensateur diminue.
    • Le temps de charge/décharge est caractérisé par une constante de temps τ=R×C\tau = R \times C.

Bobines (Inductances)

Une bobine (ou inductance) est un composant qui stocke de l'énergie sous forme de champ magnétique.

  • Principe d'induction : Elle est généralement constituée d'un fil conducteur enroulé en spires. Lorsqu'un courant électrique traverse la bobine, il génère un champ magnétique. Si le courant varie, ce champ magnétique variable induit une tension aux bornes de la bobine qui s'oppose à la variation du courant (loi de Lenz).
  • Inductance (L) : Mesurée en Henry (H). L'inductance est la mesure de la capacité d'une bobine à s'opposer aux variations de courant. Plus l'inductance est élevée, plus l'opposition est forte.
  • Rôle dans les circuits :
    • Filtres : En association avec des condensateurs, elles peuvent filtrer des fréquences spécifiques.
    • Stockage d'énergie : Utilisées dans les alimentations à découpage.
    • Transformateurs : Deux bobines couplées magnétiquement permettent de modifier les niveaux de tension.
    • Circuits résonants : Utilisées dans les tuners radio et les horloges.

Chapitre 3

Composants électroniques actifs

Diodes

Une diode est un composant semi-conducteur qui permet au courant de circuler principalement dans une seule direction.

  • Fonction de redressement : La fonction la plus courante est de "redresser" un courant alternatif (AC) en courant continu (DC) pulsé. Elle agit comme un clapet anti-retour pour le courant électrique.
  • Caractéristique I-V (courant-tension) :
    • Polarisation directe : Lorsque la tension appliquée (anode positive par rapport à la cathode) atteint un certain seuil (environ 0,7V pour le silicium), la diode devient conductrice et laisse passer le courant.
    • Polarisation inverse : Lorsque la tension est appliquée dans le sens inverse, la diode bloque le courant (sauf un très faible courant de fuite) jusqu'à une tension de claquage où elle peut être détruite.
  • Types de diodes :
    • Diode de redressement : Pour convertir AC en DC.
    • LED (Light Emitting Diode) : Émet de la lumière lorsqu'elle est polarisée en direct.
    • Diode Zener : Maintient une tension constante à ses bornes en polarisation inverse, utilisée pour la régulation de tension.
    • Photodiode : Convertit la lumière en courant électrique.

Transistors bipolaires (BJT)

Le transistor bipolaire est un composant fondamental capable d'amplifier un signal ou de fonctionner comme un interrupteur.

  • Fonction d'amplification et de commutation :
    • Amplification : Un petit courant appliqué à la base (entrée) peut contrôler un courant beaucoup plus important circulant entre le collecteur et l'émetteur (sortie).
    • Commutation : Il peut être utilisé comme un interrupteur électronique, passant d'un état bloqué (pas de courant) à un état saturé (courant maximal) en fonction du courant de base.
  • Modes de fonctionnement :
    • Bloqué (Cut-off) : Pas de courant de base, pas de courant collecteur-émetteur. Le transistor est "éteint".
    • Saturé (Saturation) : Un courant de base suffisant permet au transistor de laisser passer le courant maximal collecteur-émetteur. Le transistor est "allumé" et agit comme un interrupteur fermé.
    • Linéaire (Active) : Le courant collecteur est proportionnel au courant de base. C'est le mode utilisé pour l'amplification.
  • Utilisation en interrupteur : C'est une application très courante. Un petit signal de commande (par exemple, d'un microcontrôleur) sur la base peut allumer ou éteindre une charge de puissance plus importante (comme un moteur ou une LED de forte puissance).

Transistors à effet de champ (MOSFET)

Les MOSFET (Metal-Oxide-Semiconductor Field-Effect Transistor) sont une autre famille de transistors, très répandus, surtout en électronique numérique et de puissance.

  • Principe de fonctionnement : Contrairement aux BJT qui sont contrôlés par un courant de base, les MOSFET sont contrôlés par une tension de grille (Gate). La tension appliquée à la grille crée un champ électrique qui module la conductivité du canal entre la source (Source) et le drain (Drain). Ils sont donc des dispositifs "commandés en tension".
  • Avantages par rapport aux BJT :
    • Impédance d'entrée très élevée : La grille est isolée électriquement, ce qui signifie qu'elle ne consomme pratiquement aucun courant. Cela simplifie la conception des étages de commande.
    • Meilleures performances en commutation : Ils peuvent commuter de fortes puissances avec moins de pertes, ce qui les rend idéaux pour les alimentations à découpage et les variateurs de vitesse.
    • Plus petits et plus faciles à intégrer : Prédominants dans les circuits intégrés (microprocesseurs, mémoires).
  • Applications en commutation de puissance : En raison de leur faible résistance à l'état passant et de leur vitesse de commutation élevée, les MOSFET sont largement utilisés pour contrôler des moteurs, des éclairages LED de forte puissance, des alimentations, etc.

