Les subordonnées
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Chapitre 1
Introduction aux Subordonnées : Définition et Types Généraux
Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?
Une proposition subordonnée est un élément de phrase qui dépend d'une autre proposition, appelée proposition principale. Elle ne peut pas exister seule et a besoin de la principale pour avoir un sens complet. C'est comme une petite voiture qui ne peut pas rouler sans être attachée à un camion plus grand.
- Définition et rôle : La subordonnée complète le sens de la proposition principale. Elle apporte des informations supplémentaires sur un nom, un verbe ou toute la phrase.
- Dépendance syntaxique : Elle est toujours introduite par un mot subordonnant (conjonction de subordination, pronom relatif, mot interrogatif). Ce mot fait le lien avec la principale.
- Distinction avec la proposition principale :
- La proposition principale est autonome, elle pourrait former une phrase à elle seule.
- La proposition subordonnée n'est pas autonome, elle est "subordonnée" (soumise) à la principale.
- Conjonctions de subordination : Ce sont des mots comme que, quand, puisque, si, bien que, parce que, etc. Elles introduisent la subordonnée et indiquent le type de relation (temps, cause, conséquence...).
Exemple : Je pense que tu réussiras. Ici, "Je pense" est la principale, et "que tu réussiras" est la subordonnée. Elle est introduite par "que" et ne peut pas exister seule.
Les différents types de subordonnées : une première approche
Il existe plusieurs familles de subordonnées, chacune ayant un rôle spécifique.
- Subordonnées complétives : Elles complètent un verbe (ou parfois un adjectif ou un nom) de la proposition principale. Elles fonctionnent comme un complément d'objet.
- Exemple : Il souhaite qu'elle vienne. (Complète le verbe "souhaite")
- Subordonnées relatives : Elles complètent un nom (appelé antécédent) de la proposition principale. Elles apportent une précision sur ce nom.
- Exemple : J'ai lu le livre que tu m'as prêté. (Complète le nom "livre")
- Subordonnées circonstancielles : Elles donnent des informations sur les circonstances de l'action de la principale : le temps, la cause, la conséquence, le but, la condition, l'opposition, etc.
- Exemple : Il est sorti parce qu'il faisait beau. (Donne la cause de la sortie)
- Identification rapide : Pour les identifier, cherche le mot subordonnant !
- que (souvent pour complétives et relatives)
- Pronoms relatifs (qui, que, dont, où, lequel...) pour les relatives.
- Conjonctions spécifiques (quand, parce que, si, bien que...) pour les circonstancielles.
La place de la subordonnée dans la phrase
La position de la subordonnée peut varier, ce qui peut avoir un impact sur la ponctuation et parfois sur le sens.
- Position fixe ou mobile :
- Les complétives et relatives sont souvent placées après le mot qu'elles complètent.
- Les circonstancielles sont plus mobiles : elles peuvent être placées avant, après ou même à l'intérieur de la principale.
- Exemple (circonstancielle) :
- Puisqu'il pleut, nous resterons à la maison. (Avant la principale)
- Nous resterons à la maison puisqu'il pleut. (Après la principale)
- Exemple (circonstancielle) :
- Ponctuation associée :
- Une subordonnée placée en tête de phrase est généralement suivie d'une virgule.
- Si elle est en fin de phrase, la virgule est souvent facultative ou absente, surtout pour les complétives et certaines circonstancielles.
- Les relatives explicatives (qui apportent une information supplémentaire mais non essentielle) sont encadrées par des virgules.
- Impact sur le sens : La place peut parfois mettre l'accent sur une information plutôt qu'une autre. La ponctuation est cruciale pour la clarté.
- Inversion sujet-verbe : En français, l'inversion sujet-verbe est rare dans les subordonnées, sauf dans certains cas d'interrogation indirecte ou de style très soutenu.
Chapitre 2
Les Subordonnées Complétives : Objets et Sujets
La subordonnée complétive introduite par 'que'
C'est la forme la plus courante de complétive.
- Fonction de COD ou COI :
- Elle peut être COD (Complément d'Objet Direct) du verbe principal. On peut la remplacer par "cela" ou "ça".
- Exemple : Je crois que tu as raison. (Je crois cela.)
- Plus rarement, elle peut être COI (Complément d'Objet Indirect) si le verbe principal est construit avec une préposition (par exemple, "parler de", "s'assurer de"). Dans ce cas, la préposition est souvent reprise par "de ce que", "à ce que", mais le simple "que" est plus courant si la préposition n'est pas répétée.
