Éducation nationale françaiseMathématiquesSeconde générale et technologique18 min de lecture

Introduction aux suites numériques

Une version article du chapitre pour comprendre l'essentiel rapidement, vérifier si le niveau correspond, puis basculer vers Wilo pour la pratique guidée et le suivi.

Lecture

5 chapitres

Un parcours éditorialisé et navigable.

Pratique

12 questions

Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.

Objectif

Seconde générale et technologique

Format rapide pour vérifier si le chapitre correspond.

Chapitre 1

Qu'est-ce qu'une suite numérique ?

Définition et notation d'une suite

Une suite numérique est simplement une liste ordonnée de nombres réels. Ces nombres sont générés selon une certaine règle. Ce qui est important, c'est l'ordre : il y a un premier nombre, un deuxième, un troisième, et ainsi de suite.

Chaque nombre de la suite est appelé un terme. Pour identifier un terme, on utilise une notation spécifique :

  • Le terme général d'une suite est souvent noté unu_n (prononcé "u indice n") ou vnv_n, wnw_n, etc.
  • Le petit nn en indice est l'indice du terme. Il indique la position du terme dans la suite.
  • L'indice nn est généralement un nombre entier naturel. Souvent, la suite commence à n=0n=0 (le premier terme est alors u0u_0) ou à n=1n=1 (le premier terme est u1u_1).

L'ensemble de définition des indices est généralement N\mathbb{N} (pour n0n \ge 0) ou N\mathbb{N}^* (pour n1n \ge 1).

Exemple : La suite des nombres pairs peut être notée (un)nN(u_n)_{n \in \mathbb{N}} avec un=2nu_n = 2n. Alors :

  • u0=2×0=0u_0 = 2 \times 0 = 0
  • u1=2×1=2u_1 = 2 \times 1 = 2
  • u2=2×2=4u_2 = 2 \times 2 = 4
  • Etc.

La suite est donc 0,2,4,6,0, 2, 4, 6, \dots

Une suite est une fonction dont l'ensemble de départ est N\mathbb{N} (ou une partie de N\mathbb{N}) et l'ensemble d'arrivée est R\mathbb{R}.

Différentes façons de définir une suite

Il existe principalement deux façons de définir une suite numérique :

  1. Par une formule explicite (en fonction de nn) : C'est la méthode la plus directe. On donne une formule qui permet de calculer n'importe quel terme unu_n directement à partir de son indice nn. Exemple : un=n23u_n = n^2 - 3. Pour trouver u5u_5, on remplace nn par 55 : u5=523=253=22u_5 = 5^2 - 3 = 25 - 3 = 22.

  2. Par une formule de récurrence (en fonction du terme précédent) : Dans ce cas, pour calculer un terme, on a besoin de connaître le ou les termes qui le précèdent. On doit toujours donner le premier terme (ou les premiers termes) de la suite pour pouvoir la "démarrer". Exemple : u0=1u_0 = 1 et un+1=2un+3u_{n+1} = 2u_n + 3 pour tout nNn \in \mathbb{N}. Pour trouver u1u_1, on utilise u0u_0 : u1=2u0+3=2(1)+3=5u_1 = 2u_0 + 3 = 2(1) + 3 = 5. Pour trouver u2u_2, on utilise u1u_1 : u2=2u1+3=2(5)+3=13u_2 = 2u_1 + 3 = 2(5) + 3 = 13. Une formule de récurrence nécessite toujours un ou plusieurs termes initiaux pour être définie.

  3. Par une description (par une phrase) : Parfois, une suite est décrite par une règle en langage courant, sans formule mathématique directe. Exemple : "La suite des nombres premiers dans l'ordre croissant". Les termes sont 2,3,5,7,11,2, 3, 5, 7, 11, \dots Il n'existe pas de formule explicite simple pour cette suite.

Calcul des premiers termes d'une suite

Calculer les premiers termes est essentiel pour comprendre le comportement d'une suite.