Chapitre 4

Circuits logiques et numériques

Logique combinatoire

La logique combinatoire est une branche de la logique numérique où la sortie d'un circuit dépend uniquement de la combinaison actuelle de ses entrées, sans aucune dépendance du temps ou de l'état précédent.

  • Portes logiques : Ce sont les briques fondamentales de la logique numérique. Elles implémentent des fonctions logiques de base.
    • Porte ET (AND) : La sortie est "1" si ET seulement si toutes les entrées sont "1".
    • Porte OU (OR) : La sortie est "1" si AU MOINS une des entrées est "1".
    • Porte NON (NOT) : Inverse l'état de l'entrée. Si l'entrée est "1", la sortie est "0", et inversement.
    • Porte XOR (OU exclusif) : La sortie est "1" si les entrées sont DIFFÉRENTES.
    • Il existe aussi les portes NAND (NON ET), NOR (NON OU), XNOR (NON OU exclusif).
  • Tables de vérité : C'est une méthode pour décrire le comportement d'une porte logique ou d'un circuit combinatoire. Elle liste toutes les combinaisons possibles d'entrées et la sortie correspondante.
    ABA ET BA OU BNON AA XOR B
    000010
    010111
    100101
    111100
  • Fonctions logiques de base : Toute fonction logique complexe peut être construite à partir de ces portes de base. Les portes NAND et NOR sont dites "universelles" car on peut réaliser toutes les autres portes avec elles.

Circuits intégrés logiques

Un circuit intégré logique (CI logique) est une puce qui contient de nombreuses portes logiques interconnectées pour réaliser une fonction plus complexe.

  • Familles logiques : Différentes technologies sont utilisées pour fabriquer ces puces, chacune ayant ses propres caractéristiques en termes de vitesse, consommation d'énergie, et immunité au bruit.
    • TTL (Transistor-Transistor Logic) : Ancienne, basée sur des transistors bipolaires. Rapide mais consomme plus.
    • CMOS (Complementary Metal-Oxide-Semiconductor) : Très répandue, basée sur des MOSFET. Faible consommation d'énergie, bonne immunité au bruit. C'est la technologie dominante aujourd'hui.
  • Intégration des portes : Les CI peuvent contenir quelques portes (SSI - Small Scale Integration) à des millions de portes (VLSI - Very Large Scale Integration, comme dans les microprocesseurs).
  • Exemples de circuits :
    • Multiplexeur : Sélectionne l'une de plusieurs entrées pour la diriger vers une seule sortie, en fonction de signaux de commande. C'est comme un aiguilleur.
    • Décodeur : Convertit une entrée binaire en une sortie unique activée. Par exemple, un décodeur 3 vers 8 (3 entrées, 8 sorties) active une seule de ses 8 sorties en fonction de la combinaison binaire des 3 entrées.
    • Additionneurs, compteurs, registres : Des fonctions plus complexes construites à partir de portes logiques.

Systèmes numériques

Les systèmes numériques sont des systèmes qui traitent des informations sous forme discrète, souvent binaire.

  • Représentation binaire : C'est le cœur des systèmes numériques. Toute information (nombres, textes, images, sons) est convertie en une séquence de 0 et de 1 (bits).
    • Un bit est l'unité d'information la plus petite.
    • Un octet (byte) est un groupe de 8 bits.
    • Par exemple, le nombre décimal 5 s'écrit 101 en binaire.
  • Opérations arithmétiques binaires : Les ordinateurs et systèmes numériques effectuent des additions, soustractions, multiplications et divisions en utilisant les règles de l'arithmétique binaire.
    • Exemple d'addition binaire :
        1 0 1  (5)
      + 0 1 1  (3)
      -------
        1 0 0 0 (8)
      
      (On retient 1 si la somme est 2 ou plus)
  • Conversion analogique-numérique (CAN) : Le monde réel est analogique (température, pression, son, lumière varient continuellement). Pour qu'un système numérique puisse traiter ces informations, elles doivent être converties en numérique.
    • Un Convertisseur Analogique-Numérique (CAN ou ADC) prend un signal analogique en entrée et produit une série de valeurs numériques discrètes qui représentent l'amplitude du signal à des intervalles de temps réguliers (échantillonnage) et avec une certaine précision (quantification).
    • Inversement, un Convertisseur Numérique-Analogique (CNA ou DAC) convertit des données numériques en un signal analogique.

