Éducation nationale françaiseMathématiquesSeconde générale et technologique19 min de lecture

Résolution de problèmes géométriques

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Lecture

5 chapitres

Un parcours éditorialisé et navigable.

Pratique

12 questions

Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.

Objectif

Seconde générale et technologique

Format rapide pour vérifier si le chapitre correspond.

Chapitre 1

Rappels et outils fondamentaux

Propriétés des figures planes usuelles

Les figures planes sont les briques de base de la géométrie. Connaître leurs propriétés est primordial.

  • Triangles :
    • Un triangle est une figure à trois côtés et trois angles.
    • La somme des angles d'un triangle est toujours égale à 180180^\circ.
    • Triangle isocèle : Il a deux côtés de même longueur et deux angles (à la base) de même mesure.
    • Triangle équilatéral : Il a trois côtés de même longueur et trois angles égaux à 6060^\circ. C'est un cas particulier de triangle isocèle.
    • Triangle rectangle : Il a un angle droit (9090^\circ). Le côté opposé à l'angle droit est appelé l'hypoténuse.
  • Quadrilatères : Figures à quatre côtés et quatre angles. La somme des angles d'un quadrilatère est 360360^\circ.
    • Carré : Quatre côtés égaux et quatre angles droits. Les diagonales sont égales, se coupent en leur milieu et sont perpendiculaires.
    • Rectangle : Quatre angles droits. Les côtés opposés sont égaux et parallèles. Les diagonales sont égales et se coupent en leur milieu.
    • Losange : Quatre côtés égaux. Les diagonales sont perpendiculaires et se coupent en leur milieu.
    • Parallélogramme : Les côtés opposés sont parallèles et égaux. Les diagonales se coupent en leur milieu. Le rectangle, le losange et le carré sont des cas particuliers de parallélogrammes.
  • Cercles et disques :
    • Un cercle est l'ensemble de tous les points équidistants d'un point central (le centre). Cette distance est le rayon (RR).
    • Un disque est la surface délimitée par un cercle.
    • Circonférence (périmètre du cercle) : C=2πRC = 2 \pi R.
    • Aire du disque : A=πR2A = \pi R^2.
    • Tout triangle inscrit dans un cercle ayant pour diamètre un de ses côtés est un triangle rectangle.

Théorèmes de Thalès et de Pythagore

Ces deux théorèmes sont parmi les plus utilisés en géométrie pour calculer des longueurs ou prouver des alignements/perpendicularités.

Théorème de Thalès

Le théorème de Thalès permet de calculer des longueurs dans des configurations avec des droites parallèles.

  • Conditions d'application du théorème de Thalès :

    1. On a deux droites sécantes (qui se coupent) en un point AA.
    2. Sur ces droites, on place des points B,MB, M sur l'une et C,NC, N sur l'autre.
    3. Les droites (BC)(BC) et (MN)(MN) sont parallèles.
  • Calcul de longueurs avec Thalès : Dans cette configuration, on a les égalités de rapports suivantes : AMAB=ANAC=MNBC\frac{AM}{AB} = \frac{AN}{AC} = \frac{MN}{BC} Ces rapports sont utiles pour trouver une longueur inconnue si on en connaît suffisamment d'autres. Exemple : Si AM=3AM = 3, AB=9AB = 9, BC=12BC = 12 et qu'on cherche MNMN. 39=MN12    MN=3×129=369=4\frac{3}{9} = \frac{MN}{12} \implies MN = \frac{3 \times 12}{9} = \frac{36}{9} = 4.

  • Réciproque du théorème de Thalès : Elle permet de prouver que deux droites sont parallèles.

    1. On a deux droites sécantes en un point AA.
    2. Les points A,B,MA, B, M sont alignés dans le même ordre que A,C,NA, C, N.
    3. Si AMAB=ANAC\frac{AM}{AB} = \frac{AN}{AC}, alors les droites (BC)(BC) et (MN)(MN) sont parallèles. Attention à l'ordre des points ! C'est une condition souvent oubliée.

Théorème de Pythagore

Le théorème de Pythagore est exclusivement applicable aux triangles rectangles.

  • Conditions d'application du théorème de Pythagore : Le triangle doit être un triangle rectangle.

