Éducation nationale françaiseMathématiques3ème13 min de lecture

Organisation et gestion de données, fonctions

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Lecture

5 chapitres

Un parcours éditorialisé et navigable.

Pratique

12 questions

Quiz et cartes mémoire à ouvrir après la lecture.

Objectif

3ème

Format rapide pour vérifier si le chapitre correspond.

Calcul des indicateurs statistiques

Chapitre 1

Statistiques descriptives

Vocabulaire des statistiques

Les statistiques nous aident à comprendre des ensembles de données. Pour cela, il faut connaître un vocabulaire précis :

  • Population : C'est l'ensemble de tous les individus ou objets étudiés. Par exemple, tous les élèves d'un collège.
  • Échantillon : C'est une partie de la population que l'on étudie quand la population est trop grande. Par exemple, une classe de 3ème.
  • Individu : Un élément de la population, par exemple un élève.
  • Caractère : C'est ce que l'on observe ou mesure sur chaque individu.
    • Caractère qualitatif : On ne peut pas le mesurer (ex: couleur des yeux, sport préféré).
    • Caractère quantitatif : On peut le mesurer ou le compter (ex: taille, âge, nombre de frères et sœurs).
  • Effectif : C'est le nombre d'individus qui possèdent une certaine valeur du caractère. L'effectif total est le nombre total d'individus dans l'étude.
  • Fréquence : C'est la proportion de l'effectif d'une valeur par rapport à l'effectif total.
    • Formule : Freˊquence=Effectif de la valeurEffectif total\text{Fréquence} = \frac{\text{Effectif de la valeur}}{\text{Effectif total}}
    • Elle peut s'exprimer en fraction, en nombre décimal, ou en pourcentage.
    • La somme de toutes les fréquences (ou pourcentages) doit être égale à 1 (ou 100%).

Calcul des indicateurs de position

Les indicateurs de position nous donnent une idée de la "tendance centrale" des données.

  • Moyenne arithmétique (xˉ\bar{x}) : C'est la somme de toutes les valeurs divisée par le nombre de valeurs.
    • Pour une série simple : xˉ=Somme des valeursNombre de valeurs\bar{x} = \frac{\text{Somme des valeurs}}{\text{Nombre de valeurs}}
    • Pour une série avec effectifs (moyenne pondérée) : Si les valeurs sont x1,x2,...,xpx_1, x_2, ..., x_p avec les effectifs n1,n2,...,npn_1, n_2, ..., n_p : xˉ=(x1×n1)+(x2×n2)+...+(xp×np)n1+n2+...+np\bar{x} = \frac{(x_1 \times n_1) + (x_2 \times n_2) + ... + (x_p \times n_p)}{n_1 + n_2 + ... + n_p}
  • Médiane (Me) : C'est la valeur qui partage la série en deux groupes de même effectif (50% des valeurs sont inférieures ou égales à la médiane, et 50% sont supérieures ou égales).
    • Pour la calculer, il faut d'abord ranger les valeurs par ordre croissant.
    • Si l'effectif total (NN) est impair : la médiane est la valeur de position N+12\frac{N+1}{2}.
    • Si l'effectif total (NN) est pair : la médiane est n'importe quelle valeur entre les deux valeurs centrales (celles de position N2\frac{N}{2} et N2+1\frac{N}{2}+1). Souvent, on prend la moyenne de ces deux valeurs.
  • Mode : C'est la valeur du caractère qui a le plus grand effectif. Une série statistique peut avoir un mode, plusieurs modes, ou pas de mode du tout.

Calcul des indicateurs de dispersion

Ils mesurent comment les données sont étalées.

