Les relations au sein de la phrase complexe
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Seconde générale et technologique
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Chapitre 1
Introduction à la phrase complexe et aux propositions
Définition et identification de la phrase complexe
En français, il est essentiel de distinguer la phrase simple de la phrase complexe pour comprendre comment les idées sont articulées.
Une phrase simple est une phrase qui contient un seul verbe conjugué. Elle exprime une idée unique et autonome. Exemple : Le chat dort. (Un seul verbe conjugué : dort)
Une phrase complexe est une phrase qui contient plusieurs verbes conjugués. Chaque verbe conjugué est le noyau d'une proposition. Exemple : Le chat dort tandis que le chien joue. (Deux verbes conjugués : dort et joue, donc deux propositions)
Le concept clé est le verbe conjugué. C'est lui qui détermine le nombre de propositions dans une phrase.
- Proposition : Un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Une phrase complexe est donc composée de plusieurs propositions.
- Phrase : Une unité de sens complète, commençant par une majuscule et se terminant par un point. Une phrase peut être simple ou complexe.
Distinction proposition/phrase : Toutes les phrases ne sont pas des propositions (une phrase simple est une proposition). Mais toutes les propositions ne sont pas des phrases (une proposition subordonnée n'a pas de sens complet seule).
Les différents types de propositions
Dans une phrase complexe, les propositions ne sont pas toutes sur le même pied d'égalité. On distingue trois types principaux :
-
La proposition indépendante :
- Elle a un sens complet par elle-même.
- Elle n'est liée à aucune autre proposition par un mot de subordination.
- Elle peut constituer une phrase simple à elle seule.
- Exemple : Il pleut ; je reste à l'abri. (Il pleut est une proposition indépendante.)
-
La proposition principale :
- Elle a un sens complet, mais elle "commande" une ou plusieurs propositions subordonnées.
- Elle ne peut pas être supprimée sans rendre la phrase incompréhensible ou en modifier radicalement le sens.
- Exemple : Je crois qu'il viendra. (Je crois est la proposition principale. Elle donne son sens à la subordonnée.)
-
La proposition subordonnée :
- Elle dépend grammaticalement d'une autre proposition (la principale ou une autre subordonnée).
- Elle n'a pas de sens complet par elle-même et ne peut pas exister seule.
- Elle est introduite par un mot subordonnant (conjonction de subordination, pronom relatif, mot interrogatif).
- Exemple : Je crois qu'il viendra. (qu'il viendra est la proposition subordonnée.)
Ponctuation et délimitation des propositions
La ponctuation est un outil précieux pour identifier et séparer les propositions dans une phrase complexe.
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Rôle de la virgule (,) :
- Elle sépare des propositions de même nature (juxtaposées, coordonnées).
- Elle permet de marquer une pause légère, une respiration.
- Elle peut isoler une proposition subordonnée placée en début de phrase ou incise.
- Exemple : Il est fatigué, il a beaucoup travaillé. (Deux propositions juxtaposées)
- Exemple : Quand il est arrivé, nous mangions. (Subordonnée en tête)
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Rôle du point-virgule (;) :
- Il sépare des propositions indépendantes ou coordonnées qui ont un lien sémantique fort mais ne sont pas directement liées par une conjonction.
- Il indique une pause plus longue que la virgule, mais moins que le point.
- Exemple : Le soleil brille ; les oiseaux chantent. (Relation de simultanéité, mais pas de lien grammatical direct)
-
Rôle des deux points (:) :
- Ils introduisent généralement une explication, une conséquence, une énumération ou un discours rapporté.
- La proposition qui suit les deux points est souvent une explication de la précédente.
- Exemple : Il a une bonne raison : il est malade. (La deuxième proposition explique la première)
La ponctuation aide à la clarté et à la fluidité de la lecture. Elle est aussi un indice pour l'analyse grammaticale.
Chapitre 2
La juxtaposition et la coordination
La juxtaposition : une relation simple
La juxtaposition est le procédé le plus simple pour lier des propositions.
- Définition de la juxtaposition : C'est le fait de placer côte à côte des propositions sans aucun mot de liaison.
