Les propositions subordonnees
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4ème
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Chapitre 1
Introduction aux propositions subordonnées
Qu'est-ce qu'une proposition ?
En français, une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. C'est l'unité de base de la phrase.
Il existe trois types de propositions :
- La proposition indépendante : Elle se suffit à elle-même et forme une phrase simple.
- Exemple : Le chat dort.
- La proposition principale : Elle est la "cheffe" d'une phrase complexe et peut être complétée par une ou plusieurs propositions subordonnées.
- Exemple : Je pense que tu as raison. (Ici, "Je pense" est la principale)
- La proposition subordonnée : Elle dépend d'une autre proposition (la principale) et ne peut pas exister seule. Elle complète la principale.
- Exemple : Je pense que tu as raison. (Ici, "que tu as raison" est la subordonnée)
Identifier la proposition subordonnée
Pour identifier une proposition subordonnée, cherchez deux éléments clés :
- Elle est syntaxiquement dépendante : elle ne peut pas être une phrase à elle seule.
- Elle est liée à une proposition principale par un mot introducteur spécifique.
- Elle joue un rôle grammatical (complément du verbe, de l'antécédent, etc.) par rapport à la principale.
Les mots introducteurs
Les propositions subordonnées sont toujours introduites par un mot spécifique qui les relie à la principale. Ces mots sont :
- Les conjonctions de subordination : que, quand, lorsque, comme, si, etc.
- Les pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel, etc.
- Les adverbes interrogatifs (pour les interrogatives indirectes) : comment, pourquoi, où, quand, etc.
Chapitre 2
La proposition subordonnée conjonctive
Définition et rôle
La proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination. Elle complète généralement le verbe de la proposition principale ou la phrase entière.
Elle peut être :
- Un complément de verbe (subordonnée complétive).
- Un complément de phrase (subordonnée circonstancielle).
Les conjonctions de subordination
Voici quelques conjonctions de subordination courantes :
- Que : Je crois que tu viendras.
- Quand : Il viendra quand il pourra.
- Lorsque : Elle m'a appelé lorsque j'étais absent.
- Comme : Comme il pleut, je prends mon parapluie.
- Si : Dis-moi si tu es prêt.
La subordonnée complétive
La subordonnée complétive est introduite par la conjonction que. Elle fonctionne le plus souvent comme complément d'objet direct (COD) ou plus rarement comme complément d'objet indirect (COI) du verbe de la principale.
Elle apparaît généralement après des verbes exprimant :
- Une déclaration : dire, affirmer, annoncer...
- Une opinion : penser, croire, estimer...
- Un sentiment : aimer, regretter, craindre...
Exemples :
- Je pense que tu as raison. (COD du verbe "pense")
- Il est certain qu'il viendra. (Sujet réel du verbe "est certain", impersonnel)
- J'ai peur qu'il pleuve. (COI du verbe "avoir peur de")
La subordonnée circonstancielle
La subordonnée circonstancielle exprime une circonstance (temps, cause, conséquence, but, concession, condition, etc.) de l'action de la principale. Elle est introduite par diverses conjonctions ou locutions conjonctives.
Elle fonctionne comme un complément circonstanciel de la phrase.
Exemples :
- Temps : Je lirai le livre quand j'aurai le temps. (Conjonctions : quand, lorsque, après que, avant que, pendant que...)
- Cause : Il est fatigué parce qu'il a beaucoup travaillé. (Conjonctions : parce que, puisque, comme, sous prétexte que...)
- Conséquence : Il a tant mangé qu'il a mal au ventre. (Conjonctions : si bien que, tellement que, au point que...)
- But : Je travaille pour que tu sois fier de moi. (Conjonctions : pour que, afin que...)
Chapitre 3
La proposition subordonnée relative
Définition et rôle
La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Son rôle est de compléter un nom (ou un pronom) appelé son antécédent, situé dans la proposition principale. Elle apporte une information supplémentaire sur cet antécédent.
Elle a une fonction d'adjectif, car elle qualifie l'antécédent.
Exemple : J'ai lu le livre qui était sur la table. ("qui était sur la table" complète "livre").
Les pronoms relatifs
Les pronoms relatifs sont des mots qui remplacent l'antécédent et introduisent la subordonnée relative.
- Simples :
- Qui : remplace une personne ou une chose, fonction sujet. L'homme qui parle.
- Que : remplace une personne ou une chose, fonction COD. Le film que j'ai vu.
- Quoi : remplace une chose indéterminée, souvent après une préposition. C'est à quoi je pense.
- Dont : remplace un complément introduit par "de". Le livre dont je parle. (parler de)
- Où : remplace un lieu ou un temps. La ville où je vis. Le jour où il est né.
- Composés : Ils s'accordent en genre et en nombre avec l'antécédent et suivent une préposition.
- Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles : remplace une chose, souvent après une préposition. La chaise sur laquelle je suis assis.
- Duquel, de laquelle, desquels, desquelles : L'arbre au pied duquel il s'est reposé.
- Auquel, à laquelle, auxquels, auxquelles : Le problème auquel je réfléchis.
