Les propositions subordonnees
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Chapitre 1
Introduction aux propositions subordonnées
Qu'est-ce qu'une proposition ?
Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. C'est le pilier de toute phrase.
Il existe trois types de propositions principales :
- Proposition indépendante : Elle se suffit à elle-même et a un sens complet. Elle peut former une phrase à elle seule.
- Exemple : Le soleil brille.
- Proposition principale : Elle est le "chef" d'une phrase complexe. Elle contient l'idée principale et ne peut pas être supprimée sans que la phrase perde son sens. Elle est complétée par une ou plusieurs propositions subordonnées.
- Exemple : Je pense que tu as raison. (Ici, "Je pense" est la principale.)
- Proposition subordonnée : Elle dépend d'une autre proposition (la principale) et ne peut pas exister seule. Elle apporte une information complémentaire à la principale.
- Exemple : Je pense que tu as raison. (Ici, "que tu as raison" est la subordonnée.)
La phrase complexe et la phrase simple
La distinction entre phrase simple et complexe est fondamentale pour aborder les subordonnées.
- Une phrase simple ne contient qu'un seul verbe conjugué, donc une seule proposition (indépendante).
- Exemple : Le chat dort sur le canapé.
- Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués, donc plusieurs propositions. Ces propositions peuvent être reliées de trois manières :
- Juxtaposition : Les propositions sont séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points.
- Exemple : Il pleut, je reste à la maison.
- Coordination : Les propositions sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car).
- Exemple : Il pleut donc je reste à la maison.
- Subordination : Une proposition (la subordonnée) dépend d'une autre (la principale). Elles sont reliées par un mot subordonnant.
- Exemple : Je crois que la pluie va s'arrêter.
- Juxtaposition : Les propositions sont séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points.
Identifier la proposition subordonnée
Pour identifier une subordonnée, cherchez ces indices :
- Le mot subordonnant : C'est le mot qui introduit la subordonnée (conjonction de subordination, pronom relatif, mot interrogatif). C'est le signal !
- Exemple : Il a dit que la réunion était annulée. ("que" est le mot subordonnant)
- La dépendance syntaxique : La subordonnée ne peut pas être une phrase à part entière. Elle n'a de sens que si elle est rattachée à sa principale.
- Exemple : "que la réunion était annulée" n'a pas de sens seul.
- La fonction de la subordonnée : Comme un groupe de mots, la subordonnée a une fonction par rapport à la principale (complément d'objet, complément du nom, complément circonstanciel, etc.).
Une proposition subordonnée est toujours introduite par un mot subordonnant et ne peut exister seule.
Chapitre 2
La proposition subordonnée conjonctive complétive
Rôle et formation
La proposition subordonnée conjonctive complétive fonctionne comme un complément essentiel du verbe de la proposition principale. Elle est presque toujours introduite par la conjonction de subordination "que".
Elle peut être :
- Complément d'objet direct (COD) du verbe de la principale.
- Exemple : Je pense que tu viendras. (Je pense quoi ? Que tu viendras.)
- Complément d'attribution (plus rare, avec des verbes comme "dire à", "ordonner à").
- Exemple : Il a ordonné que tout le monde se taise.
- Complément de l'adjectif ou du nom (mais c'est plus souvent le rôle de la relative ou de la conjonctive indirecte).
- Exemple (rare) : Il est certain qu'il réussira. (Complément de l'adjectif "certain")
Les verbes introducteurs
Les complétives sont employées après certains types de verbes :
- Verbes de déclaration ou d'opinion : dire, affirmer, déclarer, penser, croire, savoir, estimer, espérer, etc.
- Exemple : Elle affirme qu'elle a raison.
- Verbes de sentiment : aimer, regretter, craindre, être content, être triste, etc.
- Exemple : Je regrette que tu partes.
- Verbes de volonté ou d'ordre : vouloir, souhaiter, ordonner, demander, exiger, etc.
- Exemple : Il souhaite que nous venions.
Subjonctif ou indicatif ?
Le choix du mode (indicatif ou subjonctif) dans la subordonnée complétive dépend du sens du verbe de la principale.
- L'indicatif est utilisé quand le verbe de la principale exprime la certitude, la réalité, la déclaration.
- Exemple : Je sais que tu es là. (Certitude)
- Exemple : Il déclare qu'il viendra. (Déclaration)
- Le subjonctif est utilisé quand le verbe de la principale exprime le doute, le souhait, l'ordre, le sentiment, la volonté, la possibilité, la défense.