- Exemple : Je m'attends à ce qu'il vienne. (COI)
- Elle peut être COD (Complément d'Objet Direct) du verbe principal. On peut la remplacer par "cela" ou "ça".
- Après certains verbes : Elles se trouvent après des verbes de déclaration (dire, annoncer), d'opinion (penser, croire, estimer), de volonté (vouloir, souhaiter, demander), de sentiment (regretter, être content), de perception (voir, entendre).
- Concordance des temps : Le temps du verbe de la subordonnée dépend du temps du verbe de la principale.
- Si la principale est au présent ou futur, la subordonnée peut être au présent, futur, passé composé.
- Je pense qu'il vient / viendra / est venu.
- Si la principale est au passé (imparfait, passé simple, passé composé), la subordonnée sera souvent à l'imparfait, au plus-que-parfait ou au conditionnel.
- Je pensais qu'il venait / était venu / viendrait.
- Si la principale est au présent ou futur, la subordonnée peut être au présent, futur, passé composé.
- Mode indicatif ou subjonctif : C'est crucial !
- Indicatif : Après les verbes de déclaration, d'opinion (à la forme affirmative). Le fait est présenté comme réel ou certain.
- Exemple : Je sais qu'il est parti. (C'est une certitude)
- Subjonctif : Après les verbes de volonté, de sentiment, de doute, de nécessité, ou après une principale négative ou interrogative (doute). Le fait est présenté comme incertain, souhaité, craint, ou comme une obligation.
- Exemple : Je veux qu'il vienne. (Volonté) ; Je doute qu'il soit là. (Doute)
- Indicatif : Après les verbes de déclaration, d'opinion (à la forme affirmative). Le fait est présenté comme réel ou certain.
Les subordonnées interrogatives indirectes
Ces subordonnées rapportent une question sans la poser directement.
- Introduites par :
- 'si' pour une question fermée (réponse par oui/non).
- Exemple : Je me demande s'il viendra. (Viendra-t-il ?)
- Des mots interrogatifs (adverbes ou pronoms) pour une question ouverte : 'où, quand, comment, pourquoi, qui, ce que, ce qui'.
- Exemple : Je ne sais pas où il est allé. (Où est-il allé ?)
- Exemple : Dis-moi ce que tu as fait.
- 'si' pour une question fermée (réponse par oui/non).
- Absence d'inversion sujet-verbe : Contrairement à l'interrogation directe, il n'y a pas d'inversion du sujet dans l'interrogative indirecte en français standard.
- Question directe : Où vas-tu ?
- Interrogative indirecte : Je me demande où tu vas.
- Fonction de COD : Elles sont généralement COD du verbe principal (verbes comme demander, savoir, ignorer, se demander).
- Exemple : Il m'a demandé si j'étais prêt.
- Nuances de sens : Elles permettent de rapporter une interrogation de manière plus fluide dans un récit ou une conversation.
Autres formes de complétives : infinitives et participiales
Bien que moins courantes que les complétives en "que", elles existent et enrichissent la langue.
- Subordonnées infinitives : Elles sont construites autour d'un verbe à l'infinitif qui a son propre sujet.
- Elles se trouvent après certains verbes de perception (voir, entendre, sentir, regarder).
- Le sujet de l'infinitif est différent de celui du verbe principal.
- Exemple : J'ai vu les enfants courir dans le jardin. ("les enfants" est le sujet de "courir")
- On les appelle parfois des propositions "infinitives". Elles ne sont pas introduites par un subordonnant.
- Subordonnées participiales : Elles sont construites autour d'un participe (présent ou passé) qui a son propre sujet et complètent le verbe principal en indiquant une circonstance (temps, cause, manière).
- Elles sont rares et appartiennent à un style soutenu.
- Exemple : Le travail terminé, il est rentré chez lui. ("le travail" est le sujet de "terminé", exprime la cause ou le temps)
- Exemple : Les élèves ayant fini leurs exercices, le professeur les a laissés sortir.
- Usage et contexte : Ces formes sont plus compactes et élégantes, souvent utilisées à l'écrit pour éviter les répétitions ou les structures lourdes. Elles nécessitent une certaine maîtrise.
Chapitre 3
Les Subordonnées Relatives : Précision et Description
Les pronoms relatifs simples et composés
Le pronom relatif remplace un nom (l'antécédent) et introduit la subordonnée relative.
- Pronoms relatifs simples :
- Qui : sujet (pour personnes ou choses).
- Exemple : L'homme qui parle est mon voisin. (L'homme parle.)
- Que : COD (pour personnes ou choses).