  • Avec une formule explicite : Il suffit de remplacer nn par les valeurs des indices souhaités (0, 1, 2, 3...). Soit la suite définie par un=n+1n+2u_n = \frac{n+1}{n+2} pour nNn \in \mathbb{N}.

    • u0=0+10+2=12u_0 = \frac{0+1}{0+2} = \frac{1}{2}
    • u1=1+11+2=23u_1 = \frac{1+1}{1+2} = \frac{2}{3}
    • u2=2+12+2=34u_2 = \frac{2+1}{2+2} = \frac{3}{4}
    • u3=3+13+2=45u_3 = \frac{3+1}{3+2} = \frac{4}{5}
  • Avec une formule de récurrence : On doit partir du premier terme donné et calculer les termes suivants un par un, dans l'ordre. Soit la suite définie par u0=4u_0 = 4 et un+1=0,5un1u_{n+1} = 0,5 u_n - 1 pour nNn \in \mathbb{N}.

    • u0=4u_0 = 4 (donné)
    • u1=0,5×u01=0,5×41=21=1u_1 = 0,5 \times u_0 - 1 = 0,5 \times 4 - 1 = 2 - 1 = 1
    • u2=0,5×u11=0,5×11=0,51=0,5u_2 = 0,5 \times u_1 - 1 = 0,5 \times 1 - 1 = 0,5 - 1 = -0,5
    • u3=0,5×u21=0,5×(0,5)1=0,251=1,25u_3 = 0,5 \times u_2 - 1 = 0,5 \times (-0,5) - 1 = -0,25 - 1 = -1,25

C'est une erreur fréquente de vouloir "sauter" des étapes avec une formule de récurrence. Chaque terme dépend du précédent !

Chapitre 2

Représentation graphique d'une suite

Représentation des points $(n; u_n)$

Contrairement aux fonctions dont la courbe est souvent continue, la représentation graphique d'une suite est un nuage de points isolés. Pour chaque terme unu_n:

  • L'abscisse du point est l'indice nn.
  • L'ordonnée du point est la valeur du terme unu_n.

On place donc les points de coordonnées (0;u0)(0; u_0), (1;u1)(1; u_1), (2;u2)(2; u_2), etc. dans un repère orthogonal. On ne relie PAS ces points, car la suite n'est définie que pour des indices entiers.

Exemple : Représentation de la suite un=n22u_n = n^2 - 2.

  • u0=2    (0;2)u_0 = -2 \implies (0; -2)
  • u1=1    (1;1)u_1 = -1 \implies (1; -1)
  • u2=2    (2;2)u_2 = 2 \implies (2; 2)
  • u3=7    (3;7)u_3 = 7 \implies (3; 7)

Ces points ne sont pas alignés, ils forment un nuage.

Utilisation d'un tableur ou d'une calculatrice

Les tableurs (comme Excel, LibreOffice Calc) et les calculatrices graphiques sont des outils très utiles pour travailler avec les suites.

  • Tableur :

    1. Dans une colonne (par exemple A), entrez les indices nn: 0,1,2,3,0, 1, 2, 3, \dots
    2. Dans la colonne suivante (par exemple B), entrez la formule de la suite.
      • Formule explicite : Si un=n23u_n = n^2 - 3, en B1 vous entrerez =A1^2 - 3. Ensuite, étirez la formule vers le bas.
      • Formule de récurrence : Si u0=1u_0 = 1 et un+1=2un+3u_{n+1} = 2u_n + 3. En B1, entrez la valeur de u0u_0 (ici, 1). En B2, entrez la formule =2*B1 + 3. Ensuite, étirez la formule vers le bas.
    3. Vous pouvez ensuite sélectionner les deux colonnes et créer un graphique de type "Nuage de points".
  • Calculatrice graphique (comme une TI ou Casio) :

    1. Passez en mode "Suite" (mode "SEQ" ou "SUITE").
    2. Entrez la formule de la suite (explicite ou de récurrence) et le premier terme.
    3. Affichez le tableau de valeurs pour voir les termes.
    4. Affichez le graphique pour voir le nuage de points.

