Éducation nationale françaiseLangue vivante 2 (LV2)Terminale générale18 min de lecture

Les subordonnées

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Chapitre 1

Introduction aux Subordonnées : Rôle et Types

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?

Une proposition subordonnée est un élément fondamental de la phrase complexe. Pour le dire simplement, c'est une partie de phrase qui ne peut pas exister seule et qui dépend d'une autre proposition, appelée proposition principale. Imaginez la proposition principale comme le chef d'orchestre et la subordonnée comme un musicien : le musicien joue un rôle essentiel, mais il ne peut pas diriger le concert tout seul.

La subordonnée complète ou précise le sens de la proposition principale. Elle est toujours "sous les ordres" de la principale.

  • Dépendance syntaxique : C'est la caractéristique principale. Une subordonnée est toujours reliée à une proposition principale par un mot de liaison (un subordonnant). Si vous supprimez la proposition principale, la subordonnée perd son sens ou sa grammaticalité.
    • Exemple : "Je pense qu'il viendra."
      • "Je pense" = proposition principale
      • "qu'il viendra" = proposition subordonnée. Elle ne peut pas être une phrase seule.
  • Distinction avec la proposition principale : La proposition principale, elle, peut généralement former une phrase complète et cohérente par elle-même. Elle contient l'idée principale de la phrase complexe.

Les différents types de subordonnées

Il existe trois grandes familles de subordonnées, chacune ayant un rôle spécifique dans la phrase :

  1. Subordonnées complétives : Elles complètent un verbe (le plus souvent) ou un nom, comme un COD (Complément d'Objet Direct) ou un COI (Complément d'Objet Indirect). Elles sont essentielles au sens de la principale.
    • Exemple : "Je souhaite que tu réussisses." (Complète le verbe "souhaite")
  2. Subordonnées relatives : Elles apportent une information supplémentaire sur un nom (appelé antécédent) de la proposition principale. Elles fonctionnent comme un adjectif.
    • Exemple : "J'ai lu le livre que tu m'as prêté." (Donne une information sur "le livre")
  3. Subordonnées circonstancielles : Elles donnent des précisions sur les circonstances de l'action principale : le temps, la cause, la conséquence, le but, la condition, l'opposition, la comparaison. Elles sont souvent déplaçables et peuvent parfois être supprimées sans que la phrase devienne incompréhensible.
    • Exemple : "Quand il pleut, je reste à la maison." (Indique le temps de l'action)

Chaque type de subordonnée est introduit par des mots de liaison spécifiques.

Identifier la subordonnée dans une phrase complexe

Pour bien comprendre et construire des phrases complexes, il est crucial de savoir repérer la subordonnée.

  1. Repérer le subordonnant : C'est la première étape clé. Le subordonnant est le mot qui introduit la subordonnée. Il peut s'agir de :
    • Conjonctions de subordination : que, quand, lorsque, comme, si, puisque, parce que, bien que, afin que, etc.
    • Pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, etc.
    • Mots interrogatifs (dans le cas des interrogatives indirectes) : si, où, quand, comment, pourquoi, etc.
  2. Délimiter la subordonnée : Une fois le subordonnant trouvé, la subordonnée commence juste après et se termine avant la fin de la phrase ou avant un autre subordonnant, ou avant un verbe de la principale. Elle contient toujours un verbe conjugué.
    • Exemple : "Il a dit qu'il viendrait dès qu'il pourrait."
      • Premier subordonnant : "que" -> "qu'il viendrait" est une subordonnée.
      • Deuxième subordonnant : "dès que" -> "dès qu'il pourrait" est une autre subordonnée.
  3. Analyser la fonction : Une fois délimitée, demandez-vous quel rôle elle joue par rapport à la proposition principale.
    • Est-ce qu'elle complète un verbe ? (Complétive)
    • Est-ce qu'elle donne une information sur un nom ? (Relative)
    • Est-ce qu'elle indique une circonstance (temps, cause, etc.) ? (Circonstancielle)

Chapitre 2

Les Subordonnées Complétives

La subordonnée complétive conjonctive

C'est la forme la plus courante de complétive.

