Éducation nationale françaiseSpécialité HGGSPTerminale générale18 min de lecture

Les migrations internationales

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Chapitre 1

Définitions et typologies des migrations

Qu'est-ce qu'une migration internationale ?

Une migration internationale désigne le déplacement d'une personne ou d'un groupe de personnes d'un pays à un autre, avec l'intention de s'y établir de manière durable ou temporaire. Ce mouvement implique un changement de résidence et le franchissement d'une frontière étatique.

  • Définition de la migration : Au sens large, la migration est le déplacement d'individus d'un lieu à un autre. Lorsqu'elle est internationale, elle implique le passage d'une frontière. Ce n'est pas un simple voyage touristique, car il y a une intention de s'installer.
  • Migrant vs. réfugié : Il est crucial de bien distinguer ces deux termes souvent confondus :
    • Un migrant est une personne qui se déplace d'un pays à un autre, quelles qu'en soient les raisons (économiques, familiales, etc.). Ce terme est général.
    • Un réfugié est une personne qui a fui son pays en raison de persécutions (guerre, violence, discrimination) et qui craint pour sa vie ou sa liberté. Son statut est défini par la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés. Un demandeur d'asile est une personne qui a présenté une demande de statut de réfugié et dont la demande n'a pas encore été examinée. Tous les réfugiés sont des migrants, mais tous les migrants ne sont pas des réfugiés.
  • Flux et stocks migratoires :
    • Les flux migratoires représentent le nombre de personnes se déplaçant sur une période donnée (par exemple, le nombre d'immigrants arrivés en France en 2022). Ils mesurent le mouvement.
    • Les stocks migratoires désignent le nombre total de personnes nées dans un pays étranger et résidant dans le pays d'accueil à un moment donné. Ils représentent l'accumulation de ces mouvements.

Les différentes catégories de migrants

Les raisons qui poussent les individus à migrer sont multiples, ce qui donne lieu à diverses catégories de migrants.

  • Migration économique : C'est la catégorie la plus répandue. Les individus quittent leur pays pour trouver de meilleures opportunités d'emploi, des salaires plus élevés ou de meilleures conditions de vie. Ils cherchent à améliorer leur situation économique et celle de leur famille.
    • Exemple : Un travailleur saisonnier qui se déplace pour les récoltes agricoles, ou un ingénieur qui cherche un emploi mieux rémunéré à l'étranger.
  • Migration forcée : Ces migrations sont dues à des circonstances indépendantes de la volonté des individus. Elles incluent :
    • Les réfugiés et les demandeurs d'asile (guerres, persécutions politiques ou religieuses).
    • Les déplacés internes (personnes forcées de fuir leur domicile mais restant à l'intérieur des frontières de leur pays).
    • Les personnes fuyant des catastrophes naturelles ou les impacts du changement climatique.
  • Migration étudiante : De nombreux jeunes choisissent de s'expatrier pour poursuivre leurs études, souvent attirés par la qualité des universités ou des formations spécifiques. C'est une forme de migration temporaire qui peut parfois se transformer en migration permanente.
    • Exemple : Un étudiant africain qui vient suivre un master en France.
  • Migration de regroupement familial : Elle concerne les membres de la famille d'un migrant déjà installé dans un pays d'accueil qui viennent le rejoindre. C'est un droit reconnu dans de nombreux pays.
    • Exemple : L'épouse et les enfants d'un travailleur immigré qui obtiennent un visa pour le rejoindre.

Les échelles des migrations

Les migrations peuvent être analysées à différentes échelles géographiques, révélant des dynamiques variées.