- Signes de ponctuation : Les propositions juxtaposées sont séparées uniquement par des signes de ponctuation :
- La virgule (,) : pour une pause légère, un lien d'idées souple.
- Le point-virgule (;) : pour une pause plus marquée, un lien sémantique plus fort.
- Les deux points (:) : pour introduire une explication, une cause, une conséquence, une énumération.
- Absence de mot de liaison : C'est la caractéristique fondamentale. Le lien est implicite et doit être déduit du contexte.
- Exemple : Il pleut, je reste à la maison. (Relation de cause/conséquence implicite : "parce qu'il pleut")
- Exemple : Le soleil brillait ; les enfants jouaient. (Relation de simultanéité)
- Exemple : Elle a eu une excellente note : elle a révisé assidûment. (Relation d'explication)
La coordination : l'union par les conjonctions
La coordination est un autre moyen de relier des propositions indépendantes, mais avec un mot de liaison explicite.
-
Définition de la coordination : C'est l'action de relier des propositions (ou des mots, des groupes de mots) de même fonction grammaticale et de même niveau, à l'aide d'un mot de liaison appelé conjonction de coordination ou adverbe de liaison.
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Conjonctions de coordination : Il y en a sept, faciles à retenir grâce au moyen mnémotechnique "Mais où est donc Ornicar ?"
- Mais : exprime l'opposition, la restriction. Ex: Il est intelligent mais paresseux.
- Ou : exprime le choix, l'alternative. Ex: Tu prends le bus ou tu marches ?
- Et : exprime l'addition, la simultanéité. Ex: Il mange et il boit.
- Donc : exprime la conséquence. Ex: Il a faim donc il mange.
- Or : exprime une opposition inattendue, une nuance. Ex: Il voulait sortir, or il pleuvait.
- Ni : exprime la négation, l'addition négative. Ex: Il ne mange ni ne boit.
- Car : exprime la cause, l'explication. Ex: Je suis fatigué car j'ai mal dormi.
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Adverbes de liaison (ou adverbes connecteurs) : Certains adverbes peuvent aussi coordonner des propositions en établissant un lien logique. Ils sont généralement suivis d'une virgule.
- Exemples : puis, ensuite, cependant, toutefois, néanmoins, pourtant, aussi, en effet, d'ailleurs, etc.
- Ex: Il a fini son travail ; ensuite, il est parti.
- Ex: Il était malade ; cependant, il est venu.
Expression des relations logiques par juxtaposition et coordination
Ces deux procédés ne sont pas de simples liaisons grammaticales ; ils expriment des relations logiques entre les idées, même si elles sont parfois implicites avec la juxtaposition.
- Addition : Il lit, il écrit. (juxtaposition) / Il lit et il écrit. (coordination)
- Opposition / Contraste : Il est riche, il est malheureux. (juxtaposition forte) / Il est riche mais il est malheureux. (coordination) / Il est riche ; cependant, il est malheureux. (adverbe de liaison)
- Cause / Explication : Il est absent : il est malade. (juxtaposition) / Il est absent car il est malade. (coordination)
- Conséquence : Il a plu, la route est glissante. (juxtaposition) / Il a plu donc la route est glissante. (coordination)
- Alternative / Choix : Tu restes ou tu pars ? (coordination)
Le choix du connecteur (ou son absence) est crucial car il nuance le sens :
- La juxtaposition laisse l'interprétation plus ouverte au lecteur.
- La coordination, grâce à la conjonction, rend la relation logique explicite et univoque.
Chapitre 3
Les propositions subordonnées relatives
Identification et rôle de la proposition subordonnée relative
La proposition subordonnée relative est une expansion du nom.
- Fonction d'adjectif : Elle équivaut à un adjectif ou un groupe adjectival. Elle apporte une information sur un nom ou un pronom appelé antécédent.
- Exemple : L'homme qui parle est mon père. (qui parle = "parlant", adjectif verbal)
- Complément de l'antécédent : C'est sa fonction principale. Elle complète un nom (ou un pronom) placé juste avant elle.