  • Calcul de longueurs avec Pythagore : Dans un triangle ABCABC rectangle en AA, l'hypoténuse est le côté BCBC. Le théorème dit : BC2=AB2+AC2BC^2 = AB^2 + AC^2 Cela signifie que le carré de la longueur de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés. Exemple : Si un triangle ABCABC est rectangle en AA avec AB=3AB = 3 cm et AC=4AC = 4 cm. BC2=32+42=9+16=25BC^2 = 3^2 + 4^2 = 9 + 16 = 25. Donc BC=25=5BC = \sqrt{25} = 5 cm.

  • Réciproque du théorème de Pythagore : Elle permet de prouver qu'un triangle est rectangle. Dans un triangle ABCABC, si le carré du plus long côté est égal à la somme des carrés des deux autres côtés, alors le triangle est rectangle. Si BC2=AB2+AC2BC^2 = AB^2 + AC^2, alors le triangle ABCABC est rectangle en A. Exemple : Un triangle a des côtés de longueurs 5 cm, 12 cm et 13 cm. Le plus long côté est 13 cm. 132=16913^2 = 169. 52+122=25+144=1695^2 + 12^2 = 25 + 144 = 169. Comme 132=52+12213^2 = 5^2 + 12^2, le triangle est rectangle.

Angles et trigonométrie dans le triangle rectangle

Les angles jouent un rôle clé en géométrie. La trigonométrie permet de relier les angles et les longueurs dans un triangle rectangle.

  • Angles associés :

    • Angles alternes-internes : Formés par deux droites parallèles coupées par une sécante. Ils sont de même mesure.
    • Angles correspondants : Formés par deux droites parallèles coupées par une sécante. Ils sont de même mesure.
    • Angles opposés par le sommet : Formés par l'intersection de deux droites. Ils sont de même mesure.
  • Somme des angles d'un triangle : Toujours égale à 180180^\circ. Si on connaît deux angles, on peut trouver le troisième. Exemple : Dans un triangle, si deux angles mesurent 5050^\circ et 7070^\circ, le troisième mesure 180(50+70)=180120=60180^\circ - (50^\circ + 70^\circ) = 180^\circ - 120^\circ = 60^\circ.

  • Relations trigonométriques (sinus, cosinus, tangente) : Elles s'appliquent uniquement dans un triangle rectangle. Soit un triangle ABCABC rectangle en AA. Pour l'angle B^\widehat{B} :

    • Le côté opposé est ACAC.

    • Le côté adjacent est ABAB.

    • L'hypoténuse est BCBC. Les formules mnémotechniques (type "SOH CAH TOA") sont très utiles :

    • Sinus = Opposé / Hypoténuse : sin(B^)=ACBC\sin(\widehat{B}) = \frac{AC}{BC}

    • Cosinus = Adjacent / Hypoténuse : cos(B^)=ABBC\cos(\widehat{B}) = \frac{AB}{BC}

    • Tangente = Opposé / Adjacent : tan(B^)=ACAB\tan(\widehat{B}) = \frac{AC}{AB}

  • Calcul d'angles et de longueurs : Ces relations permettent de :

    • Calculer une longueur si on connaît un angle aigu et une autre longueur.
    • Calculer la mesure d'un angle aigu si on connaît les longueurs de deux côtés. Pour cela, on utilise les fonctions réciproques : arcsin\arcsin, arccos\arccos, arctan\arctan. Exemple 1 (longueur) : Dans un triangle ABCABC rectangle en AA, B^=30\widehat{B} = 30^\circ et BC=10BC = 10 cm. Calculer ACAC. sin(B^)=ACBC    sin(30)=AC10    AC=10×sin(30)=10×0.5=5\sin(\widehat{B}) = \frac{AC}{BC} \implies \sin(30^\circ) = \frac{AC}{10} \implies AC = 10 \times \sin(30^\circ) = 10 \times 0.5 = 5 cm. Exemple 2 (angle) : Dans un triangle ABCABC rectangle en AA, AB=6AB = 6 cm et BC=12BC = 12 cm. Calculer B^\widehat{B}. cos(B^)=ABBC=612=0.5\cos(\widehat{B}) = \frac{AB}{BC} = \frac{6}{12} = 0.5. B^=arccos(0.5)=60\widehat{B} = \arccos(0.5) = 60^\circ.