  • Migrations régionales : Ces migrations se produisent à l'intérieur d'une même région géographique, souvent entre pays voisins. Elles sont généralement plus faciles en termes de coûts et de démarches.
    • Exemple : Les migrations entre les pays de l'Union européenne (par exemple, un Polonais travaillant en Allemagne) ou entre les pays d'Afrique de l'Ouest (par exemple, un Burkinabé migrant en Côte d'Ivoire).
  • Migrations intercontinentales : Elles impliquent le franchissement de vastes distances et de plusieurs frontières, souvent d'un continent à l'autre. Elles sont généralement plus coûteuses et complexes.
    • Exemple : Les migrations de l'Afrique vers l'Europe, ou de l'Amérique latine vers l'Amérique du Nord.
  • Migrations Sud-Sud : Ce sont des migrations qui ont lieu entre pays du Sud (pays en développement). Elles représentent aujourd'hui la majorité des flux migratoires mondiaux, dépassant les migrations Sud-Nord.
    • Exemple : Des travailleurs bangladais migrant vers les pays du Golfe, ou des populations d'Afrique de l'Ouest migrant vers l'Afrique du Sud.
  • Migrations Sud-Nord : Ces migrations se font des pays en développement vers les pays développés, souvent pour des raisons économiques ou de sécurité. Elles sont les plus médiatisées.
    • Exemple : Les migrations d'Afrique subsaharienne vers l'Europe, ou d'Amérique latine vers les États-Unis.

Chapitre 2

Les causes et facteurs des migrations

Facteurs de répulsion (push factors)

Les facteurs de répulsion (ou push factors) sont les éléments négatifs qui poussent les individus à quitter leur pays d'origine.

  • Conflits et persécutions : Les guerres, les violences armées, les persécutions politiques, religieuses ou ethniques sont des causes majeures de migration forcée. La peur pour sa vie ou celle de sa famille est un puissant moteur de départ.
    • Exemple : La guerre en Syrie a provoqué l'exode de millions de personnes.
  • Pauvreté et chômage : Le manque d'opportunités économiques, des salaires très bas, un chômage endémique et des conditions de vie précaires incitent de nombreuses personnes à chercher un avenir meilleur ailleurs.
    • Exemple : De nombreux jeunes d'Afrique subsaharienne tentent de rejoindre l'Europe pour trouver un emploi.
  • Catastrophes naturelles : Les tremblements de terre, inondations, sécheresses extrêmes, éruptions volcaniques peuvent détruire habitations et moyens de subsistance, forçant les populations à se déplacer.
    • Exemple : Après le tremblement de terre en Haïti en 2010, de nombreux Haïtiens ont migré.
  • Changement climatique : De plus en plus, les effets du changement climatique (désertification, montée des eaux, événements météorologiques extrêmes) rendent certaines régions inhabitables ou improductives, forçant les populations à migrer. On parle de réfugiés climatiques.
    • Exemple : Les habitants d'îles du Pacifique menacées par la montée des eaux.

Facteurs d'attraction (pull factors)

Les facteurs d'attraction (ou pull factors) sont les éléments positifs qui attirent les migrants vers un pays d'accueil.

  • Opportunités économiques : La promesse d'emplois mieux rémunérés, de meilleures perspectives de carrière, d'un niveau de vie plus élevé est un attrait majeur. Les pays développés sont souvent perçus comme des terres d'opportunités.
    • Exemple : La construction de grandes infrastructures dans les pays du Golfe attire de nombreux travailleurs étrangers.
  • Stabilité politique : Un pays stable, sûr, où l'État de droit est respecté, est un facteur d'attraction important pour ceux qui fuient l'instabilité ou la violence.
    • Exemple : Les pays scandinaves sont souvent cités pour leur stabilité et leur qualité de vie.
  • Accès aux services : La disponibilité et la qualité des services publics (éducation, santé, infrastructures) sont des éléments décisifs dans le choix d'un pays d'accueil.
    • Exemple : L'accès à un système de santé performant en Europe est un attrait pour de nombreux migrants.
  • Diasporas et réseaux : La présence d'une communauté déjà établie (diaspora) du même pays d'origine dans le pays d'accueil facilite l'intégration des nouveaux arrivants. Ces réseaux fournissent des informations, un soutien social et parfois une aide à l'emploi. Ils réduisent les coûts et les risques de la migration.
    • Exemple : La présence de communautés maghrébines en France facilite l'arrivée de nouveaux migrants du Maghreb.

Le rôle des réseaux et des politiques migratoires

Au-delà des facteurs individuels, les réseaux et les politiques publiques jouent un rôle structurant dans les dynamiques migratoires.

