Éducation nationale françaiseFrançaisSeconde générale et technologique19 min de lecture

L'orthographe et la ponctuation

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4 chapitres

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Pratique

12 questions

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Objectif

Seconde générale et technologique

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Chapitre 1

Les Fondamentaux de l'Orthographe Lexicale

Les homophones grammaticaux courants

Les homophones grammaticaux sont des mots qui se prononcent de la même manière mais s'écrivent différemment et ont des sens ou des fonctions grammaticales distincts. Ils sont une source majeure d'erreurs.

  • a / à
    • a est le verbe "avoir" conjugué à la 3ème personne du singulier de l'indicatif présent. On peut le remplacer par "avait".
      • Exemple : Il a faim. (Il avait faim.)
    • à est une préposition. Elle ne peut pas être remplacée par "avait".
      • Exemple : Je vais à l'école.
  • on / ont
    • on est un pronom personnel indéfini (équivalent à "nous" ou "quelqu'un"). On peut le remplacer par "il" ou "nous".
      • Exemple : On mange bien ici. (Il mange bien ici.)
    • ont est le verbe "avoir" conjugué à la 3ème personne du pluriel de l'indicatif présent. On peut le remplacer par "avaient".
      • Exemple : Ils ont des livres. (Ils avaient des livres.)
  • son / sont
    • son est un déterminant possessif (adjectif possessif). On peut le remplacer par "mon", "ton".
      • Exemple : Il range son livre. (Il range mon livre.)
    • sont est le verbe "être" conjugué à la 3ème personne du pluriel de l'indicatif présent. On peut le remplacer par "étaient".
      • Exemple : Elles sont fatiguées. (Elles étaient fatiguées.)
  • ce / se
    • ce est un déterminant démonstratif (devant un nom) ou un pronom démonstratif (devant le verbe "être"). On peut le remplacer par "cet", "cette", "ces".
      • Exemple : Ce garçon est grand. / C'est bien.
    • se est un pronom réfléchi (accompagnant un verbe pronominal). On peut le remplacer par "me", "te".
      • Exemple : Il se lève tôt. (Il me lève tôt.)
  • ces / ses / c'est / s'est
    • ces est un déterminant démonstratif pluriel. On peut le remplacer par "ces autres".
      • Exemple : J'aime ces fleurs.
    • ses est un déterminant possessif pluriel. On peut le remplacer par "mes", "tes".
      • Exemple : Elle a rangé ses affaires.
    • c'est est la contraction de "ce" et "est" (pronom démonstratif + verbe "être"). On peut le remplacer par "cela est".
      • Exemple : C'est magnifique ! (Cela est magnifique !)
    • s'est est la contraction de "se" et "est" (pronom réfléchi + verbe "être" au passé composé). On peut le remplacer par "s'était".
      • Exemple : Il s'est trompé. (Il s'était trompé.)

Astuce : Pour les homophones, la clé est de toujours essayer de remplacer le mot par une forme qui ne prête pas à confusion (un autre temps, un autre pronom, etc.).

Accords des noms et adjectifs

L'accord des noms et des adjectifs est une règle fondamentale : ils s'accordent en genre (masculin/féminin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le mot qu'ils qualifient ou auquel ils se rapportent.