Chapitre 2

Coordonnées et vecteurs dans le plan

Repérage dans le plan

  • Coordonnées d'un point : Dans un repère orthogonal (O;i,j)(O; \vec{i}, \vec{j}), un point MM est repéré par ses coordonnées (xM;yM)(x_M; y_M). xMx_M est l'abscisse et yMy_M est l'ordonnée.
  • Calcul de la distance entre deux points : Soient deux points A(xA;yA)A(x_A; y_A) et B(xB;yB)B(x_B; y_B). La distance ABAB est donnée par la formule : AB=(xBxA)2+(yByA)2AB = \sqrt{(x_B - x_A)^2 + (y_B - y_A)^2} C'est une application du théorème de Pythagore dans un repère. Exemple : A(1;2)A(1; 2) et B(4;6)B(4; 6). AB=(41)2+(62)2=32+42=9+16=25=5AB = \sqrt{(4-1)^2 + (6-2)^2} = \sqrt{3^2 + 4^2} = \sqrt{9 + 16} = \sqrt{25} = 5.
  • Coordonnées du milieu d'un segment : Soient A(xA;yA)A(x_A; y_A) et B(xB;yB)B(x_B; y_B). Le milieu MM du segment [AB][AB] a pour coordonnées : M(xA+xB2;yA+yB2)M\left(\frac{x_A + x_B}{2}; \frac{y_A + y_B}{2}\right) Le milieu est la "moyenne" des coordonnées des extrémités. Exemple : A(1;2)A(1; 2) et B(4;6)B(4; 6). M(1+42;2+62)=M(52;82)=M(2.5;4)M\left(\frac{1+4}{2}; \frac{2+6}{2}\right) = M\left(\frac{5}{2}; \frac{8}{2}\right) = M(2.5; 4).

Vecteurs et opérations

Les vecteurs représentent un déplacement. Ils ont une direction, un sens et une longueur (norme).

  • Définition d'un vecteur : Un vecteur AB\vec{AB} est défini par :
    • Son origine (AA) et son extrémité (BB).
    • Sa direction (celle de la droite (AB)(AB)).
    • Son sens (de AA vers BB).
    • Sa norme (sa longueur ABAB), notée AB||\vec{AB}||. Deux vecteurs sont égaux s'ils ont la même direction, le même sens et la même norme.
  • Coordonnées d'un vecteur : Soient A(xA;yA)A(x_A; y_A) et B(xB;yB)B(x_B; y_B). Les coordonnées du vecteur AB\vec{AB} sont : AB(xBxAyByA)\vec{AB}\begin{pmatrix} x_B - x_A \\ y_B - y_A \end{pmatrix} Exemple : A(1;2)A(1; 2) et B(4;6)B(4; 6). AB(4162)=AB(34)\vec{AB}\begin{pmatrix} 4 - 1 \\ 6 - 2 \end{pmatrix} = \vec{AB}\begin{pmatrix} 3 \\ 4 \end{pmatrix}. La norme du vecteur u(xy)\vec{u}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} est u=x2+y2||\vec{u}|| = \sqrt{x^2 + y^2}. Pour AB\vec{AB}, AB=32+42=9+16=25=5||\vec{AB}|| = \sqrt{3^2 + 4^2} = \sqrt{9+16} = \sqrt{25} = 5. C'est bien la distance ABAB.
  • Somme de vecteurs : Si u(xy)\vec{u}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} et v(xy)\vec{v}\begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix}, alors u+v=(x+xy+y)\vec{u} + \vec{v} = \begin{pmatrix} x+x' \\ y+y' \end{pmatrix}. Géométriquement, on utilise la relation de Chasles : AB+BC=AC\vec{AB} + \vec{BC} = \vec{AC}. Ou la règle du parallélogramme.
  • Multiplication d'un vecteur par un réel : Si u(xy)\vec{u}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} et kk est un nombre réel, alors ku=(kxky)k\vec{u} = \begin{pmatrix} kx \\ ky \end{pmatrix}.
    • Si k>0k > 0, u\vec{u} et kuk\vec{u} ont même sens.
    • Si k<0k < 0, u\vec{u} et kuk\vec{u} ont un sens opposé.
    • Si k=0k = 0, ku=0k\vec{u} = \vec{0} (vecteur nul).

Colinéarité et alignement

La colinéarité des vecteurs est un concept fondamental pour prouver le parallélisme de droites ou l'alignement de points.