- Exemple : Je doute que tu viennes. (Doute)
- Exemple : Elle souhaite que tu réussisses. (Souhait)
- Exemple : Il faut que nous partions. (Nécessité)
Retenez : indicatif pour la certitude, subjonctif pour le doute/souhait/sentiment.
Chapitre 3
La proposition subordonnée relative
Le pronom relatif et son antécédent
La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif et complète un nom ou un pronom appelé antécédent.
- Rôle du pronom relatif : Il remplace l'antécédent pour éviter une répétition et relie la subordonnée à la principale. Il a une fonction grammaticale dans la subordonnée.
- Liste des pronoms relatifs courants :
- qui (sujet) : L'homme qui parle est mon père.
- que (COD) : Le livre que tu lis est intéressant.
- quoi (COD ou COI, seulement si l'antécédent est un pronom neutre comme "ce" ou "rien") : Il ne sait pas ce à quoi il pense.
- dont (COI avec "de", complément du nom, complément de l'adjectif avec "de") : La personne dont je parle est absente. (Parler de quelqu'un) ; C'est le livre dont la couverture est rouge. (La couverture du livre)
- où (complément de lieu ou de temps) : La ville où je vis est belle. ; Le jour où il est né.
- lequel, laquelle, lesquels, lesquelles (avec prépositions, pour éviter l'ambiguïté) : La table sur laquelle le livre est posé. (Sur la table)
Fonctions du pronom relatif
Le pronom relatif a une fonction grammaticale à l'intérieur de la proposition subordonnée relative :
- Sujet : L'élève qui travaille réussira. (Qui = l'élève, sujet de "travaille")
- COD : Le film que nous avons vu était bon. (Que = le film, COD de "avons vu")
- COI : C'est l'ami à qui j'ai parlé. (À qui = à l'ami, COI de "ai parlé")
- Complément du nom (introduit par "dont") : J'ai lu un livre dont l'auteur est célèbre. (Dont = de l'auteur, complément du nom "auteur")
- Complément circonstanciel de lieu ou de temps (introduit par "où") : C'est la maison où j'ai grandi. (Où = dans la maison)
Accords dans la relative
- Accord du verbe avec le pronom relatif : Le verbe de la subordonnée relative s'accorde en personne et en nombre avec le pronom relatif. Or, le pronom relatif reprend son antécédent. Donc, le verbe de la relative s'accorde avec l'antécédent du pronom relatif.
- Exemple : C'est moi qui suis responsable. (Qui = moi, 1ère personne du singulier)
- Exemple : Ce sont les enfants qui jouent. (Qui = les enfants, 3ème personne du pluriel)
- Cas particuliers : Attention aux pronoms relatifs composés (lequel, laquelle, etc.) qui peuvent varier en genre et en nombre.
Chapitre 4
Les propositions subordonnées circonstancielles
La subordonnée de temps
Elle exprime le moment où se déroule l'action de la principale. Elle est introduite par des conjonctions de subordination ou locutions conjonctives de temps.
- Conjonctions de subordination :
- Simultanéité (en même temps) : quand, lorsque, pendant que, alors que, tandis que, au moment où.
- Exemple : Il lit pendant que je cuisine.
- Antériorité (avant) : avant que (toujours subjonctif), jusqu'à ce que (toujours subjonctif).
- Exemple : Je finirai avant que tu n'arrives.
- Postériorité (après) : après que (indicatif), dès que, aussitôt que, depuis que.
- Exemple : *Il est parti **dès qu'*il a plu.
- Simultanéité (en même temps) : quand, lorsque, pendant que, alors que, tandis que, au moment où.
- Concordance des temps : Il faut respecter la cohérence des temps entre la principale et la subordonnée.
La subordonnée de cause et de conséquence
- La subordonnée de cause : Elle indique la raison de l'action de la principale.
- Conjonctions : parce que, puisque, comme (en début de phrase), étant donné que, sous prétexte que.
- Exemple : Comme il pleuvait, nous sommes restés à la maison.
- Exemple : Il est fatigué **parce qu'**il a beaucoup travaillé.
- Conjonctions : parce que, puisque, comme (en début de phrase), étant donné que, sous prétexte que.
- La subordonnée de conséquence : Elle exprime le résultat de l'action de la principale.
- Conjonctions : si bien que, de sorte que, de manière que, au point que, tellement que, tant que.
- Exemple : Il a beaucoup plu si bien que les rues sont inondées.