Ces outils permettent de générer rapidement de nombreux termes et d'obtenir une visualisation instantanée.

Interprétation graphique

L'analyse du nuage de points permet de tirer des conclusions sur le comportement de la suite :

  • Sens de variation visuel :
    • Si les points "montent" de gauche à droite, la suite est probablement croissante.
    • Si les points "descendent" de gauche à droite, la suite est probablement décroissante.
    • Si les points restent à la même hauteur, la suite est constante.
  • Comportement à long terme (tendance) : Les points semblent-ils se rapprocher d'une certaine valeur ? S'éloignent-ils indéfiniment vers l'infini ? Ce sont des questions sur la limite de la suite, un concept que vous étudierez plus tard.
  • Points isolés : Rappelez-vous que ce sont des points discrets, non liés. L'allure générale est une tendance, pas une courbe continue.

Chapitre 3

Suites arithmétiques

Définition et caractérisation

Une suite (un)(u_n) est dite arithmétique si on passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre. Ce nombre constant est appelé la raison de la suite, et il est généralement noté rr.

La relation de récurrence qui caractérise une suite arithmétique est : un+1=un+ru_{n+1} = u_n + r pour tout nNn \in \mathbb{N} (ou nNn \in \mathbb{N}^* selon le premier terme).

Autrement dit, la différence entre deux termes consécutifs est constante : un+1un=ru_{n+1} - u_n = r

Exemple : Soit la suite 1,4,7,10,13,1, 4, 7, 10, 13, \dots

  • 41=34 - 1 = 3
  • 74=37 - 4 = 3
  • 107=310 - 7 = 3 La raison r=3r = 3. Le premier terme est u0=1u_0 = 1.

Formule explicite d'une suite arithmétique

Grâce à la raison rr, on peut trouver une formule pour exprimer n'importe quel terme unu_n en fonction de nn et du premier terme.

Si le premier terme est u0u_0 : u1=u0+ru_1 = u_0 + r u2=u1+r=(u0+r)+r=u0+2ru_2 = u_1 + r = (u_0 + r) + r = u_0 + 2r u3=u2+r=(u0+2r)+r=u0+3ru_3 = u_2 + r = (u_0 + 2r) + r = u_0 + 3r On observe une régularité : pour obtenir unu_n, on ajoute rr nn fois à u0u_0. Donc, la formule explicite est : un=u0+n×ru_n = u_0 + n \times r

Si le premier terme est u1u_1 : Alors un=u1+(n1)×ru_n = u_1 + (n-1) \times r.

Plus généralement, pour calculer un terme unu_n à partir de n'importe quel terme upu_p (avec pnp \le n) : un=up+(np)×ru_n = u_p + (n-p) \times r Cette formule est très utile pour calculer un terme lointain sans avoir à calculer tous les termes intermédiaires.

Exemple : Soit une suite arithmétique de premier terme u0=5u_0 = 5 et de raison r=2r = -2. Calculons u10u_{10} : u10=u0+10×r=5+10×(2)=520=15u_{10} = u_0 + 10 \times r = 5 + 10 \times (-2) = 5 - 20 = -15.

Représentation graphique d'une suite arithmétique

Les points (n;un)(n; u_n) d'une suite arithmétique sont toujours alignés. Ils se situent sur une droite.

  • Cette droite a pour équation y=rx+u0y = rx + u_0 (si le premier terme est u0u_0).
  • La pente de cette droite est égale à la raison rr de la suite.

Cela établit un lien fort avec les fonctions affines (f(x)=ax+bf(x) = ax+b). Une suite arithmétique est une fonction affine définie sur les entiers naturels.

Somme des termes consécutifs (introduction)

La somme des termes d'une suite arithmétique est un sujet important. Pour l'instant, nous allons nous concentrer sur un cas particulier célèbre : la somme des nn premiers entiers naturels.