- Exemple : Le livre que tu lis est intéressant. (Tu lis le livre.)
- Quoi : rarement utilisé seul, souvent après une préposition, sans antécédent explicite.
- Exemple : Il n'y a rien sur quoi s'appuyer.
- Dont : remplace "de qui", "duquel", "de quoi" ; exprime la possession, l'origine, le complément d'un nom ou d'un verbe construit avec "de".
- Exemple : L'auteur dont tu parles est célèbre. (Tu parles de l'auteur.)
- Exemple : J'ai vu la maison dont les volets sont bleus. (Les volets de la maison.)
- Où : remplace un complément de lieu ou de temps.
- Exemple : La ville où je suis né est belle. (Je suis né dans la ville.)
- Exemple : Le jour où il est arrivé, il pleuvait. (Il est arrivé ce jour-là.)
- Qui : sujet (pour personnes ou choses).
- Pronoms relatifs composés : Ils sont formés de l'article défini (le, la, les) et de "quel" (lequel, laquelle, lesquels, lesquelles), précédés ou non d'une préposition (auquel, duquel, pour lequel...).
- Utilisés après une préposition, surtout pour les choses, ou pour lever une ambiguïté.
- Lequel, laquelle, lesquels, lesquelles :
- Après une préposition (à, de, pour, avec, sur...).
- Exemple : La chaise sur laquelle il est assis est cassée.
- Pour éviter une ambiguïté avec "qui" ou "que" (surtout si l'antécédent est éloigné).
- Exemple : J'ai parlé au frère de ma voisine, lequel est architecte. (pour préciser que c'est le frère qui est architecte)
- Après une préposition (à, de, pour, avec, sur...).
- Antécédent : Le pronom relatif se rapporte toujours à un mot ou un groupe de mots qui le précède, appelé antécédent. La subordonnée relative apporte une information sur cet antécédent.
- Fonction du pronom relatif : Le pronom relatif a une fonction grammaticale DANS la subordonnée (sujet, COD, COI, complément de nom, complément de lieu/temps).
Rôle et fonction de la subordonnée relative
La subordonnée relative joue un rôle d'expansion du nom.
- Complément de l'antécédent : Elle précise ou décrit l'antécédent. Elle fonctionne comme un adjectif ou un complément du nom.
- Exemple : J'ai rencontré un ami qui habite à Paris. (Précise "un ami")
- Expansion du nom : Elle développe l'information contenue dans le nom.
- Précision de l'information : Elle permet d'ajouter des détails importants sans créer de nouvelles phrases.
- Éviter la répétition : C'est son rôle principal. Au lieu de dire "J'ai lu un livre. Ce livre est très long.", on dit "J'ai lu un livre qui est très long."
Relatives déterminatives et explicatives
La ponctuation est cruciale pour distinguer ces deux types, car elles n'ont pas le même impact sur le sens.
- Relatives déterminatives (ou restrictives) :
- Elles sont essentielles au sens de la phrase. Si on les supprime, le sens change ou devient incomplet.
- Elles ne sont JAMAIS encadrées par des virgules.
- Elles restreignent le sens de l'antécédent à un seul élément ou groupe spécifique.
- Exemple : Les élèves qui ont travaillé ont réussi. (Seuls ceux qui ont travaillé ont réussi ; sans la relative, tous les élèves auraient réussi, ce qui est faux.)
- Relatives explicatives (ou non-restrictives) :
- Elles apportent une information supplémentaire, une précision, mais ne sont pas essentielles au sens de base de la phrase. On peut les supprimer sans changer le sens fondamental.
- Elles sont toujours encadrées par des virgules.
- Exemple : Mon frère, qui est médecin, habite à Lyon. (Mon frère habite à Lyon, et il se trouve qu'il est médecin. L'information "qui est médecin" est un détail supplémentaire.)
- Distinction cruciale : La présence ou l'absence de virgules change radicalement le sens.
- Les étudiants qui étaient en retard ont été sanctionnés. (Seuls les retardataires)
- Les étudiants, qui étaient en retard, ont été sanctionnés. (Tous les étudiants étaient en retard, et tous ont été sanctionnés)
Chapitre 4
Les Subordonnées Circonstancielles : Nuances de Sens
Subordonnées de temps et de cause
Ces subordonnées sont parmi les plus fréquentes.
- De temps : Elles indiquent le moment où se déroule l'action de la principale.
- Introduites par : quand, lorsque, pendant que, alors que, après que, avant que, dès que, aussitôt que, depuis que, tandis que, au moment où...