  • Introduite par "que" : Le plus souvent, elle est introduite par la conjonction de subordination que (ou qu' devant une voyelle).
  • Fonction de COD ou COI :
    • COD (Complément d'Objet Direct) : C'est sa fonction principale. Elle répond à la question "quoi ?" ou "qui ?" après le verbe.
      • Exemple : "Je crois que tu as raison." (Je crois quoi ? -> que tu as raison)
    • COI (Complément d'Objet Indirect) : Plus rarement, après un verbe construit avec une préposition (parler de, penser à), la subordonnée peut être introduite par "de ce que" ou "à ce que".
      • Exemple : "Je suis sûr de ce qu'il a dit." (Je suis sûr de quoi ? -> de ce qu'il a dit)
  • Concordance des temps : Le temps du verbe dans la complétive dépend du temps du verbe de la proposition principale et de la relation temporelle entre les deux actions.
    • Si la principale est au présent ou au futur, la subordonnée peut être au présent, au futur ou au subjonctif.
    • Si la principale est au passé, la subordonnée sera généralement à l'imparfait, au plus-que-parfait ou au subjonctif passé/imparfait. C'est un point crucial pour la maîtrise de la langue.

La subordonnée interrogative indirecte

Elle rapporte une question sans la formuler directement.

  • Introduite par "si", "où", "quand", "comment", "pourquoi", "qui", "ce que", "ce qui", etc. : Le mot introducteur dépend du type de question posée.
    • "Si" introduit une interrogation totale (réponse par oui/non).
      • Exemple : "Je me demande s'il viendra." (Est-ce qu'il viendra ?)
    • Les autres mots introduisent une interrogation partielle.
      • Exemple : "Dis-moi où tu vas." (Où vas-tu ?)
      • Exemple : "Je ne sais pas ce qu'il veut." (Que veut-il ?)
  • Absence d'inversion sujet-verbe : Contrairement à l'interrogation directe, on ne met jamais le sujet après le verbe dans une interrogative indirecte.
    • Incorrect : "Je me demande s'il viendra-t-il."
    • Correct : "Je me demande s'il viendra."
  • Fonction de COD : Le plus souvent, l'interrogative indirecte est COD du verbe de la principale.
    • Exemple : "Elle demande comment ça va." (Elle demande quoi ? -> comment ça va)

Les verbes introducteurs courants

Certains verbes appellent naturellement une subordonnée complétive ou interrogative indirecte.

  • Verbes de déclaration/communication : dire, affirmer, déclarer, annoncer, écrire, répondre, expliquer...
    • Exemple : "Il a annoncé qu'il démissionnait."
  • Verbes d'opinion/pensée : penser, croire, estimer, supposer, douter, ignorer, savoir, se demander...
    • Exemple : "Je pense qu'il est honnête."
    • Exemple : "J'ignore où il habite."
  • Verbes de perception : voir, entendre, sentir, s'apercevoir, remarquer...
    • Exemple : "J'ai vu qu'il était parti."
  • Verbes de volonté/sentiment (qui appellent souvent le subjonctif) : vouloir, souhaiter, désirer, craindre, regretter, être content, être triste...
    • Exemple : "Je souhaite que tu viennes."