Il s'agit de la somme S=1+2+3++nS = 1 + 2 + 3 + \dots + n. La légende raconte que le jeune Gauss a trouvé une astuce pour la calculer rapidement. Il a remarqué que si l'on additionne le premier et le dernier terme (1+n1+n), le deuxième et l'avant-dernier (2+(n1)2+(n-1)), etc., on obtient toujours la même somme (n+1)(n+1). Il y a nn termes dans la somme, donc n/2n/2 paires. La célèbre formule de Gauss est : Sn=n×(n+1)2S_n = \frac{n \times (n+1)}{2}

Exemple : Somme des 100 premiers entiers : 1+2++100=100×(100+1)2=100×1012=50×101=50501 + 2 + \dots + 100 = \frac{100 \times (100+1)}{2} = \frac{100 \times 101}{2} = 50 \times 101 = 5050.

Plus tard, vous apprendrez la formule générale pour la somme de NN termes d'une suite arithmétique : SN=N×premier terme+dernier terme2S_N = N \times \frac{\text{premier terme} + \text{dernier terme}}{2}.

Chapitre 4

Suites géométriques

Définition et caractérisation

Une suite (un)(u_n) est dite géométrique si on passe d'un terme au suivant en multipliant toujours par le même nombre non nul. Ce nombre constant est appelé la raison de la suite, et il est généralement noté qq.

La relation de récurrence qui caractérise une suite géométrique est : un+1=un×qu_{n+1} = u_n \times q pour tout nNn \in \mathbb{N} (ou nNn \in \mathbb{N}^*).

Autrement dit, le rapport entre deux termes consécutifs est constant (si un0u_n \ne 0) : un+1un=q\frac{u_{n+1}}{u_n} = q

Exemple : Soit la suite 2,6,18,54,2, 6, 18, 54, \dots

  • 6/2=36 / 2 = 3
  • 18/6=318 / 6 = 3
  • 54/18=354 / 18 = 3 La raison q=3q = 3. Le premier terme est u0=2u_0 = 2.

Formule explicite d'une suite géométrique

De manière similaire aux suites arithmétiques, on peut trouver une formule explicite pour les suites géométriques.

Si le premier terme est u0u_0 : u1=u0×qu_1 = u_0 \times q u2=u1×q=(u0×q)×q=u0×q2u_2 = u_1 \times q = (u_0 \times q) \times q = u_0 \times q^2 u3=u2×q=(u0×q2)×q=u0×q3u_3 = u_2 \times q = (u_0 \times q^2) \times q = u_0 \times q^3 On voit que pour obtenir unu_n, on multiplie u0u_0 par qq nn fois. Donc, la formule explicite est : un=u0×qnu_n = u_0 \times q^n

Si le premier terme est u1u_1 : Alors un=u1×qn1u_n = u_1 \times q^{n-1}.

Plus généralement, pour calculer un terme unu_n à partir de n'importe quel terme upu_p (avec pnp \le n) : un=up×qnpu_n = u_p \times q^{n-p}

Exemple : Soit une suite géométrique de premier terme u0=100u_0 = 100 et de raison q=0,5q = 0,5. Calculons u4u_4 : u4=u0×q4=100×(0,5)4=100×0,0625=6,25u_4 = u_0 \times q^4 = 100 \times (0,5)^4 = 100 \times 0,0625 = 6,25.

Représentation graphique d'une suite géométrique

Les points (n;un)(n; u_n) d'une suite géométrique ne sont pas alignés (sauf cas particuliers comme q=1q=1). Leur allure rappelle les fonctions exponentielles (f(x)=a×bxf(x) = a \times b^x).

  • Si q>1q > 1 (et u0>0u_0 > 0), la suite croît rapidement (croissance exponentielle).
  • Si 0<q<10 < q < 1 (et u0>0u_0 > 0), la suite décroît et se rapproche de 0.
  • Si q<0q < 0, les termes alternent de signe, créant une allure en "dents de scie".