- Exemple : Elle chantait pendant qu'il jouait du piano. (Simultanéité)
- Exemple : Il est parti dès qu'il a eu l'information. (Antériorité de la subordonnée)
- Exemple : Elle se sentait mieux après qu'elle eut dormi. (Postériorité de la subordonnée : attention, "après que" est suivi de l'indicatif, pas du subjonctif !)
- Concordance des temps : Les règles de concordance des temps s'appliquent pour exprimer la simultanéité, l'antériorité ou la postériorité.
- De cause : Elles expliquent la raison, la justification de l'action de la principale.
- Introduites par : parce que, puisque, comme, étant donné que, sous prétexte que, du fait que...
- Exemple : Il est absent parce qu'il est malade. (La raison de son absence)
- Exemple : Comme il pleuvait, nous sommes restés à l'intérieur. (La cause est mise en avant en début de phrase)
- Attention : "Comme" en début de phrase est souvent causal. "Puisque" indique une cause déjà connue ou évidente.
Subordonnées de conséquence et de but
Ces subordonnées expriment le résultat ou l'intention d'une action.
- De conséquence : Elles expriment le résultat, l'effet de l'action principale.
- Introduites par : si bien que, de sorte que, de manière que, tellement que, au point que...
- Exemple : Il a tellement mangé qu'il est malade. (Résultat de l'action de manger)
- Exemple : La situation est si grave que des mesures urgentes s'imposent.
- Mode indicatif ou subjonctif :
- Indicatif : si la conséquence est présentée comme réelle, avérée.
- Subjonctif : plus rare, si la conséquence est présentée comme souhaitée ou envisagée (après "de sorte que", "de manière que" quand il y a une intention).
- De but (ou finale) : Elles expriment l'objectif, l'intention de l'action principale.
- Introduites par : pour que, afin que, de peur que, de crainte que...
- Exemple : Il travaille beaucoup pour qu'il réussisse. (Objectif de son travail)
- Exemple : Elle a parlé doucement de peur qu'il ne se réveille. (Intention d'éviter un réveil)
- Mode subjonctif obligatoire : Le mode subjonctif est toujours utilisé après les conjonctions de but, car le but est une intention, non une réalité avérée.
Subordonnées de concession et d'opposition
Ces subordonnées expriment un contraste ou un obstacle.
- De concession : Elles expriment un fait qui pourrait faire obstacle à l'action principale, mais qui ne l'empêche pas. Il y a une idée de "malgré le fait que".
- Introduites par : bien que, quoique, même si, malgré que (familier), encore que...
- Exemple : Bien qu'il soit fatigué, il a continué à travailler. (Sa fatigue n'a pas empêché le travail)
- Mode subjonctif après 'bien que', 'quoique' : C'est la règle !
- Mode indicatif après 'même si' : Même s'il est fatigué, il continue.
- D'opposition : Elles expriment une opposition claire entre deux faits, sans idée d'obstacle.
- Introduites par : alors que, tandis que, pendant que...
- Exemple : Elle aime le froid alors que son frère préfère la chaleur. (Contraste entre deux préférences)
- Mode indicatif : Généralement suivi de l'indicatif.
- Expression du contraste ou de l'obstacle : La concession met en lumière un obstacle surmonté, l'opposition met en lumière une différence ou un contraste simple.
Subordonnées de condition et d'hypothèse
Ces subordonnées expriment une condition nécessaire à la réalisation d'une autre action.
- De condition / d'hypothèse : Elles posent une condition ou une supposition pour que l'action de la principale se réalise.
- Introduites par : si, à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, dans l'hypothèse où...
- Exemple : Si tu viens, je serai content. (Condition pour mon contentement)
- Concordance des temps avec 'si' : C'est un point très important et souvent source d'erreurs.
- Condition réelle (présent/futur) : Si + présent (subordonnée) présent ou futur (principale)
- Si tu étudies, tu réussis / tu réussiras.
- Irréel du présent (condition non réalisée dans le présent) : Si + imparfait (subordonnée) conditionnel présent (principale)
- Si tu étudiais, tu réussirais.
- Irréel du passé (condition non réalisée dans le passé) : Si + plus-que-parfait (subordonnée) conditionnel passé (principale)
- Si tu avais étudié, tu aurais réussi.
- Condition réelle (présent/futur) : Si + présent (subordonnée) présent ou futur (principale)
- Mode subjonctif : Après "à condition que", "pourvu que", "à moins que".
- Exemple : Il viendra à condition que tu l'invites.
- Expression de la supposition : Ces subordonnées permettent d'explorer des scénarios, qu'ils soient réels, possibles ou imaginaires.