Chapitre 3

Les Subordonnées Relatives

Rôle et formation de la relative

  • Complément de l'antécédent : C'est leur rôle principal. Elles donnent une précision sur un nom ou un pronom qui les précède.
    • Exemple : "J'ai lu le livre qui est sur la table." ("qui est sur la table" complète "le livre").
  • Pronoms relatifs simples : Ce sont les plus courants et les plus importants :
    • Qui : Représente toujours un sujet (personne ou chose).
      • Exemple : "L'homme qui parle est mon père." (Qui = l'homme, sujet de "parle").
    • Que (qu') : Représente toujours un COD (personne ou chose).
      • Exemple : "Le film que j'ai vu était excellent." (Que = le film, COD de "ai vu").
    • Quoi : Utilisé après une préposition et sans antécédent explicite, ou avec un antécédent neutre (ce, rien).
      • Exemple : "Il ne savait pas à quoi penser."
    • Dont : Remplace "de qui", "de quoi", "duquel", "de laquelle", "desquels", "desquelles". Exprime la possession, l'origine, la partie, le complément d'un verbe ou d'un nom construit avec "de". C'est un pronom relatif très fréquent et souvent mal utilisé.
      • Exemple : "C'est la maison dont il rêvait." (Il rêvait de la maison).
      • Exemple : "J'ai rencontré l'auteur dont le livre est célèbre." (Le livre de l'auteur).
    • : Remplace un complément de lieu ou de temps.
      • Exemple (lieu) : "C'est la ville où je suis né."
      • Exemple (temps) : "Le jour où je l'ai rencontré."
  • Pronoms relatifs composés : lequel, laquelle, lesquels, lesquelles (et leurs formes contractées : auquel, à laquelle, auxquels, auxquelles, duquel, de laquelle, desquels, desquelles). Ils sont utilisés :
    • Après une préposition (sauf "de" et "à" pour le lieu ou le temps, où on utilise "dont" et "où").
    • Pour éviter l'ambiguïté avec "qui" ou "que" lorsque l'antécédent est éloigné ou qu'il y a plusieurs antécédents possibles.
    • Exemple : "J'ai vu la femme à laquelle il parlait."
    • Exemple : "Les problèmes auxquels nous faisons face sont nombreux."

Accords et fonctions des pronoms relatifs

  • Accord du verbe : Le verbe de la subordonnée relative s'accorde toujours avec l'antécédent du pronom relatif, car le pronom relatif reprend cet antécédent et en a la même fonction.
    • Exemple : "C'est moi qui ai fait le travail." ("qui" reprend "moi", donc le verbe "avoir" est à la 1ère personne du singulier).
    • Exemple : "Ce sont eux qui sont venus." ("qui" reprend "eux", donc le verbe "être" est à la 3ème personne du pluriel).
  • Fonction du pronom relatif dans la subordonnée : Le pronom relatif a une fonction grammaticale à l'intérieur de sa propre subordonnée.
    • Qui est toujours sujet.
    • Que est toujours COD.
    • Dont est toujours complément du nom, de l'adjectif ou du verbe introduit par "de".
    • est toujours complément de lieu ou de temps.
    • Lequel/Laquelle/etc. prennent leur fonction en fonction de la préposition qui les précède (COI, complément de nom, etc.).
      • Exemple : "La table sur laquelle j'ai posé le livre." ("sur laquelle" = complément circonstanciel de lieu).

Relative déterminative et explicative

La ponctuation est cruciale pour distinguer ces deux types de relatives, qui ont un sens différent.

  1. Relative déterminative (ou restrictive) :
    • Elle est essentielle au sens de la phrase. Elle apporte une information indispensable pour identifier l'antécédent.
    • Elle n'est PAS séparée par une virgule de son antécédent.
    • Exemple : "Les étudiants qui ont travaillé réussiront." (Seuls ceux qui ont travaillé réussiront ; l'information est restrictive).
  2. Relative explicative (ou non-restrictive) :
    • Elle apporte une information supplémentaire, une précision qui pourrait être supprimée sans changer le sens fondamental de la phrase.
    • Elle est TOUJOURS séparée de son antécédent par une virgule (ou des virgules si elle est au milieu de la phrase).
    • Exemple : "Les étudiants, qui ont tous travaillé dur, réussiront." (Tous les étudiants ont travaillé dur et tous réussiront ; l'information est une explication générale).

Chapitre 4

Les Subordonnées Circonstancielles

Subordonnées de temps

Elles indiquent le moment où se déroule l'action de la principale.

  • Introduites par : quand, lorsque, dès que, aussitôt que, pendant que, tandis que, tant que, avant que, après que, depuis que, au moment où, chaque fois que, etc.
  • Concordance des temps spécifique :
    • Avec avant que et jusqu'à ce que, on utilise le subjonctif.
      • Exemple : "Il restera ici avant que tu ne partes."
    • Avec les autres conjonctions, on utilise généralement l'indicatif.
  • Expression de l'antériorité, simultanéité, postériorité :
    • Antériorité (avant) : avant que (subjonctif)
      • Exemple : "Il est rentré avant qu'il ne fasse nuit."
    • Simultanéité (en même temps) : quand, lorsque, pendant que, tandis que, au moment où (indicatif)
      • Exemple : "Pendant qu'il lisait, elle dormait."
    • Postériorité (après) : après que, dès que, aussitôt que (indicatif)
      • Exemple : "Dès qu'il aura fini, il viendra."