- Exemple : Le livre que tu m'as prêté est passionnant. (que tu m'as prêté complète livre)
- Expansion du nom : Elle fait partie des expansions du nom, au même titre que l'adjectif épithète ou le complément du nom. Elle enrichit le groupe nominal.
Une proposition subordonnée relative est toujours introduite par un pronom relatif.
Les pronoms relatifs et leurs fonctions
Les pronoms relatifs sont les mots introducteurs de ces propositions. Ils reprennent l'antécédent et ont une fonction grammaticale DANS la proposition relative.
| Pronom relatif | Fonction dans la subordonnée relative | Antécédent | Exemple |
|---|---|---|---|
| Qui | Sujet | Personne ou chose | L'élève qui travaille réussit. (qui est le sujet de travaille) |
| Que | Complément d'Objet Direct (COD) | Personne ou chose | Le film que j'ai vu était excellent. (que est le COD de ai vu) |
| Quoi | COD (après préposition), COI, complément d'un nom/adj. (rare, surtout après à, de) | Antécédent neutre (ce, rien) | Il ne savait pas à quoi il pensait. (quoi est COI de pensait à) |
| Dont | Complément d'Objet Indirect (COI) avec de, Complément du nom, Complément de l'adjectif | Personne ou chose | Le livre dont je te parle est intéressant. (dont est COI de parle de) L'ami dont la voiture est en panne est là. (dont est complément de voiture) |
| Où | Complément Circonstanciel de Lieu ou de Temps | Lieu ou Temps | La ville où je suis né est belle. (où est CCL de suis né) Le jour où il est parti, il pleuvait. (où est CCT de est parti) |
| Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles | COI (après préposition), Complément du nom, Complément d'agent | Personne ou chose | La table sur laquelle j'ai posé le livre est ancienne. (sur laquelle est CCL de ai posé) Les amis auxquels j'ai écrit me manquent. (auxquels est COI de ai écrit à) |
Accord du verbe et emploi des pronoms relatifs
-
Accord avec l'antécédent : Le verbe de la proposition relative s'accorde en personne et en nombre avec l'antécédent du pronom relatif, et non avec le pronom lui-même.
- Exemple : C'est moi qui ai parlé. (antécédent moi = 1ère personne singulier, donc ai parlé)
- Exemple : Ce sont vous qui avez raison. (antécédent vous = 2ème personne pluriel, donc avez raison)
-
Choix du pronom selon la fonction : Il est crucial de bien identifier la fonction que le pronom relatif aura dans sa propre proposition pour choisir le bon pronom.
- Si l'antécédent est sujet du verbe de la relative qui
- Si l'antécédent est COD du verbe de la relative que
- Si le verbe de la relative se construit avec "de" dont
- Si le verbe de la relative se construit avec une autre préposition lequel/laquelle/auxquels/auxquelles
- Si l'antécédent est un lieu ou un temps où
-
Pièges courants :
- Ne pas confondre le que pronom relatif (COD) et le que conjonction de subordination (introduit une complétive).
- Je vois le livre que tu lis. (que = COD de lis, relatif)
- Je crois que tu lis. (que = conjonction, complétive)
- Bien accorder le verbe de la relative avec l'antécédent.
- Ne pas utiliser qui à la place de dont ou lequel après une préposition (sauf rares exceptions pour les personnes : avec qui).
- Ne pas confondre le que pronom relatif (COD) et le que conjonction de subordination (introduit une complétive).
Chapitre 4
Les propositions subordonnées conjonctives complétives
Définition et fonction des complétives
Les propositions subordonnées conjonctives complétives sont des compléments essentiels du verbe de la proposition principale.
- Définition : Ce sont des propositions subordonnées qui complètent un verbe (ou parfois un adjectif ou un nom) et qui sont introduites par une conjonction de subordination.
- Fonction de Complément d'Objet Direct (COD) : C'est la fonction la plus fréquente. La complétive répond à la question "qui ?" ou "quoi ?" posée après le verbe.