La croissance ou la décroissance d'une suite géométrique est souvent beaucoup plus rapide que celle d'une suite arithmétique.

Applications concrètes

Les suites géométriques modélisent de nombreux phénomènes réels :

  • Intérêts composés : Si vous placez de l'argent avec un taux d'intérêt annuel, le capital augmente selon une suite géométrique. Si vous placez 1000€ à 3% par an, le capital après nn années est 1000×(1+0,03)n1000 \times (1+0,03)^n.
  • Évolution d'une population : Une population qui augmente ou diminue d'un certain pourcentage fixe chaque année suit une suite géométrique.
  • Réduction successive : Par exemple, la valeur d'un objet qui perd 10% de sa valeur chaque année.

Chapitre 5

Sens de variation d'une suite

Définition du sens de variation

  • Une suite (un)(u_n) est croissante si, pour tout nn, un+1unu_{n+1} \ge u_n. (Chaque terme est supérieur ou égal au précédent).
  • Une suite (un)(u_n) est strictement croissante si, pour tout nn, un+1>unu_{n+1} > u_n.
  • Une suite (un)(u_n) est décroissante si, pour tout nn, un+1unu_{n+1} \le u_n. (Chaque terme est inférieur ou égal au précédent).
  • Une suite (un)(u_n) est strictement décroissante si, pour tout nn, un+1<unu_{n+1} < u_n.
  • Une suite (un)(u_n) est constante si, pour tout nn, un+1=unu_{n+1} = u_n. (C'est un cas particulier de suite croissante et décroissante).
  • Une suite est dite monotone si elle est soit croissante, soit décroissante.

Méthodes d'étude du sens de variation

Il existe plusieurs méthodes pour déterminer le sens de variation d'une suite :

  1. Étude du signe de la différence un+1unu_{n+1} - u_n : C'est la méthode la plus générale. On calcule un+1unu_{n+1} - u_n et on étudie son signe.

    • Si un+1un>0u_{n+1} - u_n > 0, alors un+1>unu_{n+1} > u_n, la suite est strictement croissante.
    • Si un+1un<0u_{n+1} - u_n < 0, alors un+1<unu_{n+1} < u_n, la suite est strictement décroissante.
    • Si un+1un=0u_{n+1} - u_n = 0, alors un+1=unu_{n+1} = u_n, la suite est constante.

    Exemple : Soit un=n2+2nu_n = n^2 + 2n. un+1un=((n+1)2+2(n+1))(n2+2n)u_{n+1} - u_n = ((n+1)^2 + 2(n+1)) - (n^2 + 2n) =(n2+2n+1+2n+2)n22n= (n^2 + 2n + 1 + 2n + 2) - n^2 - 2n =n2+4n+3n22n= n^2 + 4n + 3 - n^2 - 2n =2n+3= 2n + 3. Pour nNn \in \mathbb{N}, 2n+32n + 3 est toujours positif. Donc un+1un>0u_{n+1} - u_n > 0. La suite (un)(u_n) est strictement croissante.

  2. Comparaison du rapport un+1un\frac{u_{n+1}}{u_n} à 1 (pour les termes strictement positifs) : Cette méthode est utile lorsque tous les termes de la suite sont strictement positifs.

    • Si un+1un>1\frac{u_{n+1}}{u_n} > 1, alors un+1>unu_{n+1} > u_n, la suite est strictement croissante.
    • Si un+1un<1\frac{u_{n+1}}{u_n} < 1, alors un+1<unu_{n+1} < u_n, la suite est strictement décroissante.
    • Si un+1un=1\frac{u_{n+1}}{u_n} = 1, alors un+1=unu_{n+1} = u_n, la suite est constante.

    Exemple : Soit un=2nu_n = 2^n. Tous les termes sont positifs. un+1un=2n+12n=2\frac{u_{n+1}}{u_n} = \frac{2^{n+1}}{2^n} = 2. Puisque 2>12 > 1, la suite (un)(u_n) est strictement croissante.