  • Réseaux transnationaux : Ce sont des liens sociaux, économiques et culturels qui unissent les migrants à leur pays d'origine et à leur pays d'accueil. Ils sont essentiels pour la circulation des informations, des biens et des personnes. Ils peuvent être formels (associations) ou informels (famille, amis).
    • Exemple : Les migrants qui envoient de l'argent (remittances) à leur famille restée au pays, ou qui aident de nouveaux arrivants à trouver un logement.
  • Politiques d'immigration : Ce sont les lois et réglementations mises en place par les pays d'accueil pour contrôler et gérer les flux migratoires. Elles peuvent être plus ou moins restrictives (quotas, visas, conditions d'intégration).
    • Exemple : La politique d'immigration du Canada qui privilégie l'immigration choisie en fonction des besoins du marché du travail.
  • Politiques d'émigration : Certains pays d'origine mettent en place des politiques pour gérer ou même encourager l'émigration de leurs citoyens, notamment pour réduire la pression démographique ou bénéficier des transferts de fonds.
    • Exemple : Les Philippines ont une politique active d'envoi de travailleurs à l'étranger.
  • Coopération internationale : La gestion des migrations est de plus en plus un enjeu de coopération entre États, à travers des accords bilatéraux ou multilatéraux, pour lutter contre l'immigration irrégulière, gérer les flux de réfugiés ou faciliter l'intégration.
    • Exemple : Les accords de l'Union européenne avec certains pays africains pour le contrôle des frontières.

Chapitre 3

Les espaces des migrations : origines, transits, destinations

Les principales régions d'émigration

Ces régions sont caractérisées par un solde migratoire négatif, c'est-à-dire que plus de personnes en partent qu'il n'en arrive.

  • Afrique subsaharienne : C'est une des principales régions d'émigration, en raison de la pauvreté, des conflits, de l'instabilité politique et d'une forte croissance démographique.
    • Exemple : Des migrants d'Érythrée, du Soudan, du Mali, du Nigeria partent vers l'Europe ou d'autres pays africains.
  • Moyen-Orient : Les conflits armés (Syrie, Irak, Yémen), l'instabilité politique et les persécutions (minorités) sont des facteurs majeurs d'émigration.
    • Exemple : Les réfugiés syriens fuyant la guerre civile.
  • Amérique latine : La pauvreté, la violence des gangs, l'instabilité politique et les catastrophes naturelles poussent de nombreux habitants à migrer, principalement vers l'Amérique du Nord.
    • Exemple : Les migrants du Honduras, du Guatemala, du Salvador qui tentent de rejoindre les États-Unis.
  • Asie du Sud et du Sud-Est : Ces régions sont des bassins d'émigration importants, souvent pour des raisons économiques, avec une forte proportion de travailleurs migrants.
    • Exemple : Les travailleurs bangladais, indiens, philippins qui migrent vers les pays du Golfe ou l'Asie de l'Est.

Les routes migratoires et les zones de transit

Les routes migratoires sont les chemins empruntés par les migrants, souvent dangereux et contrôlés par des passeurs. Les zones de transit sont des pays ou des régions où les migrants s'arrêtent temporairement avant de poursuivre leur voyage vers leur destination finale.

  • Méditerranée : C'est une des routes migratoires les plus dangereuses du monde. Les migrants tentent de traverser la mer depuis l'Afrique du Nord (Libye, Tunisie) ou la Turquie vers l'Europe (Italie, Grèce, Espagne).
    • Exemple : La route centrale de la Méditerranée entre la Libye et l'Italie, ou la route de la Méditerranée orientale entre la Turquie et la Grèce.
  • Frontière américano-mexicaine : C'est une route majeure pour les migrants d'Amérique latine qui cherchent à entrer aux États-Unis. La traversée du désert ou du Rio Grande est périlleuse.
    • Exemple : Les "caravanes de migrants" qui traversent le Mexique.
  • Balkans : Cette route a été très utilisée lors de la crise migratoire de 2015, pour les migrants venant du Moyen-Orient et cherchant à atteindre l'Europe occidentale.
    • Exemple : Les migrants traversant la Serbie, la Croatie, la Hongrie pour rejoindre l'Allemagne.
  • Routes africaines : De nombreuses routes traversent le continent africain, notamment à travers le Sahara, pour atteindre l'Afrique du Nord et tenter la traversée vers l'Europe.
    • Exemple : Les routes reliant l'Afrique de l'Ouest au Maghreb (Algérie, Maroc, Libye). Ces routes sont souvent contrôlées par des réseaux de passeurs et sont émaillées de violences et d'abus.