- Exemple : Je souhaite que tu réussisses. (Je souhaite quoi ? que tu réussisses)
- Fonction de Complément d'Objet Indirect (COI) : Plus rare, après des verbes se construisant avec une préposition (souvent à ou de), mais la préposition est alors absente devant que.
- Exemple : Je me doute qu'il viendra. (Je me doute de quoi ? qu'il viendra - se douter de)
- Fonction de Complément d'un adjectif/nom : Certains adjectifs ou noms peuvent être complétés par une complétive.
- Exemple (adjectif) : Je suis content que tu sois là. (que tu sois là complète content)
- Exemple (nom) : J'ai l'espoir qu'il reviendra. (qu'il reviendra complète espoir)
Les complétives sont essentielles au sens du verbe principal.
Les conjonctions de subordination introductrices
Les complétives sont introduites par des conjonctions de subordination spécifiques.
-
Que : C'est la conjonction la plus courante. Elle introduit une complétive qui est généralement COD du verbe de la principale.
- Exemple : Il dit qu'il est fatigué.
- Attention : ne pas confondre avec le pronom relatif que. Pour distinguer, on peut essayer de remplacer le que par un groupe nominal. Si c'est possible, c'est un COD et donc une complétive. Si c'est un pronom relatif, il a un antécédent.
- Je pense que tu as raison. (Je pense cela) complétive
- Le livre que tu lis. (Le livre, tu lis le livre) relative
-
Ce que, ce qui : Ces formes composées introduisent des complétives qui fonctionnent comme sujets ou COD de la principale, lorsque l'antécédent est neutre ou indéfini.
- Exemple (sujet) : Ce qui m'étonne, c'est son silence.
- Exemple (COD) : Je vois ce qu'il fait.
-
Si (pour l'interrogation indirecte) : Introduit une complétive qui est COD d'un verbe exprimant l'incertitude, le doute, la question. Elle correspond à une question totale (réponse par oui/non) posée indirectement.
- Exemple : Je me demande s'il viendra. (Question directe : "Viendra-t-il ?")
- Exemple : Il ne sait pas si elle est là. (Question directe : "Est-elle là ?")
Modes verbaux dans les complétives
Le mode du verbe dans la complétive dépend du sens du verbe de la proposition principale.
-
L'Indicatif :
- Utilisé quand le verbe de la principale exprime la certitude, la déclaration, l'opinion affirmée, la perception.
- Exemples de verbes : croire, penser, savoir, déclarer, affirmer, dire, voir, entendre, constater, espérer (avec affirmation), etc.
- Exemple : Je pense qu'il a raison. (Certitude/Opinion)
- Exemple : Il dit qu'il est parti. (Déclaration)
-
Le Subjonctif :
- Utilisé quand le verbe de la principale exprime le souhait, le doute, l'ordre, le jugement, le sentiment, la volonté, la nécessité, la possibilité.
- Exemples de verbes : vouloir, souhaiter, douter, craindre, il faut que, il est nécessaire que, il est possible que, être content que, être triste que, etc.
- Exemple : Je souhaite qu'il vienne. (Souhait)
- Exemple : Je doute qu'il soit là. (Doute)
- Exemple : Il faut que tu fasses tes devoirs. (Nécessité)
-
Le Conditionnel :
- Parfois utilisé dans les complétives pour exprimer une éventualité, une hypothèse, une information non confirmée (souvent après un verbe de déclaration ou d'opinion).
- Exemple : J'ai entendu dire qu'il serait malade. (Information non confirmée)
- Exemple : Il pensait qu'elle viendrait. (Éventualité future par rapport au passé)
Chapitre 5
Les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles
Introduction aux subordonnées circonstancielles
Les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles (PSCC) sont des éléments non essentiels de la phrase, mais qui apportent des précisions importantes sur les circonstances de l'action de la principale.
- Fonction de complément circonstanciel : Elles jouent le même rôle qu'un complément circonstanciel (de temps, de cause, de but, etc.), mais sous forme de proposition.