  • Genre et nombre
    • Un nom s'accorde en nombre : un livre / des livres.
    • Un adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie.
      • Exemple : Un grand garçon / Une grande fille / Des grands garçons / Des grandes filles.
    • Règles générales :
      • Ajout de "-e" pour le féminin (petit \rightarrow petite).
      • Ajout de "-s" pour le pluriel (petit \rightarrow petits).
      • Attention aux noms et adjectifs terminés par -s, -x, -z au singulier (pas de changement au pluriel : un tapis \rightarrow des tapis).
  • Cas particuliers
    • Certains adjectifs ont des formes irrégulières au féminin :
      • Beau \rightarrow belle, nouveau \rightarrow nouvelle, vieux \rightarrow vieille.
    • Certains adjectifs terminés par -al font leur pluriel en -aux :
      • Normal \rightarrow normaux (mais banal \rightarrow banals, fatal \rightarrow fatals).
    • Les adjectifs composés (formés de plusieurs mots) :
      • Généralement, seuls le nom et l'adjectif s'accordent : des oiseaux mouettes rieuses.
      • Si l'adjectif est composé de deux adjectifs, les deux s'accordent : des chaussettes bleu clair (clair est invariable ici car c'est une couleur). Des chaussettes bleues-vertes (les deux s'accordent).
  • Adjectifs de couleur
    • Les adjectifs de couleur simples (bleu, vert, rouge...) s'accordent en genre et en nombre : des voitures rouges, des yeux verts.
    • Les adjectifs de couleur dérivés d'un nom (orange, marron, émeraude, turquoise...) sont invariables : des jupes orange, des sacs marron.
    • Les adjectifs de couleur composés sont également invariables : des yeux bleu clair, des pulls vert foncé.

L'orthographe des mots invariables

Les mots invariables ne changent jamais d'orthographe, quel que soit le contexte. Il faut les apprendre par cœur. Ils appartiennent souvent aux catégories suivantes :

  • Adverbes
    • Ils modifient un verbe, un adjectif ou un autre adverbe. Ils se terminent souvent par "-ment" mais pas toujours.
    • Exemples : vite, toujours, souvent, beaucoup, très, hier, demain, ici, là, bien, mal, vraiment, rapidement.
  • Prépositions
    • Elles introduisent un complément (de lieu, de temps, de manière...).
    • Exemples : à, de, en, pour, par, avec, sans, sous, sur, chez, dans, vers, avant, après, contre, entre.
  • Conjonctions
    • Elles servent à relier des mots ou des groupes de mots.
    • Conjonctions de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) : "Mais où est donc Ornicar ?" est un bon moyen mnémotechnique.
    • Conjonctions de subordination (que, quand, lorsque, comme, si, puisque, bien que, afin que...).

Les pièges orthographiques fréquents

Même en connaissant les règles, certains mots restent piégeux.

  • Mots avec doubles consonnes
    • Il n'y a pas de règle simple, il faut les mémoriser. Une erreur courante est d'oublier ou d'ajouter une double consonne.
    • Exemples : accorder (2 c), accueillir (2 c), appartement (2 p), apprendre (2 p), attention (2 t), difficile (2 f), occasion (1 c, 2 s), professionnel (2 s), syllabe (2 l).
    • La lecture attentive et la consultation d'un dictionnaire sont les meilleures armes.
  • Mots avec accents
    • Accent aigu (é) : toujours sur le "e" quand il est prononcé "é".
    • Accent grave (è, à, ù) : sur "e" quand il est prononcé "è", sur "a" dans la préposition "à" (pour la distinguer de "a" verbe), sur "u" dans "où" (pour le distinguer de "ou" conjonction).
    • Accent circonflexe (â, ê, î, ô, û) : il marque souvent la disparition d'une lettre (forêt vient de "forest", hôpital de "hospital"). Il est aussi un signe distinctif (sûr/sur).
    • Tréma (ï, ü, ë) : il indique que la voyelle doit être prononcée séparément de la précédente (maïs, naïf, Noël).
  • Mots d'origine étrangère
    • Beaucoup de mots empruntés à d'autres langues conservent leur orthographe d'origine, même s'ils s'intègrent peu à peu aux règles françaises (ex: plébiscite pour le pluriel des mots en -um).
    • Exemples : week-end, football, spaghetti, pizza, marketing, manager, cyber.
    • Certains ont été francisés : un match (des matchs), un scénario (des scénarios).
    • En cas de doute, le dictionnaire est indispensable.