Subordonnées de cause et de conséquence

Elles expliquent "pourquoi" ou "avec quel résultat" l'action principale a lieu.

  1. Cause : Elles répondent à la question "Pourquoi ?".
    • Introduites par : parce que, puisque, comme, étant donné que, sous prétexte que, du fait que, etc.
    • Nuances de sens :
      • Parce que : Cause inconnue de l'interlocuteur. Répond à une question.
        • Exemple : "Il est parti parce qu'il était fatigué."
      • Puisque : Cause connue, évidente ou déjà énoncée.
        • Exemple : "Puisque tu es là, aide-moi."
      • Comme : La cause est mise en avant, placée en début de phrase.
        • Exemple : "Comme il pleuvait, nous sommes restés à la maison."
  2. Conséquence : Elles expriment le résultat de l'action principale.
    • Introduites par : si bien que, de sorte que, de manière que, tellement que, tant... que, si... que, au point que, etc.
    • Exemple : "Il a beaucoup travaillé, si bien qu'il a réussi."
    • Exemple : "Il était tellement fatigué qu'il s'est endormi."
    • Attention à la construction avec "si/tant/tellement... que", qui met l'accent sur l'intensité.

Subordonnées de but et de concession/opposition

Ces subordonnées expriment l'intention ou une contradiction.

  1. But (finale) : Elles répondent à la question "Dans quel but ?".
    • Introduites par : pour que, afin que, de peur que, de crainte que.
    • Elles exigent TOUJOURS le SUBJONCTIF.
    • Exemple : "Je travaille pour que tu réussisses."
    • Exemple : "Il a parlé doucement de peur qu'elle ne l'entende pas."
  2. Concession/Opposition :
    • Concession : Exprime un fait qui est en opposition avec le résultat attendu. Il y a une idée de "malgré le fait que...".
      • Introduites par : bien que, quoique, même si, malgré que (familier, éviter), sans que.
      • Bien que et quoique exigent le SUBJONCTIF.
        • Exemple : "Bien qu'il soit malade, il est venu."
      • Même si est suivi de l'indicatif.
        • Exemple : "Même s'il est malade, il viendra."
    • Opposition : Exprime simplement deux faits différents ou contraires, sans idée de conséquence inattendue.
      • Introduites par : tandis que, alors que, pendant que (dans un sens d'opposition).
      • Généralement suivies de l'indicatif.
        • Exemple : "Tandis qu'il travaillait, elle regardait la télévision."

Subordonnées de condition et de comparaison

Elles expriment une hypothèse ou une similitude.

  1. Condition (hypothèse) : L'action de la principale est soumise à une condition.
    • Introduites par : si, à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, pour peu que, etc.
    • Modes verbaux associés :
      • Avec "si" :
        • Si + Présent \rightarrow Présent / Futur / Impératif
          • Exemple : "Si tu viens, je suis content." / "Si tu viens, je viendrai." / "Si tu viens, préviens-moi."
        • Si + Imparfait \rightarrow Conditionnel Présent
          • Exemple : "Si tu venais, je serais content."
        • Si + Plus-que-parfait \rightarrow Conditionnel Passé
          • Exemple : "Si tu étais venu, j'aurais été content."
      • Avec "à condition que", "pourvu que", "à moins que", "en admettant que" : SUBJONCTIF.
        • Exemple : "Je t'aiderai à condition que tu fasses des efforts."
  2. Comparaison : Elles établissent un rapport de ressemblance ou de différence.
    • Introduites par : comme, ainsi que, de même que, plus... que, moins... que, aussi... que, tel que, selon que.
    • Exemple : "Il parle comme s'il était un expert." (Attention : comme si est toujours suivi de l'imparfait ou du plus-que-parfait).
    • Exemple : "Il est plus grand que je ne le pensais." (Le "ne" explétif est parfois utilisé après plus/moins/mieux que).

Chapitre 5

Utilisation Avancée et Pièges Courants

Le choix du mode verbal (indicatif, subjonctif, conditionnel)

C'est l'une des plus grandes difficultés en français. Le mode verbal dépend de la nature de la subordonnée et du sens que l'on veut donner.