Les principaux pôles d'immigration

Ces régions sont des destinations privilégiées pour les migrants, caractérisées par un solde migratoire positif.

  • Amérique du Nord (États-Unis, Canada) : Ce sont des destinations majeures, attirant des migrants du monde entier, notamment d'Amérique latine et d'Asie. Les États-Unis sont le premier pays d'accueil de migrants au monde en termes de stock.
    • Exemple : Les Mexicains et Centraméricains aux États-Unis ; les immigrants qualifiés au Canada.
  • Europe occidentale : Historiquement, l'Europe est un pôle d'immigration important, attirant des migrants d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie et d'Europe de l'Est.
    • Exemple : La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne sont des pays d'accueil majeurs.
  • Pays du Golfe : Ces pays (Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Qatar, Koweït) sont devenus des pôles d'immigration majeurs grâce à leurs richesses pétrolières et leurs besoins en main-d'œuvre, principalement asiatique et africaine.
    • Exemple : Les travailleurs philippins, indiens, bangladais dans le secteur de la construction ou des services.
  • Australie : C'est un pays d'immigration lointain, qui attire des migrants qualifiés, principalement d'Asie et du Royaume-Uni.
    • Exemple : Les programmes d'immigration basés sur les points pour attirer des professionnels qualifiés.

Chapitre 4

Les enjeux et défis des migrations internationales

Enjeux économiques et sociaux pour les pays d'origine

Les départs de migrants ont des répercussions contrastées sur les sociétés d'origine.

  • Transferts de fonds (remittances) : C'est un enjeu économique majeur. Les migrants envoient une partie de leurs revenus à leur famille restée au pays. Ces fonds représentent souvent une source de revenus plus importante que l'aide au développement et contribuent à la réduction de la pauvreté.
    • Exemple : Les Philippines sont un des premiers pays bénéficiaires de transferts de fonds au monde. En 2022, les transferts de fonds mondiaux ont dépassé 600 milliards de dollars pour les pays en développement.
  • Fuite des cerveaux : Le départ de personnes qualifiées (médecins, ingénieurs, enseignants) peut priver le pays d'origine de compétences essentielles pour son développement. C'est une perte de capital humain et d'investissement en formation.
    • Exemple : Le manque de personnel médical dans certains pays africains en raison de l'émigration des médecins vers l'Europe.
  • Développement local : Les migrants peuvent investir dans leur région d'origine (création d'entreprises, construction de logements), stimulant ainsi le développement local. Les diasporas peuvent aussi mobiliser des capitaux et des compétences.
    • Exemple : Des entrepreneurs de la diaspora sénégalaise qui investissent dans leur village d'origine.
  • Changements démographiques : L'émigration peut entraîner un vieillissement de la population restante et un déséquilibre des sexes dans les pays d'origine, car ce sont souvent les jeunes hommes qui migrent en premier.
    • Exemple : Certains villages d'Europe de l'Est ou du Maghreb où la population est majoritairement âgée, les jeunes étant partis chercher du travail à l'étranger.

Enjeux économiques et sociaux pour les pays d'accueil

Les pays d'accueil bénéficient et font face à des défis liés à l'arrivée de migrants.