  • Critère de colinéarité de deux vecteurs : Deux vecteurs u(xy)\vec{u}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} et v(xy)\vec{v}\begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} sont colinéaires s'il existe un nombre réel kk tel que u=kv\vec{u} = k\vec{v} (ou v=ku\vec{v} = k\vec{u}). En termes de coordonnées, ils sont colinéaires si et seulement si leur déterminant est nul : xyyx=0xy' - yx' = 0 Exemple : u(23)\vec{u}\begin{pmatrix} 2 \\ 3 \end{pmatrix} et v(46)\vec{v}\begin{pmatrix} 4 \\ 6 \end{pmatrix}. 2×63×4=1212=02 \times 6 - 3 \times 4 = 12 - 12 = 0. Les vecteurs sont colinéaires. On voit bien que v=2u\vec{v} = 2\vec{u}.
  • Alignement de trois points : Les points A,B,CA, B, C sont alignés si et seulement si les vecteurs AB\vec{AB} et AC\vec{AC} sont colinéaires. Il suffit de calculer les coordonnées de AB\vec{AB} et AC\vec{AC} et de vérifier le critère de colinéarité. Exemple : A(1;1)A(1; 1), B(3;3)B(3; 3), C(5;5)C(5; 5). AB(22)\vec{AB}\begin{pmatrix} 2 \\ 2 \end{pmatrix} et AC(44)\vec{AC}\begin{pmatrix} 4 \\ 4 \end{pmatrix}. 2×42×4=88=02 \times 4 - 2 \times 4 = 8 - 8 = 0. Les vecteurs sont colinéaires, donc les points A,B,CA, B, C sont alignés.
  • Parallélisme de droites : Les droites (AB)(AB) et (CD)(CD) sont parallèles si et seulement si les vecteurs AB\vec{AB} et CD\vec{CD} sont colinéaires. C'est logique, car des droites parallèles ont la même direction. Exemple : A(0;0)A(0; 0), B(1;2)B(1; 2), C(3;1)C(3; 1), D(4;3)D(4; 3). AB(12)\vec{AB}\begin{pmatrix} 1 \\ 2 \end{pmatrix} et CD(4331)=CD(12)\vec{CD}\begin{pmatrix} 4-3 \\ 3-1 \end{pmatrix} = \vec{CD}\begin{pmatrix} 1 \\ 2 \end{pmatrix}. 1×22×1=01 \times 2 - 2 \times 1 = 0. Les vecteurs sont colinéaires, donc (AB)(AB) est parallèle à (CD)(CD).

Chapitre 3

Transformations géométriques

Translations

Une translation est un "glissement" d'une figure.

  • Définition d'une translation par un vecteur : La translation de vecteur u\vec{u} est la transformation qui, à tout point MM, associe le point MM' tel que MM=u\vec{MM'} = \vec{u}. Cela signifie que MM' est l'image de MM par la translation de vecteur u\vec{u}. Si u(xuyu)\vec{u}\begin{pmatrix} x_u \\ y_u \end{pmatrix} et M(xM;yM)M(x_M; y_M), alors M(xM+xu;yM+yu)M'(x_M + x_u; y_M + y_u).
  • Image d'un point, d'une figure par translation : Pour trouver l'image d'une figure (segment, triangle, cercle...), il suffit de trouver l'image de chacun de ses points constitutifs (extrémités, sommets, centre). L'image d'une droite est une droite parallèle. L'image d'un cercle est un cercle de même rayon.
  • Propriétés des translations :
    • Elles conservent les longueurs, les angles, les aires.
    • Elles conservent le parallélisme et la perpendicularité.
    • L'image d'un segment est un segment de même longueur.
    • L'image d'une droite est une droite parallèle à la droite initiale.

Rotations

Une rotation est un "tournement" d'une figure autour d'un point fixe.

  • Définition d'une rotation (centre, angle, sens) : Une rotation est définie par :
    • Un centre OO (le point fixe).
    • Un angle α\alpha (l'amplitude du tournement).
    • Un sens (direct ou positif = anti-horaire ; indirect ou négatif = horaire). Si MM' est l'image de MM par une rotation de centre OO et d'angle α\alpha :
    1. OM=OMOM = OM' (la distance au centre est conservée).
    2. L'angle MOM^\widehat{MOM'} (orienté) est égal à α\alpha.
  • Image d'un point, d'une figure par rotation : Comme pour la translation, on détermine l'image des points clés de la figure.
  • Propriétés des rotations :
    • Elles conservent les longueurs, les angles, les aires.
    • Elles conservent le parallélisme et la perpendicularité.
    • Le centre de rotation est le seul point invariant (qui ne bouge pas).

Symétries (axiale et centrale)

Les symétries sont des transformations qui "retournent" une figure.