Chapitre 2

Les Règles Essentielles de l'Orthographe Grammaticale

L'accord du participe passé

L'accord du participe passé est l'une des règles les plus complexes et les plus fréquentes en français.

  • Avec l'auxiliaire être
    • Le participe passé employé avec l'auxiliaire "être" s'accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet du verbe.
      • Exemples : Elle est venue. / Ils sont partis. / Elles sont allées.
  • Avec l'auxiliaire avoir
    • Le participe passé employé avec l'auxiliaire "avoir" ne s'accorde jamais avec le sujet.
      • Exemples : Elle a mangé. / Ils ont lu.
    • Il s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct (COD) si ce dernier est placé avant le verbe.
      • Pour trouver le COD, posez la question "qui ?" ou "quoi ?" après le verbe.
      • Exemples : Les pommes que j'ai mangées (j'ai mangé quoi ? les pommes, placées avant). / La lettre qu'il a écrite (il a écrit quoi ? la lettre, placée avant).
      • Si le COD est placé après le verbe, le participe passé reste invariable : J'ai mangé des pommes. / Il a écrit une lettre.
  • Cas particuliers et exceptions
    • Verbes pronominaux (se laver, se parler...) :
      • Si le pronom réfléchi (me, te, se, nous, vous) est COD, le participe passé s'accorde : Elles se sont lavées (elles ont lavé qui ? elles-mêmes).
      • Si le pronom réfléchi est COI (complément d'objet indirect), le participe passé reste invariable : Elles se sont parlé (elles ont parlé à qui ? à elles-mêmes - COI).
      • Astuce : Pour savoir si le pronom est COD ou COI, essayez de reformuler avec "à" ou "pour" : "se parler" \rightarrow "parler à soi", donc COI.
    • Participes passés suivis d'un infinitif :
      • Le participe passé s'accorde si le COD fait l'action du verbe à l'infinitif.
      • Exemple : Les chanteuses que j'ai entendues chanter (J'ai entendu qui chanter ? Les chanteuses).
      • Le participe passé est invariable si le COD ne fait pas l'action ou s'il n'y a pas de COD : Les chansons que j'ai entendu chanter (J'ai entendu chanter quoi ? Les chansons - ce ne sont pas les chansons qui chantent).

L'accord du verbe avec le sujet

Le verbe s'accorde toujours en personne et en nombre avec son sujet.

  • Sujet simple
    • Le verbe s'accorde avec un sujet unique, qu'il soit un nom commun, un nom propre ou un pronom.
      • Exemples : Le chat dort. / Marie lit. / Nous allons au cinéma.
  • Sujet composé
    • Si le sujet est composé de plusieurs éléments (plusieurs noms ou pronoms), le verbe se met au pluriel.
    • Si les sujets sont de genres différents, le masculin l'emporte.
      • Exemples : Le chien et le chat jouent. / Ma sœur et mon frère sont partis. / Toi et moi irons ensemble.
    • Attention aux sujets séparés par "ou" : si le "ou" exprime une alternative ou une exclusion, le verbe peut rester au singulier. Si c'est une addition, il est au pluriel.
      • Exemple : Le train ou le bus arrive (un seul des deux). / Le fromage ou le dessert sont proposés (les deux sont disponibles).
  • Sujet inversé
    • Lorsque le sujet est placé après le verbe (souvent dans les questions ou après certains adverbes), le verbe s'accorde toujours avec ce sujet.
      • Exemples : Que font les enfants ? / Ainsi parla Zarathoustra.

Les accords des adjectifs et participes employés comme adjectifs

Un adjectif ou un participe passé employé comme adjectif s'accorde avec le nom qu'il qualifie.