- Exemple : Je sors quand le soleil brille. (quand le soleil brille est un CCT)
- Mobilité dans la phrase : Contrairement aux complétives, les PSCC sont souvent mobiles. Elles peuvent être déplacées en début, milieu ou fin de phrase sans en changer le sens fondamental (mais en modifiant l'insistance).
- Exemple : Quand le soleil brille, je sors. / Je sors quand le soleil brille.
- Variété des sens : Elles peuvent exprimer une grande diversité de relations logiques : cause, conséquence, temps, but, condition, opposition, concession, comparaison, manière...
Elles sont toujours introduites par une conjonction de subordination (ou locution conjonctive) spécifique à la nuance de sens.
Expression de la cause et de la conséquence
-
La cause : Répond à la question "Pourquoi ?".
- Conjonctions :
- Parce que : la plus courante, exprime une cause simple et objective.
- Exemple : Il est absent parce qu'il est malade.
- Puisque : exprime une cause connue, évidente, ou déjà admise.
- Exemple : Puisqu'il pleut, nous resterons à la maison.
- Comme : toujours placée en début de phrase, la cause est présentée comme une évidence.
- Exemple : Comme il était tard, nous sommes partis.
- Étant donné que, du fait que, sous prétexte que, etc.
- Parce que : la plus courante, exprime une cause simple et objective.
- Mode verbal : Généralement l'indicatif.
- Conjonctions :
-
La conséquence : Exprime le résultat, l'effet de l'action de la principale.
- Conjonctions :
- Si bien que, de sorte que, de manière que, au point que : introduisent une conséquence.
- Exemple : Il a beaucoup travaillé si bien qu'il est fatigué.
- Tellement que, si... que, tant... que : mettent l'accent sur l'intensité.
- Exemple : Il est tellement fatigué qu'il s'est endormi.
- Si bien que, de sorte que, de manière que, au point que : introduisent une conséquence.
- Mode verbal : Généralement l'indicatif.
- Conjonctions :
Expression du temps et du but
-
Le temps : Situe l'action de la principale dans le temps.
- Conjonctions :
- Quand, lorsque : simultanéité ou moment précis.
- Exemple : Je lis quand j'ai le temps.
- Pendant que, tandis que : simultanéité, actions parallèles.
- Exemple : Il travaille pendant que je me repose.
- Après que : postériorité.
- Exemple : Il est parti après qu'il a dîné. (Attention : après que + indicatif, pas subjonctif !)
- Avant que : antériorité.
- Exemple : Il faut finir avant qu'il ne soit trop tard. (Attention : avant que + subjonctif)
- Dès que, aussitôt que : simultanéité immédiate.
- Exemple : Dès qu'il arrive, il allume la lumière.
- Depuis que : point de départ d'une action.
- Exemple : Il a beaucoup changé depuis qu'il est parti.
- Quand, lorsque : simultanéité ou moment précis.
- Concordance des temps : Il faut veiller à la cohérence des temps entre la principale et la subordonnée.
- Si principale au présent/futur subordonnée au présent/futur.
- Si principale au passé subordonnée au passé.
- Conjonctions :
-
Le but : Exprime l'intention, l'objectif de l'action de la principale.
- Conjonctions :
- Pour que, afin que : les plus courantes.
- Exemple : Il travaille dur pour qu'il réussisse.
- De peur que, de crainte que : pour un but négatif, une crainte.
- Exemple : Il parle doucement de peur qu'il ne réveille le bébé.
- Pour que, afin que : les plus courantes.
- Mode verbal : Toujours le subjonctif.
- Conjonctions :
Expression de l'opposition et de la concession
-
L'opposition : Met en parallèle deux faits différents ou contraires, sans qu'un fait n'empêche l'autre.
- Conjonctions :
- Alors que, tandis que : expriment une opposition ou une simultanéité.
- Exemple : Il aime le sport alors que sa sœur préfère la lecture.
- Alors que, tandis que : expriment une opposition ou une simultanéité.
- Mode verbal : Généralement l'indicatif.
- Conjonctions :
-
La concession : Exprime un fait qui devrait logiquement empêcher l'action de la principale, mais qui ne l'empêche pas.
- Conjonctions :
- Bien que, quoique : les plus courantes.