  • Définition d'une symétrie axiale : La symétrie axiale d'axe (d)(d) transforme un point MM en MM' tel que (d)(d) est la médiatrice du segment [MM][MM']. Si MM est sur l'axe (d)(d), alors M=MM' = M. C'est comme un effet miroir.
  • Définition d'une symétrie centrale : La symétrie centrale de centre OO transforme un point MM en MM' tel que OO est le milieu du segment [MM][MM']. C'est l'équivalent d'une rotation de 180180^\circ autour du centre OO. Si M(xM;yM)M(x_M; y_M) et O(xO;yO)O(x_O; y_O), alors M(2xOxM;2yOyM)M'(2x_O - x_M; 2y_O - y_M).
  • Propriétés des symétries :
    • Elles conservent les longueurs, les angles, les aires.
    • Elles conservent le parallélisme et la perpendicularité (pour la symétrie centrale).
    • Pour la symétrie axiale, l'image d'une droite est une droite, l'image d'un cercle est un cercle de même rayon. L'orientation peut être inversée.

Chapitre 4

Méthodes de résolution de problèmes

Analyse de l'énoncé et stratégie

C'est la première étape cruciale. Une bonne compréhension de l'énoncé est la moitié de la solution.

  • Identification des données et de l'objectif :
    • Lisez attentivement l'énoncé.
    • Soulignez ou listez toutes les informations numériques (longueurs, angles) et qualitatives (parallèle, perpendiculaire, milieu, etc.).
    • Reformulez clairement la question : "Que dois-je trouver ?" (une longueur, un angle, une preuve d'alignement, une aire...).
  • Schématisation de la situation :
    • Dessinez la figure ! Même si un dessin est fourni, redessinez-le si nécessaire, en le rendant plus clair et en y ajoutant les informations de l'énoncé.
    • Codez la figure : utilisez des symboles pour les angles droits, les côtés égaux, les droites parallèles, les milieux. Un bon schéma est une aide précieuse pour visualiser le problème.
  • Choix des outils géométriques pertinents :
    • Une fois les données et l'objectif clairs, réfléchissez aux théorèmes et propriétés que vous connaissez et qui pourraient être utiles.
    • Exemple : Si on parle de triangle rectangle et de longueurs, pensez à Pythagore ou à la trigonométrie. Si on a des droites parallèles et des points alignés, pensez à Thalès. Si on doit prouver un alignement, pensez à la colinéarité des vecteurs ou à la réciproque de Thalès.
    • N'hésitez pas à essayer plusieurs pistes si la première ne mène à rien.

Démonstrations géométriques

Une démonstration est une suite logique d'arguments qui prouve une affirmation.

  • Rédaction structurée d'une démonstration : Une démonstration doit être claire et logique. Utilisez une structure type :
    1. Hypothèses (Ce que l'on sait) : "On sait que..." ou "On a un triangle ABCABC tel que..."
    2. Théorème/Propriété utilisé(e) : "Or, d'après le théorème de..." ou "Or, la propriété d'un rectangle est que..."
    3. Conclusion (Ce que l'on en déduit) : "Donc..." ou "Par conséquent..."
  • Utilisation des propriétés et théorèmes : Chaque étape de votre raisonnement doit être justifiée par une définition, une propriété, un théorème ou une donnée de l'énoncé. Ne laissez rien au hasard.
  • Justification de chaque étape : Ne jamais affirmer sans justifier. C'est la clé d'une bonne démonstration. Si vous dites que deux droites sont parallèles, expliquez pourquoi (par exemple, "car elles sont toutes les deux perpendiculaires à la même droite", ou "d'après la réciproque du théorème de Thalès").

Calculs de longueurs, aires et volumes

Ces calculs sont souvent la finalité des problèmes géométriques.

  • Formules d'aires des figures usuelles :
    • Carré de côté cc : A=c2A = c^2
    • Rectangle de longueur LL et largeur ll : A=L×lA = L \times l
    • Triangle de base bb et hauteur hh : A=b×h2A = \frac{b \times h}{2}
    • Disque de rayon RR : A=πR2A = \pi R^2
    • Parallélogramme de base bb et hauteur hh : A=b×hA = b \times h
    • Trapèze de bases BB et bb et hauteur hh : A=(B+b)×h2A = \frac{(B+b) \times h}{2}
  • Formules de volumes des solides usuels :
    • Pavé droit (parallélépipède rectangle) de longueur LL, largeur ll, hauteur hh : V=L×l×hV = L \times l \times h
    • Cube de côté cc : V=c3V = c^3
    • Cylindre de rayon RR et hauteur hh : V=πR2hV = \pi R^2 h (Aire de la base ×\times hauteur)
    • Prisme droit d'aire de base AbaseA_{base} et hauteur hh : V=Abase×hV = A_{base} \times h
    • Pyramide d'aire de base AbaseA_{base} et hauteur hh : V=13Abase×hV = \frac{1}{3} A_{base} \times h
    • Cône de révolution de rayon RR et hauteur hh : V=13πR2hV = \frac{1}{3} \pi R^2 h
    • Boule de rayon RR : V=43πR3V = \frac{4}{3} \pi R^3
  • Application des théorèmes de géométrie pour les calculs : Souvent, avant de pouvoir appliquer une formule d'aire ou de volume, il faut d'abord calculer des longueurs ou des hauteurs manquantes en utilisant Pythagore, Thalès, la trigonométrie, les propriétés des figures, ou les coordonnées. C'est là que la stratégie d'analyse de l'énoncé est fondamentale.