  • Étendue : C'est la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale de la série.
    • Eˊtendue=Valeur maximaleValeur minimale\text{Étendue} = \text{Valeur maximale} - \text{Valeur minimale}
  • Quartiles (Q1, Q3) : Après avoir rangé les données par ordre croissant :
    • Premier quartile (Q1) : C'est la plus petite valeur telle qu'au moins 25% des données lui soient inférieures ou égales. On calcule sa position en faisant N4\frac{N}{4}. Si le résultat est un entier, Q1 est la valeur de cette position. Sinon, Q1 est la valeur de la position entière supérieure.
    • Troisième quartile (Q3) : C'est la plus petite valeur telle qu'au moins 75% des données lui soient inférieures ou égales. On calcule sa position en faisant 3N4\frac{3N}{4}. Si le résultat est un entier, Q3 est la valeur de cette position. Sinon, Q3 est la valeur de la position entière supérieure.
  • Intervalle interquartile : C'est l'étendue des 50% des valeurs centrales de la série.
    • Intervalle interquartile=Q3Q1\text{Intervalle interquartile} = Q3 - Q1
    • Il est moins sensible aux valeurs extrêmes que l'étendue.

Représentations graphiques

Les graphiques permettent de visualiser rapidement les données.

  • Diagramme en bâtons : Utilisé pour les caractères quantitatifs discrets (valeurs isolées). La hauteur des bâtons représente l'effectif ou la fréquence.
  • Diagramme circulaire (ou "camembert") : Utilisé pour les caractères qualitatifs. L'angle de chaque secteur est proportionnel à l'effectif ou la fréquence.
    • Angle = Freˊquence×360\text{Fréquence} \times 360^\circ
  • Histogramme : Utilisé pour les caractères quantitatifs continus regroupés en classes. L'aire de chaque rectangle est proportionnelle à l'effectif de la classe. Attention, les rectangles sont collés.
  • Nuage de points : Utilisé pour représenter la relation entre deux caractères quantitatifs. Chaque point correspond à un individu avec ses deux valeurs.

Chapitre 2

Probabilités

Vocabulaire des probabilités

Les probabilités étudient le hasard.

  • Expérience aléatoire : C'est une expérience dont le résultat dépend du hasard et ne peut pas être prédit avec certitude (ex: lancer un dé, tirer une carte).
  • Univers (Ω\Omega) : C'est l'ensemble de tous les résultats possibles d'une expérience aléatoire.
    • Ex: Pour un dé à 6 faces, Ω={1,2,3,4,5,6}\Omega = \{1, 2, 3, 4, 5, 6\}.
  • Événement : C'est un sous-ensemble de l'univers, c'est-à-dire une ou plusieurs issues possibles.
    • Événement élémentaire : Ne contient qu'une seule issue (ex: obtenir un 3 en lançant un dé).
    • Événement impossible : Ne peut jamais se produire (probabilité de 0).
    • Événement certain : Se produit toujours (probabilité de 1).
  • Événements incompatibles : Deux événements sont incompatibles s'ils ne peuvent pas se produire en même temps (leur intersection est vide).
    • Ex: Obtenir un nombre pair et obtenir un 3 avec un dé.

Calcul de probabilités

La probabilité d'un événement est un nombre entre 0 et 1.

  • Définition d'une probabilité : Pour une expérience où toutes les issues sont équiprobables (ont la même chance de se produire) :
    • P(eˊveˊnement)=Nombre d’issues favorablesNombre total d’issues possiblesP(\text{événement}) = \frac{\text{Nombre d'issues favorables}}{\text{Nombre total d'issues possibles}}
  • Probabilité d'un événement : C'est la somme des probabilités de ses événements élémentaires.
  • Probabilité de l'événement contraire (Aˉ\bar{A}) : Si A est un événement, Aˉ\bar{A} est l'événement "A ne se réalise pas".
    • P(Aˉ)=1P(A)P(\bar{A}) = 1 - P(A)
  • Probabilité d'une union d'événements (ABA \cup B) : C'est la probabilité que l'événement A ou l'événement B (ou les deux) se réalise.
    • Si AA et BB sont incompatibles : P(AB)=P(A)+P(B)P(A \cup B) = P(A) + P(B)
    • Si AA et BB ne sont pas incompatibles : P(AB)=P(A)+P(B)P(AB)P(A \cup B) = P(A) + P(B) - P(A \cap B) (où ABA \cap B est l'événement "A et B se réalisent").

Arbres de probabilités

Les arbres sont très utiles pour visualiser et calculer les probabilités d'événements successifs.