- Exemple : Bien qu'il soit malade, il est venu au travail.
- Même si : nuance d'hypothèse.
- Exemple : Même s'il pleut, nous sortirons.
- Quoique, encore que (littéraire).
- Bien que, quoique : les plus courantes.
- Mode verbal :
- Subjonctif après bien que, quoique, encore que.
- Indicatif après même si.
- Conjonctions :
Chapitre 6
Les propositions subordonnées interrogatives indirectes
Définition et structure
Les propositions subordonnées interrogatives indirectes servent à rapporter une question sans la citer directement.
- Transformation d'une question directe : Elles sont une manière de rapporter une question sans utiliser les guillemets.
- Question directe : "Est-ce qu'il viendra ?"
- Interrogative indirecte : Je me demande s'il viendra.
- Absence de point d'interrogation : Puisqu'elles sont intégrées dans une phrase déclarative, elles se terminent toujours par un point final.
- Verbe introducteur : Elles dépendent toujours d'un verbe de la proposition principale qui exprime la question, le doute, l'ignorance, la connaissance.
- Exemples : demander, savoir, ignorer, se demander, vouloir savoir, dire, etc.
Mots interrogatifs et conjonctions
Le mot introducteur de l'interrogative indirecte dépend du type de question directe.
-
Si (pour l'interrogation totale) :
- Utilisé quand la question directe est une question totale, c'est-à-dire une question à laquelle on répond par "oui" ou "non".
- Question directe : "Es-tu prêt ?" Je voudrais savoir si tu es prêt.
- Question directe : "Viendra-t-il ?" Elle demande s'il viendra.
-
Mots interrogatifs (pour l'interrogation partielle) :
- Utilisés quand la question directe porte sur un élément précis (qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien, lequel, etc.). Ces mots conservent leur forme et leur rôle.
- Qui :
- Question directe : "Qui est là ?" Je me demande qui est là. (sujet)
- Question directe : "Qui as-tu vu ?" Je me demande qui tu as vu. (COD - rare pour les personnes)
- Que / Quoi :
- Question directe : "Que fait-il ?" Je ne sais pas ce qu'il fait. (COD)
- Question directe : "À quoi penses-tu ?" Dis-moi à quoi tu penses. (COI)
- Où, quand, comment, pourquoi, combien :
- Question directe : "Où vas-tu ?" Il demande où tu vas.
- Question directe : "Quand part-il ?" Je ne sais pas quand il part.
- Question directe : "Comment vas-tu ?" Elle demande comment tu vas.
- Question directe : "Pourquoi pleures-tu ?" Il veut savoir pourquoi tu pleures.
- Question directe : "Combien coûte-t-il ?" Je voudrais savoir combien il coûte.
- Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles :
- Question directe : "Lequel préfères-tu ?" Dis-moi lequel tu préfères.
Pièges et erreurs courantes
- Inversion sujet-verbe : Dans les interrogatives indirectes, il n'y a jamais d'inversion du sujet. L'ordre des mots est sujet-verbe-complément.
- Incorrect : Je me demande si viendra-t-il.
- Correct : Je me demande s'il viendra.
- Concordance des temps : Comme pour les autres subordonnées, il faut faire attention à la concordance des temps entre la principale et l'interrogative indirecte.
- Exemple : Il a demandé s'il était venu. (Passé)
- Exemple : Il demande s'il viendra. (Futur)
- Utilisation de 'que' vs 'si' : Ne pas utiliser que pour introduire une interrogation indirecte totale. Que introduit une complétive déclarative, pas une question.
- Incorrect : Je me demande qu'il viendra.
- Correct : Je me demande s'il viendra.
- Formes composées "ce que", "ce qui" : Pour les interrogations indirectes partielles portant sur "quoi", on utilise généralement "ce que" (COD) ou "ce qui" (sujet), surtout après un verbe comme "savoir", "dire".
- Question directe : "Que se passe-t-il ?" Je veux savoir ce qui se passe.
- Question directe : "Que penses-tu ?" Dis-moi ce que tu penses.
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