  • Règles générales
    • Comme vu précédemment, l'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom.
      • Exemples : Une jolie fleur, des livres intéressants.
    • Si l'adjectif qualifie plusieurs noms de genres différents, il prend la marque du pluriel et le masculin l'emporte.
      • Exemple : Une fille et un garçon gentils.
  • Adjectifs composés
    • Les adjectifs composés (formés de plusieurs mots liés par un trait d'union) :
      • Généralement, seuls le ou les adjectifs s'accordent si ce sont des adjectifs : des hommes grands-parents (les deux s'accordent).
      • Si un des mots est un nom, il reste souvent invariable : des yeux bleu-vert (les deux sont invariables car couleurs composées).
      • Des adjectifs comme "demi", "semi", "nu" sont invariables quand ils sont devant un nom : une demi-heure, des nu-pieds.
  • Participes passés adjectivés
    • Lorsqu'un participe passé est utilisé comme un adjectif (sans auxiliaire), il s'accorde en genre et en nombre avec le nom qu'il qualifie, comme un adjectif ordinaire.
      • Exemples : Des portes fermées. / Un travail terminé. / Des leçons apprises.

Les homophones verbaux

Ces homophones sont souvent des conjugaisons du verbe "être" ou "savoir", ou des pronoms/déterminants.

  • Est / et
    • est est le verbe "être" à la 3ème personne du singulier de l'indicatif présent. On peut le remplacer par "était".
      • Exemple : Il est grand. (Il était grand.)
    • et est une conjonction de coordination (signifie "plus"). On ne peut pas le remplacer par "était" et on peut souvent le remplacer par "et puis".
      • Exemple : Je mange une pomme et une poire.
  • Sais / sait / ces / ses
    • sais est le verbe "savoir" conjugué à la 1ère ou 2ème personne du singulier de l'indicatif présent. On peut le remplacer par "savais".
      • Exemple : Je sais nager. (Je savais nager.)
    • sait est le verbe "savoir" conjugué à la 3ème personne du singulier de l'indicatif présent. On peut le remplacer par "savait".
      • Exemple : Il sait la réponse. (Il savait la réponse.)
    • ces et ses ont été vus précédemment dans les homophones grammaticaux. Rappel :
      • ces (déterminant démonstratif pluriel) : remplaçable par "ces autres".
      • ses (déterminant possessif pluriel) : remplaçable par "mes", "tes".
  • Peut / peux / peu
    • peut est le verbe "pouvoir" à la 3ème personne du singulier de l'indicatif présent.
      • Exemple : Il peut venir. (Il pouvait venir.)
    • peux est le verbe "pouvoir" à la 1ère ou 2ème personne du singulier de l'indicatif présent.
      • Exemple : Je peux t'aider. (Je pouvais t'aider.)
    • peu est un adverbe de quantité (signifie "pas beaucoup").
      • Exemple : Il y a peu de monde. (Il y a un petit nombre de monde.)

Chapitre 3

La Ponctuation au Service du Sens

Le rôle des signes de ponctuation forts

Les signes forts marquent des pauses importantes et la fin des phrases ou des idées complètes.

  • Le point (.)
    • Il indique la fin d'une phrase déclarative (qui affirme quelque chose). C'est la pause la plus longue.
    • Exemple : J'aime lire.
    • Il est aussi utilisé pour les abréviations (M. pour Monsieur).
  • Le point d'interrogation (?)
    • Il marque la fin d'une phrase interrogative (qui pose une question).
    • Exemple : Comment vas-tu ?
  • Le point d'exclamation (!)
    • Il exprime un sentiment fort (surprise, joie, colère, ordre...).
    • Exemple : Quel beau paysage !

L'usage des virgules

La virgule (,) est le signe de ponctuation le plus fréquent et le plus délicat. Elle marque une courte pause et aide à organiser la phrase.