  • Construction d'un arbre :
    • Chaque branche représente une issue possible.
    • Les probabilités sont écrites sur les branches.
    • La somme des probabilités des branches partant d'un même nœud doit être 1.
  • Chemins et probabilités :
    • Un chemin représente une suite d'événements.
    • La probabilité d'un chemin est le produit des probabilités rencontrées sur ce chemin.
  • Événements successifs : Permet de modéliser des expériences en plusieurs étapes.
    • Ex: Tirer deux boules successivement d'une urne (avec ou sans remise).

Chapitre 3

Notion de fonction

Définition et vocabulaire

Une fonction est un outil mathématique qui transforme un nombre en un autre.

  • Une fonction est un processus qui, à chaque nombre d'entrée, associe un unique nombre de sortie.
  • On la note souvent f:xf(x)f: x \mapsto f(x) ou y=f(x)y = f(x).
  • Variable : Le nombre d'entrée, souvent noté xx.
  • Image : Le nombre de sortie obtenu par la fonction. On dit que f(x)f(x) est l'image de xx par la fonction ff.
  • Antécédent : Le nombre xx dont f(x)f(x) est l'image. Un nombre peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents par une fonction.

Exemple : Si f(x)=2x+1f(x) = 2x + 1

  • L'image de 3 est f(3)=2×3+1=7f(3) = 2 \times 3 + 1 = 7.
  • L'antécédent de 7 est 3.

Différentes représentations d'une fonction

Une fonction peut être représentée de plusieurs manières :

  • Formule (expression algébrique) : C'est la manière la plus courante. On écrit f(x)=...f(x) = ....
    • Ex: f(x)=x23f(x) = x^2 - 3.
  • Tableau de valeurs : Il liste des valeurs d'entrée et leurs images correspondantes.
xx-2-1012
f(x)f(x)1-2-3-21
  • Représentation graphique : Dans un repère, chaque point (x;y)(x; y) de la courbe a pour coordonnées un nombre xx et son image y=f(x)y = f(x). L'axe horizontal est l'axe des antécédents (xx), l'axe vertical est l'axe des images (yy).
  • Programme de calcul : Une suite d'instructions pour obtenir l'image à partir de l'antécédent.
    • Ex: "Choisir un nombre, le multiplier par 2, ajouter 1." Cela correspond à f(x)=2x+1f(x) = 2x + 1.

Lecture et interprétation

  • Calculer l'image d'un nombre :
    • Avec une formule : On remplace xx par la valeur donnée et on calcule.
    • Avec un tableau : On cherche la valeur dans la ligne des xx et on lit l'image correspondante dans la ligne des f(x)f(x).
    • Avec un graphique : On se place sur l'axe des xx à la valeur donnée, on monte (ou descend) jusqu'à la courbe, puis on lit la valeur sur l'axe des yy.
  • Déterminer l'antécédent d'un nombre :
    • Avec une formule : On résout l'équation f(x)=valeur donneˊef(x) = \text{valeur donnée}.
    • Avec un tableau : On cherche la valeur donnée dans la ligne des f(x)f(x) et on lit l'antécédent(s) correspondant(s) dans la ligne des xx.
    • Avec un graphique : On se place sur l'axe des yy à la valeur donnée, on se déplace horizontalement jusqu'à la courbe, puis on lit la ou les valeurs sur l'axe des xx.

Chapitre 4

Fonctions linéaires

Définition et propriétés

Une fonction linéaire est un cas particulier de fonction qui traduit une situation de proportionnalité.

  • Sa forme est toujours f(x)=axf(x) = ax, où aa est un nombre fixé (le coefficient de proportionnalité ou coefficient directeur).
  • Propriétés :
    • L'image de 0 est toujours 0 : f(0)=a×0=0f(0) = a \times 0 = 0.
    • Si on double l'antécédent, on double l'image : f(2x)=a×(2x)=2(ax)=2f(x)f(2x) = a \times (2x) = 2(ax) = 2f(x).
    • La relation y=axy = ax signifie que le rapport yx\frac{y}{x} est constant et égal à aa (pour x0x \neq 0).

Représentation graphique

La représentation graphique d'une fonction linéaire est une droite qui passe par l'origine du repère (le point (0;0)(0;0)).