  • Main d'œuvre : Les migrants comblent souvent les pénuries de main-d'œuvre dans certains secteurs (agriculture, bâtiment, services à la personne) ou occupent des emplois que la population locale refuse. Ils contribuent à la croissance économique et au financement des systèmes sociaux.
    • Exemple : Les travailleurs étrangers dans l'agriculture française ou les aides-soignants dans les pays européens.
  • Intégration et cohésion sociale : L'intégration des migrants est un défi majeur. Elle implique l'accès à l'emploi, au logement, à l'éducation, et la construction d'une cohésion sociale entre les différentes communautés. Les difficultés d'intégration peuvent générer des tensions sociales.
    • Exemple : Les débats sur le modèle d'intégration républicain en France ou le multiculturalisme au Canada.
  • Pression sur les services publics : L'arrivée de migrants peut exercer une pression sur les services publics (écoles, hôpitaux, logements sociaux) qui doivent s'adapter à une demande accrue et à des besoins spécifiques (apprentissage de la langue, soutien psychologique).
    • Exemple : Les difficultés rencontrées par certaines communes pour scolariser un grand nombre d'enfants de migrants.
  • Diversité culturelle : Les migrations enrichissent les sociétés d'accueil par l'apport de nouvelles cultures, langues, cuisines et traditions. Elles favorisent la diversité et l'ouverture d'esprit.
    • Exemple : L'influence des cuisines du monde dans les grandes villes ou les festivals culturels. La diversité est une richesse, mais elle peut aussi être source de questionnements sur l'identité nationale.

Les défis politiques et géopolitiques

Les migrations sont un sujet éminemment politique, avec des répercussions à l'échelle nationale et internationale.

  • Gestion des frontières : Les États cherchent à contrôler leurs frontières pour réguler les flux migratoires, lutter contre l'immigration irrégulière et le trafic d'êtres humains. Cela implique des politiques de surveillance et de sécurisation souvent coûteuses.
    • Exemple : La construction de murs ou de clôtures (frontière américano-mexicaine, en Hongrie), la patrouille maritime en Méditerranée.
  • Crises humanitaires : Les migrations forcées, notamment celles des réfugiés, peuvent entraîner des crises humanitaires majeures, nécessitant une réponse internationale coordonnée pour l'accueil, l'aide d'urgence et la protection des populations vulnérables.
    • Exemple : La crise des réfugiés syriens en 2015-2016, qui a mis à l'épreuve les capacités d'accueil de l'Europe.
  • Montée des nationalismes : Les migrations sont souvent instrumentalisées par des mouvements politiques nationalistes et populistes qui les présentent comme une menace pour l'identité nationale, la sécurité ou l'emploi, alimentant la xénophobie et l'intolérance.
    • Exemple : Les discours anti-immigrés de certains partis d'extrême droite en Europe.
  • Coopération internationale : La gestion des migrations nécessite une coopération accrue entre les États, pour partager les responsabilités, lutter contre les réseaux de passeurs, et trouver des solutions durables aux causes profondes des migrations.
    • Exemple : Les efforts de l'ONU à travers le Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières.

Les droits des migrants et les politiques d'intégration

La protection des droits des migrants et la mise en place de politiques d'intégration efficaces sont des enjeux cruciaux.

  • Droit international des migrants : Il existe un cadre juridique international visant à protéger les droits des migrants, quelle que soit leur situation. Ce droit cherche à garantir un traitement humain et digne.
    • Exemple : La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (1990), bien que peu ratifiée par les pays d'accueil.
  • Convention de Genève (1951) : C'est le texte fondamental qui définit le statut de réfugié et les obligations des États à leur égard. Elle garantit le droit d'asile et le principe de non-refoulement (ne pas renvoyer une personne vers un pays où sa vie est menacée).
    • Exemple : Les procédures de demande d'asile dans les pays signataires de la convention.
  • Politiques d'asile : Les États mettent en place des procédures pour examiner les demandes d'asile et déterminer qui peut bénéficier du statut de réfugié ou d'une protection subsidiaire. Ces politiques sont souvent complexes et sujettes à débat.
    • Exemple : L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en France.
  • Citoyenneté et naturalisation : L'intégration finale pour de nombreux migrants passe par l'acquisition de la citoyenneté du pays d'accueil, soit par la naissance (droit du sol), soit par la naturalisation après une période de résidence et le respect de certaines conditions (langue, intégration).
    • Exemple : Un étranger qui réside en France depuis plusieurs années, qui maîtrise la langue et a un emploi stable, peut demander la naturalisation. L'accès à la citoyenneté est un symbole fort de l'intégration et de l'appartenance à une nouvelle nation.

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