Fonctions des pronoms relatifs
Le pronom relatif a une fonction grammaticale dans la subordonnée relative :
- Sujet : L'élève qui travaille bien réussit. ("qui" est sujet de "travaille")
- COD : Le gâteau que tu as fait est délicieux. ("que" est COD de "as fait")
- COI : C'est l'ami à qui j'ai prêté mon livre. ("à qui" est COI de "ai prêté")
- Complément de nom : L'auteur dont j'admire le style. ("dont" est complément de nom de "style")
- Complément circonstanciel de lieu ou de temps : La maison où j'ai grandi. ("où" est CCL de "ai grandi")
Accord du verbe dans la relative
Le verbe de la proposition subordonnée relative s'accorde toujours avec son sujet. Or, le sujet de la relative est souvent le pronom relatif lui-même.
- Si le pronom relatif est qui, le verbe s'accorde avec l'antécédent de "qui".
- Exemple : C'est moi qui suis responsable. (Le verbe "être" est conjugué à la 1ère personne du singulier car "qui" reprend "moi").
- Exemple : Ce sont eux qui ont gagné. (Le verbe "avoir" est conjugué à la 3ème personne du pluriel car "qui" reprend "eux").
- Dans les autres cas (que, dont, où, etc.), le pronom relatif n'est pas sujet, donc le verbe s'accorde avec le sujet exprimé dans la relative.
- Exemple : Le livre que tu lis. ("tu" est sujet de "lis")
Chapitre 4
La proposition subordonnée interrogative indirecte
Définition et rôle
La proposition subordonnée interrogative indirecte rapporte une question de manière indirecte, sans la reproduire mot pour mot. Elle est introduite par un verbe d'interrogation, de déclaration ou de connaissance (demander, savoir, se demander, ignorer, dire...).
Elle est un complément d'objet direct (COD) du verbe de la proposition principale. Elle ne se termine jamais par un point d'interrogation.
Exemple : Je me demande s'il viendra. (La question directe serait : "Viendra-t-il ?")
Les mots introducteurs
Les interrogatives indirectes sont introduites par :
- Si : pour les questions fermées (auxquelles on répond par oui ou non).
- Exemple : Je ne sais pas s'il fait beau.
- Les mots interrogatifs (adverbes, pronoms, déterminants) :
- Quand : Dis-moi quand tu arrives.
- Où : Je ne sais pas où il est allé.
- Comment : Explique-moi comment ça marche.
- Pourquoi : Elle demande pourquoi il est en retard.
- Qui (pronom) : Je voudrais savoir qui a fait ça.
- Ce que / ce qui : Je comprends ce qui t'inquiète. / Dis-moi ce que tu veux.
- Quel / Quelle / Quels / Quelles (déterminant) : Il demande quelle heure il est.
Différences avec l'interrogation directe
| Caractéristique | Interrogation Directe | Interrogation Indirecte |
|---|---|---|
| Ponctuation | Point d'interrogation (?) | Point de la phrase (., !, ...) |
| Inversion sujet-verbe | Souvent présente : Viens-tu ? Que fais-tu ? | Jamais d'inversion : Je te demande si tu viens. |
| Mot introducteur | Pas de mot introducteur spécifique en début de phrase | Introduite par un verbe de la principale + mot interrogatif |
| Intégration syntaxique | Phrase autonome | Fait partie d'une phrase complexe, dépend de la principale |
Chapitre 5
Les propositions subordonnées participiales et infinitives (aperçu)
La subordonnée participiale
La subordonnée participiale a son verbe au participe présent ou passé. Sa particularité est d'avoir un sujet propre qui est différent de celui de la proposition principale. Elle exprime souvent une circonstance (temps, cause, manière).
Exemple : Le chat étant parti, les souris dansent. ("Le chat" est le sujet de "étant parti", différent du sujet "les souris" de la principale).
La subordonnée infinitive
La subordonnée infinitive a son verbe à l'infinitif. Comme la participiale, elle possède un sujet propre distinct de celui de la principale. Elle est souvent placée après un verbe de perception (voir, entendre, sentir...) ou de faire (faire, laisser...).
Exemple : J'entends les oiseaux chanter. ("les oiseaux" est le sujet de "chanter", différent du sujet "Je" de la principale).
Distinction et reconnaissance
La clé pour reconnaître ces subordonnées est qu'elles ont un sujet différent de la proposition principale et qu'elles ne sont pas introduites par un mot subordonnant classique (que, qui, etc.). Elles sont plus rares en 4ème.
Chapitre 6
Exercices et applications
Identifier les types de propositions
- Soulignez la proposition subordonnée et indiquez son type (conjonctive, relative, interrogative indirecte, participiale, infinitive).
- Je pense qu'il viendra.
- Le livre que tu m'as prêté est intéressant.
- Dis-moi où tu vas.
- La pluie tombant, nous sommes rentrés.
- J'ai vu les enfants jouer.
Construire des phrases avec des subordonnées
- Réécrivez les phrases suivantes en utilisant une subordonnée du type indiqué :
- Il pleut. Je prends mon parapluie. (Subordonnée circonstancielle de cause)
- Je ne connais pas cet homme. Il parle fort. (Subordonnée relative)
- Est-il en retard ? Je me demande. (Subordonnée interrogative indirecte)
Correction d'erreurs courantes
- Corrigez les erreurs dans les phrases suivantes :
- C'est nous qui est responsable.
- Je ne sais pas qu'est-ce que tu veux.
- Les personnes auxquelles j'ai parlé, ils m'ont aidé.
- Il me demande si je vais bien ?
Après la lecture
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