- Distinction cause/conséquence : La cause répond à "pourquoi ?" ; la conséquence répond à "qu'est-ce qui en résulte ?".
- Conjonctions : si bien que, de sorte que, de manière que, au point que, tellement que, tant que.
La subordonnée de but et d'opposition/concession
- La subordonnée de but : Elle indique l'objectif, la finalité de l'action principale.
- Conjonctions : pour que, afin que, de peur que, de crainte que (toujours subjonctif).
- Exemple : Je travaille pour que tu réussisses. (Mon but est ta réussite)
- Conjonctions : pour que, afin que, de peur que, de crainte que (toujours subjonctif).
- La subordonnée d'opposition / concession : Elle exprime un fait qui s'oppose à celui de la principale, sans empêcher sa réalisation (concession) ou un contraste (opposition).
- Conjonctions : bien que, quoique, malgré que (familier, à éviter à l'écrit), même si (indicatif), tandis que, alors que (opposition).
- "Bien que" et "quoique" sont toujours suivis du subjonctif.
- Exemple (concession) : **Bien qu'**il fasse froid, il est sorti sans manteau.
- Exemple (opposition) : Il est grand tandis que son frère est petit.
Chapitre 5
Récapitulatif et exercices
Tableau récapitulatif des subordonnées
| Type de subordonnée | Mot introducteur | Fonction principale | Mode verbal (le plus souvent) | Exemple |
|---|---|---|---|---|
| Conjonctive complétive | que | COD du verbe, COI, etc. | Indicatif ou Subjonctif | Je pense que tu viendras (Indicatif) |
| Relative | qui, que, dont, où, lequel, etc. | Complément de l'antécédent | Indicatif | L'homme qui parle est mon père. |
| Circonstancielle de temps | quand, lorsque, pendant que, etc. | Complément circonstanciel de temps | Indicatif (sauf avant que, jusqu'à ce que) | Il lit pendant que je cuisine. |
| Circonstancielle de cause | parce que, puisque, comme | Complément circonstanciel de cause | Indicatif | Comme il pleuvait, nous sommes restés. |
| Circonstancielle de conséquence | si bien que, de sorte que | Complément circonstanciel de conséquence | Indicatif | Il a plu si bien que les rues sont inondées. |
| Circonstancielle de but | pour que, afin que | Complément circonstanciel de but | Subjonctif | Je travaille pour que tu réussisses. |
| Circonstancielle d'opposition/concession | bien que, quoique, même si | Complément circonstanciel d'opposition/concession | Subjonctif (bien que, quoique), Indicatif (même si) | Bien qu'il fasse froid, il est sorti. |
Identifier et analyser les subordonnées
Méthodologie d'analyse :
- Repérez tous les verbes conjugués dans la phrase. Chaque verbe correspond à une proposition.
- Identifiez le mot subordonnant (que, qui, quand, parce que...).
- Délimitez la proposition subordonnée : elle commence par le mot subordonnant et se termine avant la principale ou à la fin de la phrase.
- Identifiez la proposition principale.
- Déterminez le type de subordonnée (complétive, relative, circonstancielle) en fonction du mot introducteur et de son rôle.
- Précisez la fonction de la subordonnée (COD, complément de l'antécédent, CC de temps...).
Exercice d'identification : Dans la phrase "Bien que le temps soit mauvais, nous irons nous promener si la pluie s'arrête.", identifiez les subordonnées et leur type.
- Verbes : soit, irons, s'arrête
- "Bien que le temps soit mauvais" : Subordonnée circonstancielle de concession (introduite par "bien que", exprime l'opposition), mode subjonctif.
- "si la pluie s'arrête" : Subordonnée circonstancielle de condition (non abordée en détail ici, mais c'est un exemple), mode indicatif.
- "nous irons nous promener" : Proposition principale.
Construire des phrases complexes
Pour améliorer votre style et la précision de vos écrits, entraînez-vous à varier les types de subordonnées.
Exercice de production écrite : Combinez les phrases suivantes en utilisant une subordonnée :
- Il est fatigué. Il a veillé tard. (Cause)
- Il est fatigué parce qu'il a veillé tard.
- Je t'ai prêté ce livre. Tu le lises. (But)
- Je t'ai prêté ce livre pour que tu le lises.
- J'ai vu un film. Il était passionnant. (Relative)
- J'ai vu un film qui était passionnant.
L'utilisation maîtrisée des propositions subordonnées vous permettra d'exprimer des idées plus complexes et de rendre vos phrases plus riches et plus précises.
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