Chapitre 5
Maîtrise et Utilisation Avancée des Subordonnées
Choix du mode : indicatif ou subjonctif ?
C'est l'un des aspects les plus complexes mais aussi les plus révélateurs de la maîtrise du français.
- Règles générales :
- Indicatif : exprime la réalité, la certitude, l'objectivité.
- Subjonctif : exprime l'irréel, le doute, le souhait, l'ordre, le sentiment, la subjectivité.
- Verbes d'opinion, de volonté, de sentiment :
- Après un verbe d'opinion (penser, croire, estimer...) à la forme affirmative Indicatif.
- Exemple : Je pense qu'il est là.
- Après un verbe d'opinion à la forme négative ou interrogative Subjonctif (car le doute est introduit).
- Exemple : Je ne pense pas qu'il soit là.
- Après un verbe de volonté (vouloir, souhaiter, ordonner), de sentiment (être content, regretter, avoir peur), de doute, de nécessité (il faut que...) Subjonctif.
- Exemple : Il faut que tu viennes. ; Je suis content que tu sois là.
- Après un verbe d'opinion (penser, croire, estimer...) à la forme affirmative Indicatif.
- Conjonctions spécifiques : Certaines conjonctions imposent le subjonctif (ex : bien que, pour que, afin que, avant que, à moins que). D'autres imposent l'indicatif (ex : parce que, puisque, après que, pendant que). D'autres encore peuvent varier selon la nuance (ex : de sorte que).
- Nuances sémantiques : Le choix entre indicatif et subjonctif peut parfois dépendre de l'intention du locuteur : présenter un fait comme certain ou comme incertain/souhaité.
La ponctuation des subordonnées
Une bonne ponctuation est essentielle pour la clarté et l'interprétation.
- Virgule obligatoire ou facultative :
- Obligatoire :
- Après une subordonnée circonstancielle placée avant la principale.
- Pour encadrer une subordonnée relative explicative.
- Pour encadrer une subordonnée participiale ou infinitive si elle est insérée.
- Facultative :
- Pour une subordonnée circonstancielle courte placée après la principale.
- Pour une subordonnée complétive (rarement de virgule).
- Obligatoire :
- Impact sur la clarté : Une virgule mal placée ou manquante peut rendre la phrase ambiguë ou difficile à lire.
- Erreurs courantes : Ne jamais mettre une virgule entre le verbe et son COD, même si le COD est une subordonnée complétive.
- Faux : Je pense, que tu as raison.
- Correct : Je pense que tu as raison.
- Règles spécifiques par type : Repassez les règles vues précédemment pour chaque type de subordonnée (surtout pour les relatives déterminatives/explicatives et les circonstancielles en tête de phrase).
Reformulation et simplification de phrases complexes
La maîtrise des subordonnées ne signifie pas toujours les utiliser, mais savoir les manipuler.
- Transformer une subordonnée en groupe nominal : Pour alléger la phrase.
- Exemple : Puisqu'il était malade, il n'est pas venu. À cause de sa maladie, il n'est pas venu.
- Exemple : Le fait qu'il ait réussi est une bonne nouvelle. Sa réussite est une bonne nouvelle.
- Réduire la complexité : Éviter les phrases trop longues avec trop de subordonnées imbriquées, qui peuvent devenir lourdes et difficiles à suivre.
- Améliorer la fluidité du texte : Varier les structures de phrases, alterner entre subordonnées et groupes nominaux ou adjectivaux.
- Varier les structures : Pour un style plus dynamique et intéressant. Parfois, deux phrases simples sont plus efficaces qu'une phrase complexe.
Les subordonnées dans l'expression écrite et orale
Les subordonnées sont des outils puissants pour une communication efficace.
- Enrichir le style : Elles permettent d'ajouter des détails, des nuances, des explications, rendant le discours plus sophistiqué et précis.
- Précision de l'argumentation : Pour exprimer des causes, des conséquences, des conditions, des concessions, elles sont indispensables pour construire une argumentation logique et cohérente.
- Exemple : Bien que le problème soit complexe, nous devons trouver une solution afin que la situation ne se dégrade pas davantage.
- Cohérence textuelle : Elles créent des liens logiques entre les idées, améliorant la fluidité et la compréhension du texte.
- Éviter les lourdeurs : Savoir quand utiliser une subordonnée et quand la remplacer par une structure plus simple est une marque de style. Une surabondance de subordonnées peut alourdir le texte. L'équilibre est la clé.
Après la lecture
Passe à la pratique avec deux blocs bien visibles
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Suite naturelle
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