  • Séparer des éléments
    • Elle sépare des éléments de même nature dans une énumération (sauf le dernier si relié par "et" ou "ou").
      • Exemple : J'ai acheté des pommes, des poires, des bananes et des oranges.
    • Elle isole un complément circonstanciel placé en début de phrase ou incisé.
      • Exemple : Hier soir, j'ai lu un bon livre.
  • Isoler des propositions
    • Elle sépare des propositions indépendantes courtes et juxtaposées.
      • Exemple : Il est arrivé, il a souri, il a parlé.
    • Elle isole une proposition subordonnée relative explicative.
      • Exemple : Mon frère, qui est très gentil, m'a aidé. (Si la relative est essentielle, pas de virgule : L'homme qui est grand est mon père.)
  • Éviter les ambiguïtés
    • La virgule peut changer complètement le sens d'une phrase.
      • Exemple : Mangez, les enfants. (Ordre aux enfants) / Mangez les enfants. (Horrible !)
    • Règle d'or : On ne met jamais de virgule entre le sujet et le verbe, ni entre le verbe et son COD ou COI direct.

Les deux points et le point-virgule

Ces signes marquent des pauses moyennes, entre la virgule et le point.

  • Les deux points (:)
    • Ils introduisent une explication, une énumération, une citation ou une conséquence de ce qui précède.
      • Exemple : J'ai une idée : allons au cinéma. / Voici mes fruits préférés : les pommes, les poires, les cerises.
  • Le point-virgule (;)
    • Il sépare des propositions ou des idées qui ont un lien logique fort mais qui pourraient être des phrases indépendantes. Il marque une pause plus forte que la virgule mais moins que le point.
    • Exemple : Il travaillait sans relâche ; il voulait réussir ses examens à tout prix.
    • Il peut aussi séparer des éléments longs dans une énumération, surtout si ces éléments contiennent déjà des virgules.
      • Exemple : J'ai visité Paris, la capitale de la France ; Rome, la ville éternelle ; et Londres, la ville du brouillard.

Les parenthèses, tirets et guillemets

Ces signes ont des fonctions spécifiques pour ajouter des nuances ou rapporter des paroles.

  • Les parenthèses ( )
    • Elles insèrent une information complémentaire, une précision, un commentaire qui n'est pas essentiel à la compréhension de la phrase mais qui l'enrichit.
      • Exemple : J'ai acheté un nouveau livre (un roman policier) hier.
  • Les tirets (—)
    • Tiret cadratin (long) : Il peut encadrer une incise, comme les parenthèses, mais avec une rupture moins forte dans le flux de la phrase.
      • Exemple : Mon ami — un homme très intelligent — m'a conseillé.
    • Tiret court (-) : Utilisé pour composer des mots (arc-en-ciel), pour marquer un dialogue ou pour les numéros de téléphone.
      • Exemple : — Bonjour, dit-il.
  • Les guillemets (« »)
    • Ils encadrent des paroles rapportées directement (citations, dialogues).
      • Exemple : Il a déclaré : « Je suis très heureux. »
    • Ils peuvent aussi mettre en évidence un mot, lui donner un sens particulier, ou marquer une distance par rapport à ce mot.
      • Exemple : C'est une idée « géniale » (avec ironie).

Chapitre 4

Orthographe et Ponctuation dans la Rédaction

L'impact de l'orthographe sur la clarté

Une bonne orthographe est la base d'un message compris et respecté.

  • Compréhension du message
    • Les fautes d'orthographe peuvent rendre un texte difficile à lire, voire incompréhensible. Les homophones mal employés sont la cause la plus fréquente de contresens.
    • Exemple : "Il a des dents" (il possède des dents) vs "Il est dense" (il est épais/compact).
  • Crédibilité de l'écrit
    • Un texte truffé de fautes nuit à la crédibilité de l'auteur. Dans un cadre scolaire, professionnel ou même personnel, cela donne une image de négligence.
    • Un écrit sans faute témoigne de sérieux, de rigueur et de respect envers le lecteur.
  • Éviter les contresens
    • Une faute d'accord ou un homophone mal choisi peut changer radicalement le sens d'une phrase.
    • Exemple : "Les élèves ont appris" (les élèves ont acquis des connaissances) vs "Les élèves ont appris" (les élèves ont été informés, si "appris" est un participe passé employé comme adjectif, ce qui est une faute ici).