Chapitre 5

Géométrie dans l'espace

Représentation et propriétés des solides

Comprendre comment les solides sont construits et représentés est essentiel.

  • Parallélépipède rectangle, cube, pyramide, cône :
    • Parallélépipède rectangle (pavé droit) : Solide dont les six faces sont des rectangles.
    • Cube : Cas particulier de parallélépipède rectangle dont toutes les faces sont des carrés (donc six faces carrées égales).
    • Pyramide : Solide avec une base polygonale et des faces latérales triangulaires qui se rejoignent en un sommet unique (l'apex).
    • Cône : Solide avec une base circulaire et une surface latérale courbe qui se rétrécit jusqu'à un sommet unique.
  • Patrons de solides : Un patron est un développement à plat de toutes les faces d'un solide, permettant de le reconstituer par pliage. C'est utile pour visualiser toutes les surfaces qui composent le solide et pour calculer des aires latérales ou totales.
    • Le patron d'un cube est composé de 6 carrés.
    • Le patron d'un cylindre est composé de deux disques (les bases) et d'un rectangle (la surface latérale).
  • Sections planes de solides simples : Une section plane est la figure obtenue en coupant un solide par un plan.
    • La section d'un pavé droit par un plan parallèle à une face est un rectangle.
    • La section d'un cylindre par un plan parallèle à sa base est un disque.
    • La section d'une pyramide ou d'un cône par un plan parallèle à sa base est une figure de même nature que la base, mais plus petite (réduction).

Calculs de volumes et d'aires

Les formules de volume ont été vues précédemment. Il est crucial de savoir les appliquer.

  • Formules de volumes des solides usuels : (Rappel)
    • Pavé droit : V=L×l×hV = L \times l \times h
    • Cube : V=c3V = c^3
    • Prisme droit : V=Abase×hV = A_{base} \times h
    • Cylindre : V=πR2hV = \pi R^2 h
    • Pyramide : V=13Abase×hV = \frac{1}{3} A_{base} \times h
    • Cône : V=13πR2hV = \frac{1}{3} \pi R^2 h
    • Boule : V=43πR3V = \frac{4}{3} \pi R^3
  • Calcul d'aires latérales et totales :
    • L'aire latérale est l'aire de toutes les faces latérales du solide (sans les bases).
    • L'aire totale est l'aire de toutes les faces du solide (incluant les bases).
    • Exemple pour un cylindre :
      • Aire de la base : πR2\pi R^2. Il y a deux bases, donc 2πR22 \pi R^2.
      • Aire latérale (rectangle du patron) : 2πR×h2 \pi R \times h (circonférence de la base ×\times hauteur).
      • Aire totale : 2πR2+2πRh=2πR(R+h)2 \pi R^2 + 2 \pi R h = 2 \pi R (R + h).
  • Effets d'un agrandissement/réduction sur les volumes et aires : Si un solide est agrandi ou réduit par un coefficient kk :
    • Les longueurs sont multipliées par kk.
    • Les aires (faces, aire latérale, aire totale) sont multipliées par k2k^2.
    • Les volumes sont multipliés par k3k^3.
    • Si k>1k > 1, c'est un agrandissement. Si 0<k<10 < k < 1, c'est une réduction. Exemple : Si un objet est réduit de moitié (donc k=0.5k = 0.5), son volume sera réduit par 0.53=0.1250.5^3 = 0.125 (soit 8 fois plus petit). Son aire sera réduite par 0.52=0.250.5^2 = 0.25 (soit 4 fois plus petite). C'est un concept très important pour les problèmes de sections ou de maquettes.

Après la lecture

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