  3. Utilisation de la fonction associée (pour suites explicites) : Si une suite est définie par une formule explicite un=f(n)u_n = f(n), on peut étudier le sens de variation de la fonction ff sur l'intervalle [0;+[[0; +\infty[ (ou [1;+[[1; +\infty[).

    • Si ff est croissante sur cet intervalle, alors la suite (un)(u_n) est croissante.
    • Si ff est décroissante sur cet intervalle, alors la suite (un)(u_n) est décroissante.

    Exemple : Soit un=1n+1u_n = \frac{1}{n+1} pour nNn \in \mathbb{N}. On considère la fonction f(x)=1x+1f(x) = \frac{1}{x+1} pour x0x \ge 0. Pour étudier son sens de variation, on peut calculer sa dérivée : f(x)=1(x+1)2f'(x) = -\frac{1}{(x+1)^2}. Pour x0x \ge 0, (x+1)2>0(x+1)^2 > 0, donc f(x)<0f'(x) < 0. La fonction ff est décroissante sur [0;+[[0; +\infty[. Donc la suite (un)(u_n) est strictement décroissante.

Sens de variation des suites arithmétiques et géométriques

Le sens de variation des suites arithmétiques et géométriques est directement lié à leur raison.

  • Suites arithmétiques : un+1=un+ru_{n+1} = u_n + r On étudie le signe de un+1un=ru_{n+1} - u_n = r.

    • Si r>0r > 0, la suite est strictement croissante.
    • Si r<0r < 0, la suite est strictement décroissante.
    • Si r=0r = 0, la suite est constante.
  • Suites géométriques : un+1=un×qu_{n+1} = u_n \times q Le sens de variation dépend du signe de u0u_0 (ou du premier terme) ET de la valeur de qq. On étudie le rapport un+1un=q\frac{u_{n+1}}{u_n} = q.

    • Cas u0>0u_0 > 0 :
      • Si q>1q > 1, la suite est strictement croissante. (Ex: 2,4,8,2, 4, 8, \dots)
      • Si 0<q<10 < q < 1, la suite est strictement décroissante. (Ex: 100,50,25,100, 50, 25, \dots)
      • Si q=1q = 1, la suite est constante. (Ex: 5,5,5,5, 5, 5, \dots)
    • Cas u0<0u_0 < 0 :
      • Si q>1q > 1, la suite est strictement décroissante. (Ex: 2,4,8,-2, -4, -8, \dots)
      • Si 0<q<10 < q < 1, la suite est strictement croissante. (Ex: 100,50,25,-100, -50, -25, \dots)
      • Si q=1q = 1, la suite est constante. (Ex: 5,5,5,-5, -5, -5, \dots)
    • Cas q<0q < 0 : La suite n'est PAS monotone. Les termes alternent de signe, elle est dite alternée. (Ex: u0=1,q=2    1,2,4,8,u_0=1, q=-2 \implies 1, -2, 4, -8, \dots)
    • Cas q=0q = 0 : Si u00u_0 \ne 0, alors u0,0,0,0,u_0, 0, 0, 0, \dots. La suite est constante à partir du deuxième terme.
    • Cas u0=0u_0 = 0 : La suite est constante et égale à 0 (0,0,0,0, 0, 0, \dots).

Attention aux cas particuliers pour les suites géométriques, notamment quand qq est négatif ou égal à 0 ou 1, ou quand le premier terme est négatif.

Après la lecture

Passe à la pratique avec deux blocs bien visibles

Une fois le cours lu, ouvre soit le quiz pour vérifier la compréhension, soit les flashcards pour mémoriser les idées importantes. Les deux s'ouvrent dans une fenêtre dédiée.

Quiz + Flashcards

Suite naturelle

Tu veux aller plus loin que l'article ?

Retrouve le même chapitre dans Wilo avec la suite des questions, la répétition espacée, les corrigés complets et une progression suivie dans le temps.