  • Le coefficient aa est la pente de la droite.
    • Si a>0a > 0, la droite "monte".
    • Si a<0a < 0, la droite "descend".
    • Si a=0a = 0, la droite est horizontale (l'axe des abscisses).
  • Tracé à partir de deux points : Puisque la droite passe par l'origine (0;0)(0;0), il suffit de connaître un deuxième point pour la tracer. On peut choisir une valeur simple pour xx, par exemple x=1x=1, et calculer f(1)=af(1)=a. Le deuxième point est alors (1;a)(1;a).

Applications et problèmes

Les fonctions linéaires sont utilisées pour modéliser toutes les situations de proportionnalité :

  • Prix en fonction de la quantité.
  • Distance parcourue en fonction du temps à vitesse constante.
  • Pourcentage, échelles, etc.
  • Résolution graphique : Lire des images ou antécédents sur le graphique.
  • Résolution par le calcul : Utiliser la formule f(x)=axf(x) = ax pour trouver des valeurs.

Chapitre 5

Fonctions affines

Définition et propriétés

Une fonction affine est une fonction de la forme f(x)=ax+bf(x) = ax + b, où aa et bb sont des nombres réels fixés.

  • aa est le coefficient directeur (ou pente) de la droite.
  • bb est l'ordonnée à l'origine. C'est l'image de 0 : f(0)=a×0+b=bf(0) = a \times 0 + b = b. C'est le point où la droite coupe l'axe des ordonnées.
  • Une fonction linéaire est un cas particulier de fonction affine où b=0b=0.

Représentation graphique

La représentation graphique d'une fonction affine est une droite.

  • Elle ne passe pas forcément par l'origine (sauf si b=0b=0). Elle coupe l'axe des ordonnées au point (0;b)(0;b).
  • Tracé à partir de deux points : Pour tracer une droite, il suffit de deux points. On choisit deux valeurs de xx (par exemple x=0x=0 et x=1x=1), on calcule leurs images f(0)=bf(0)=b et f(1)=a+bf(1) = a+b, et on place les points (0;b)(0;b) et (1;a+b)(1; a+b).
  • Interprétation de aa et bb :
    • aa : La pente de la droite. Pour chaque augmentation de 1 unité sur l'axe des xx, l'image yy varie de aa unités.
    • bb : Le point où la droite traverse l'axe vertical (axe des yy).

Détermination d'une fonction affine

Comment trouver la formule f(x)=ax+bf(x) = ax + b d'une fonction affine ?

  • À partir de deux points : Si on connaît les coordonnées de deux points A(xA;yA)A(x_A; y_A) et B(xB;yB)B(x_B; y_B) appartenant à la droite :
    1. Calculer le coefficient directeur a=yByAxBxAa = \frac{y_B - y_A}{x_B - x_A}.
    2. Utiliser un des points (par exemple AA) et la valeur de aa dans l'équation yA=axA+by_A = a x_A + b pour trouver bb.
  • À partir d'un point et du coefficient directeur : Si on connaît aa et un point A(xA;yA)A(x_A; y_A) :
    1. On remplace aa, xAx_A, et yAy_A dans l'équation yA=axA+by_A = a x_A + b pour trouver bb.
  • Par lecture graphique :
    1. Lire l'ordonnée à l'origine bb (l'intersection de la droite avec l'axe des yy).
    2. Pour trouver aa, on part d'un point de la droite, on se déplace de 1 unité vers la droite, puis on monte ou descend jusqu'à retrouver la droite. Le déplacement vertical est la valeur de aa.

Applications et problèmes

Les fonctions affines sont très utilisées pour modéliser des situations où il y a un coût fixe et un coût variable, ou une valeur de départ et une évolution constante.

  • Un forfait téléphonique (coût fixe + coût par minute).
  • Le prix d'une course de taxi (prise en charge + prix par kilomètre).
  • Modélisation de situations : Transformer un problème concret en une fonction affine.
  • Comparaison de fonctions : Trouver des points d'intersection de deux droites (résoudre f(x)=g(x)f(x) = g(x)) pour comparer des offres ou des situations.
  • Résolution d'équations graphiquement : Trouver xx tel que f(x)=kf(x) = k (tracer la droite y=ky=k et trouver l'intersection).

Après la lecture

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