Chapitre 5

Mesure et sécurité électrique

Appareils de mesure

  • Multimètre : L'outil polyvalent par excellence de l'électricien et de l'électronicien. Il combine plusieurs fonctions :
    • Voltmètre : Mesure la tension (en Volts). Se branche toujours en parallèle sur le composant ou la portion de circuit dont on veut mesurer la tension.
    • Ampèremètre : Mesure le courant (en Ampères). Se branche toujours en série dans le circuit, ce qui signifie qu'il faut ouvrir le circuit pour l'insérer.
    • Ohmmètre : Mesure la résistance (en Ohms). La mesure doit être faite hors tension, sur le composant isolé du circuit.
  • Oscilloscope : Permet de visualiser les signaux électriques en fonction du temps. C'est un outil essentiel pour analyser des signaux variables (alternatifs, pulsés), caractériser des fréquences, des phases, et détecter des problèmes de forme d'onde. Il affiche une courbe (tension en fonction du temps) sur un écran.
  • Générateur de fonctions : Fournit des signaux électriques de différentes formes (sinusoïdale, carrée, triangulaire), fréquences et amplitudes. Il est utilisé pour injecter des signaux dans un circuit et tester son comportement.

Techniques de mesure

  • Mesure de tension et de courant :
    • Tension : Le voltmètre se connecte aux bornes du composant. On sélectionne le calibre approprié (AC ou DC, et la plage de tension).
    • Courant : L'ampèremètre est inséré dans le circuit. Il faut s'assurer que le calibre choisi est supérieur au courant attendu pour éviter d'endommager l'appareil (ou son fusible interne).
  • Mesure de résistance : L'ohmmètre est utilisé sur un composant non alimenté. Il est important de s'assurer que le composant est isolé pour éviter des lectures erronées dues à d'autres chemins de courant.
  • Interprétation des résultats : La lecture des mesures doit être faite en tenant compte de la précision de l'appareil, de son calibre, et du contexte du circuit. Par exemple, une tension nulle ne signifie pas toujours un circuit ouvert, mais peut indiquer un court-circuit ou une masse.

Sécurité électrique

L'électricité peut être très dangereuse. Le respect des règles de sécurité est primordial.

  • Dangers de l'électricité :
    • Électrocution : Passage du courant électrique à travers le corps humain, pouvant provoquer des brûlures, des contractions musculaires involontaires (tétanisation), des troubles cardiaques (fibrillation ventriculaire), et la mort. Le danger dépend de l'intensité du courant, de la durée d'exposition et du chemin parcouru par le courant dans le corps.
    • Brûlures : Causées par le passage du courant ou par des arcs électriques.
    • Incendies : Provoqués par des courts-circuits, des surcharges ou des échauffements anormaux des conducteurs.
  • Précautions et règles de sécurité :
    • Toujours travailler hors tension : Couper l'alimentation générale avant toute intervention.
    • Vérifier l'absence de tension : Utiliser un voltmètre ou un Vérificateur d'Absence de Tension (VAT).
    • Utiliser des Équipements de Protection Individuelle (EPI) : Gants isolants, chaussures de sécurité, lunettes de protection.
    • Ne jamais travailler seul : Toujours avoir une autre personne à proximité en cas d'accident.
    • Ne pas manipuler l'électricité avec les mains mouillées : L'eau est conductrice.
    • Respecter les normes : Installer les circuits et les appareils conformément aux normes en vigueur (ex: normes NF C 15-100 en France).
  • Protection des personnes et des équipements :
    • Disjoncteurs et fusibles : Protègent les équipements et les installations contre les surintensités et les courts-circuits en coupant automatiquement l'alimentation.
    • Disjoncteurs différentiels : Protègent les personnes contre les chocs électriques en détectant les fuites de courant à la terre et en coupant l'alimentation.
    • Mise à la terre : Connecte les masses métalliques des appareils à la terre pour évacuer les courants de fuite et éviter une électrocution en cas de défaut d'isolement.
    • Double isolation : Certains appareils sont conçus avec une double isolation électrique pour une protection supplémentaire sans nécessiter de mise à la terre.

Après la lecture

Passe à la pratique avec deux blocs bien visibles

Une fois le cours lu, ouvre soit le quiz pour vérifier la compréhension, soit les flashcards pour mémoriser les idées importantes. Les deux s'ouvrent dans une fenêtre dédiée.

Quiz + Flashcards

Suite naturelle

Tu veux aller plus loin que l'article ?

Retrouve le même chapitre dans Wilo avec la suite des questions, la répétition espacée, les corrigés complets et une progression suivie dans le temps.