La ponctuation pour structurer le texte

La ponctuation est l'architecte du texte ; elle organise les idées et guide le lecteur.

  • Rythme de la phrase
    • Les virgules, points-virgules et points créent des pauses, donnent un souffle, un rythme à la lecture. Sans ponctuation, une phrase est un bloc indigeste.
    • Exemple : "Il courut il tomba il se releva" vs "Il courut, il tomba ; il se releva."
  • Hiérarchie des idées
    • La ponctuation permet de distinguer les idées principales des idées secondaires, les explications des arguments, les causes des conséquences.
    • Les parenthèses et les tirets sont parfaits pour ajouter des informations sans "casser" la structure principale.
  • Cohérence du discours
    • Une ponctuation correcte assure la fluidité et la logique de votre discours. Elle évite les malentendus et rend votre argumentation plus percutante.

Stratégies de relecture et de correction

Même les meilleurs écrivains font des erreurs. La relecture est une étape cruciale.

  • Relecture active
    • Ne vous contentez pas d'une lecture rapide. Lisez votre texte à voix haute : cela permet souvent de détecter les phrases mal tournées, les répétitions et les problèmes de ponctuation.
    • Lisez le texte à l'envers (mot par mot) : cela force votre cerveau à se concentrer sur l'orthographe de chaque mot plutôt que sur le sens global.
    • Faites une pause avant de relire : un œil frais verra plus facilement les erreurs.
  • Utilisation d'outils
    • Les correcteurs orthographiques et grammaticaux des logiciels de traitement de texte sont utiles, mais ne sont pas infaillibles. Ils ne comprennent pas toujours le contexte ou les homophones.
    • Les dictionnaires en ligne (Larousse, Le Robert) sont vos meilleurs amis pour vérifier l'orthographe d'un mot ou ses différentes significations.
    • Les sites dédiés à la grammaire française (Bescherelle, Le Conjugueur) sont précieux pour les accords et la conjugaison.
  • Demander un avis extérieur
    • Faire relire votre texte par quelqu'un d'autre est très efficace. Une personne non familiarisée avec votre texte verra des erreurs que vous avez "sautées" car vous savez ce que vous vouliez dire.

Les erreurs fréquentes à éviter

Soyez particulièrement vigilant sur ces points :

  • Fautes d'accord
    • Accord du participe passé (surtout avec "avoir" et les verbes pronominaux).
    • Accord du verbe avec le sujet (attention aux sujets éloignés du verbe ou inversés).
    • Accord des adjectifs (genre/nombre, cas particuliers des couleurs, adjectifs composés).
  • Confusions homophoniques
    • a/à, on/ont, son/sont, ce/se, ces/ses/c'est/s'est, est/et, sais/sait/ces/ses, peut/peux/peu. Ce sont les plus courantes, entraînez-vous !
  • Ponctuation excessive ou manquante
    • Virgules : ne pas en mettre entre sujet et verbe, ni entre verbe et COD/COI. Ne pas les oublier pour séparer les éléments d'une énumération ou les incises.
    • Points : s'assurer qu'une phrase se termine par un point (ou ? ou !).
    • Deux-points/point-virgule : utiliser à bon escient pour structurer les idées et non comme de simples pauses aléatoires.

En appliquant ces règles et ces stratégies, vous progresserez considérablement dans votre maîtrise de l'orthographe et de la ponctuation. La pratique régulière est la clé du succès !

Après la lecture

Passe à la pratique avec deux blocs bien visibles

Une fois le cours lu, ouvre soit le quiz pour vérifier la compréhension, soit les flashcards pour mémoriser les idées importantes. Les deux s'ouvrent dans une fenêtre dédiée.

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