  • Règles générales :
    • Indicatif : Exprime la réalité, la certitude, l'objectivité. C'est le mode le plus courant.
      • Exemple : "Je sais qu'il vient." (C'est un fait).
    • Subjonctif : Exprime le doute, le souhait, la volonté, le sentiment, la possibilité, l'incertitude, l'ordre, la défense.
      • Exemple : "Je souhaite qu'il vienne." (C'est un souhait, une non-réalité).
    • Conditionnel : Exprime l'hypothèse, le souhait atténué, une action soumise à une condition.
      • Exemple : "Je serais heureux s'il venait."
  • Verbes et conjonctions exigeant le subjonctif :
    • Verbes de volonté/souhait : vouloir que, souhaiter que, désirer que, exiger que, ordonner que...
    • Verbes de sentiment/émotion : être content que, regretter que, craindre que, avoir peur que, être surpris que...
    • Verbes de doute/incertitude : douter que, il est douteux que... (mais "il est certain que" \rightarrow indicatif)
    • Conjonctions de but : pour que, afin que, de peur que, de crainte que.
    • Conjonctions de concession : bien que, quoique.
    • Conjonctions de condition : à condition que, pourvu que, à moins que.
    • Retenez que le subjonctif est souvent lié à l'expression de la subjectivité, de l'irréel ou du potentiel.
  • Nuances sémantiques : Le choix du mode peut changer le sens.
    • "Je pense qu'il est là." (Indicatif = je suis sûr).
    • "Je ne pense pas qu'il soit là." (Subjonctif = j'exprime un doute).

Subordonnées et ponctuation

La virgule est un outil essentiel pour la clarté, surtout avec les subordonnées.

  • Virgule obligatoire ou facultative :
    • Obligatoire :
      • Avant une subordonnée explicative.
      • Après une subordonnée circonstancielle placée en début de phrase.
        • Exemple : "Quand il est arrivé, tout le monde l'a salué."
      • Avant une subordonnée de concession (bien que, quoique).
    • Facultative :
      • Avant une subordonnée circonstancielle placée après la principale, surtout si elle est courte et bien intégrée.
        • Exemple : "Je viendrai [,] si tu veux."
      • Avant une subordonnée complétive (il est souvent préférable de ne pas en mettre).
        • Exemple : "Je crois que tu as raison." (Pas de virgule).
  • Impact sur le sens : Comme vu avec les relatives déterminatives/explicatives, la virgule peut radicalement changer le sens.
    • "Les élèves qui ont travaillé ont réussi." (Seuls ceux qui ont travaillé).
    • "Les élèves, qui ont travaillé, ont réussi." (Tous les élèves ont travaillé et ont réussi).
  • Erreurs fréquentes : Ne jamais séparer le verbe de son COD par une virgule. Donc, pas de virgule entre un verbe et sa complétive COD.

Reformulation et simplification de phrases complexes

Pour une écriture fluide et élégante en LV2, il est bon de savoir varier les structures.

  • Éviter les lourdeurs : L'accumulation de subordonnées peut rendre une phrase difficile à lire.
    • Exemple lourd : "Il a dit que l'homme qui était venu et qui avait apporté le cadeau qu'il avait acheté hier était parti parce qu'il devait prendre le train qui l'attendait."
  • Varier les structures :
    • Remplacer une subordonnée par un groupe nominal :
      • "Puisqu'il est malade, il ne viendra pas." \rightarrow "À cause de sa maladie, il ne viendra pas." (Subordonnée de cause \rightarrow groupe nominal)
    • Remplacer une subordonnée par un infinitif ou un participe :
      • "Pour que tu réussisses, tu dois travailler." \rightarrow "Pour réussir, tu dois travailler." (Subordonnée de but \rightarrow infinitif)
      • "Comme il était fatigué, il s'est endormi." \rightarrow "Fatigué, il s'est endormi." (Subordonnée de cause \rightarrow participe passé)
    • Découper une phrase complexe en plusieurs phrases simples pour plus de clarté.
  • Clarté et concision : L'objectif est toujours de transmettre l'information de la manière la plus claire et la plus directe possible.
    • N'hésitez pas à simplifier si la complexité nuit à la compréhension.

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